lundi 25 septembre 2017

Marre des cons !

De l'ami Koltchack: 

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(Un militant CGT symbole des libertés syndicales de plus en plus bafouées./Photo Laurent Dard)

" Je dois avouer que je commence à ressentir une sorte de lassitude. Sous prétexte d'opposition à notre prince-président, je vois des tas de gens, qui pourtant se définissent comme étant de droite, défendre les guignolades syndicales actuelles, quand ces personnes n'en arrivent pas à trouver quelque excuse aux pignolades mélenchonesques.

Ainsi donc, la France serait un pays livré aux forces ultra-libérales. Quand je lis ou entends cela, j'ai à peine envie de pouffer.

Il faudra un jour que l'on finisse par m'expliquer comment on peut en arriver à une telle conclusion dans un pays où, tous prélèvements confondus, nous travaillons pour l'Etat jusqu'au 14 juillet ! Si ça ce n'est pas de l'activité fiscale confiscatoire, je me demande bien ce que c'est.

Et encore, s'il y avait une véritable efficacité des différents dispositifs dits " de solidarité ", mais même pas. À l'heure actuelle une compagnie d'assurance maladie privée, dite " au premier euro ", c'est à dire fonctionnant sur le même principe que notre sécu, permet en regard de ce que nous pique la SS de faire une économie annuelle d'au moins 1000€, tout en assurant une prise en charge à 100%, alors que celle de la SS nous oblige à cotiser à une mutuelle pour éviter de trop perdre.

La vérité, c'est que l'Etat ne sait pas faire fonctionner ces systèmes, il est incapable de s'affranchir de son lourd modèle bureaucratique soviétoïde qui avale une partie non-négligeable des sommes extorquées pour nourrir la bête. La fameuse sacro-sainte redistribution, c'est dans le meilleur des cas 50€ de restitués pour 100€ perçus. Et pour être très clair, l'usage du terme " redistribution " est une pure escroquerie intellectuelle, car pour qu'il y ait redistribution, il faudrait qu'il y ait eu au préalable une distribution. Or, l'Etat ne crée aucune richesse et ne distribue rien.

Entendons-nous bien, je ne suis en aucune manière un libéral, j'ai toujours pensé que le libéralisme, comme n'importe quel autre système de pensée politique du prisme, ne peut qu'