vendredi 10 novembre 2017

Pour ces élèves de 3ème, l'Europe et l'accueil des réfugiés, c'est oui !

Vous trouverez ci-dessous l'épreuve d'EMC (Education morale et civique) de brevet blanc (BEPC) imposée cette semaine à des élèves de 3ème d'une école privée catholique (c'est dire si les dégâts sont impressionnants en matière d'enseignement) de la région parisienne. Cette copie m'a été envoyée par le père d'une élève de la classe en question (Merci à Y.)

On ne sait ce qui est le pire: l'indigence des questions ou leur pernicieuse orientation...


Tout y est: le nomadisme, migrations pendulaires (forcément stressante pour les travailleurs, cf Wikipedia), on se demande bien en quoi les " migrations pendulaires " peuvent intéresser des élèves de 3ème,  avantage de la citoyenneté européenne, vertus intégratives d'une Europe sans frontières, ouverture éventuelle sur la question du vote des étrangers, accueil des migrants (?) devenus "réfugiés francophones" (il y aurait donc suffisamment de réfugiés francophones pour que des associations les prennent en charge...), une invitation à " Je rédige " (4 points tout de même) qui implique forcément qu'aucun aspect négatif ne puisse gêner l'accueil des réfugiés (on imagine mal un élève dire qu'il n'en veut pas de ces réfugiés et qu'il doit donc forcément les accueillir) et a fortiori leur naturalisation, etc...

En gros, et le bon élève ne pourra s'y tromper: Y a bon l'Europe, et pour lui, l'accueil, c'est oui !


NB: à la recherche d'une photo pour illustrer le billet, j'ai tapé " épreuve du BEPC " sur Gogol image, la quasi totalité des photos qui m'ont été proposées ont été prises en Afrique !! J'en pose donc une ci-dessous prise à Ouagadougou, session 2015 du BEPC local officiellement lancée par Samadou Coulibaly (ça ne s'invente pas), ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation du Burkina Fasso.


Résultat de recherche d'images pour "epreuve du BEPC"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

22 commentaires:

  1. Pour la photo du BEPC, c'est peut être par ce que nom la n'a plus cours en France depuis ... 1977 ... Tempus Fugit. ( Aujourd'hui ca s'appelle Diplôme National du Brevet )

    Pour le reste je suis affligé sur les questions de la partie 1 ou il faut juste savoir lire pour répondre au question et la partie II ou il faut
    _juste_ définir la nationalité Française ...

    --
    Pwet

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    1. Pwet: ben tiens , je ne savais même pas que cela avait changé de nom !

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  2. Lorsqu'on me demande de quelle nationalité je suis et que je réponds européenne, on me demande ensuite si je ne suis pas français... Il n'y a pas vraiment de quoi s'extasier, les citoyens européens sont libres de leur mouvement et peuvent participer dans un autre pays mais les échanges s'arrêtent là, la tendance est davantage à la revendication régionale ou nationale.

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    1. Judex la tendance... sans doute mais vu côté peuple, nos z'élites elles, et Macron en tête aujourd'hui, n'ont guère que la citoyenneté européenne et le fédéralisme en tête, suffit ppour s en convaincre d avoir écouté son dernier discours sur l'Europe

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  3. Il est bien loin le " bien mal acquis ne profite jamais", qu'enseignait Fernandel à ses petits élèves dans Topaze.
    Aujourd'hui, on leur fait ingurgiter une idéologie, tout en prétendant développer leur esprit critique. C'est pervers.
    C'est comme les journalistes officiels qui prétentent défendre la liberté d'expression parce qu'ils se mobilisent pour Charlie.
    Pathétiquement risible.

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    1. lamouette : délicatement pervers en effet. quant aux journalistes...

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  4. 1) pour la photo de classe, je veux bien croire qu'elle a été prise à Ouagagadoudou, mais rien ne le prouve de façon irréfutable: de nombreuses écoles de notre beau pays présentent le même échantillon d'élèves studieux.

    2) concernant l'exercice proposé dans un lycée privé catholique (!!!) de la région parisienne, ils ont encore du chemin à faire: En Angleterre, un prof donne ce devoir à ses élèves : "Expliquez à vos parents votre conversion à l’islam"

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    1. bedeau: 1) elle a bien été prise à Ouaga et oui je te concède volontiers que certaines classes de chez nous y ressemblent étrangement

      2) ben voyons mais guère etonnant en UK

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  5. J'aime bien : je rédige , quels documents faut-il montrer et apprendre. Simple : CAF , ANPE , Aides d'urgence , associations bisounous etc , mots interdits : TRAVAIL !

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    1. Claude Henri: lol ! ça ce sont les docs que réclameraient les gamins des cités, les chattes font pas des chiens

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  6. migration pendulaire ! je ne sais même pas ce que ça veut dire, du temps de mon vieux certif, c'était pas un mot utilisé, pourtant on avait les italiens, les polonais et les portugais, mais ils n'étaient pas pendulaires....

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    1. Boutfil: c'est le terme pédagogiste pour décrire le mouvement des banlieusards qui partent le matin au boulot a la métropole et qui font le chemin inverse le soir, le métro/boulot/dodo de notre temps

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    2. L'expression "migration pendulaire" est sans doute issue de la langue allemande :
      verbe "pendlen", substantif "das Pendeln" et "Pendler" pour nommer un banlieusard qui travaille en centre-ville.

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    3. Certains disent "navetteurs"

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  7. Bien d'accord avec toi sur l'indigence du niveau et l'orientation du sujet. En revanche, tu dégaines un peu vite sur le II : la rédaction peut être l'occasion de rappeler l'attachement à certains principes, sans faire de prosélytisme. Je sais, je rêve ^^

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    1. Al West " Mon ami, tu le dis toi même " je sais , je rêve " !

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  8. Bonjour,

    Corto, je continue de vous suivre tranquillement, j'apprécie toujours les articles que vous osez :) commettre.

    Tout ce que vous décrivez dans cet article est l'expression d'une volonté: accélérer la fin de la France et le début de la nation européenne.

    Moi, ça me donne envie de couper des têtes. Au sens propres, malheureusement ( car je n'aime pas, et je n'ai jamais aimé, et je n'aimerai jamais, la violence ), comme au sens figuré: pouvoir publiquement démonter conceptuellement ces personnes qui revendiquent encore le fait d'être français mais qui dans les faits, dans les actes, dans les réflexions, ne le sont plus et depuis longtemps.

    Bref.

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  9. Tout ceci nous ramène sans doute à ce qu'Eric Brunet appellerait une "propagande bien orchestrée par les pédagogues du ministère", mon cher Corto. Les petits malins, tout comme Brunet, sauront parfaitement manœuvrer pour réussir leur examen.
    Mais quelquefois il arrive même que le bourrage de crâne échoue, ou pire, qu'il se retourne contre ses concepteurs, au moment où on s'y attend le moins.
    L'exemple le plus frappant reste la chute du mur de Berlin, après des décennies de bourrage de crâne et de formatage d'une société qui paraissait amorphe.

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    1. marianne: et bien je souhaite que ce bourrage de crâne foire un jour mais je ne me fais guère d'illusion. Mais si il vient , il viendra des régionalismes pour le plus grand malheur de la Nation.

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    2. Bonjour,

      Marianne, je pense que tout ceci ressemble à la fin de la construction d'un mur idéologique. Ce que nous observons ce sont des individus posant la dernière pierre d'un mur, voir d'un temple qui ne dit pas son nom.

      N'observons-nous pas la fin de la construction d'une maison, d'une société qu'il nomme futur ? je ne sais pas mais j'aurai tendance à le penser.
      Si c'était le cas alors je considère que ces constructeurs, non élus, imposent un futur: ils posent la dernière pierre d'une maison qui enferme mes concitoyens dans un futur. Ils font de manière subtile dans le sens de montrer sans démontrer mais également dans le fait d'induire incidieusement le choix de tous sans clairement dire leur volonté.
      Ainsi, ceux qui oeuvrent en ce sens ont fait le choix de mentir à tous pour obtenir ce qu'ils veulent dans le futur = ils n'assument pas le risque de leur choix et le font porter, par le mensonge, sur la conscience de tous.

      Bref.

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    3. Vous êtes sûr que cet énoncé est celui d'un brevet blanc ? On pourrait penser à une épreuve d'admission à une école de journalisme, comme celle où Eric Brunet a brillé il y a quelques années !

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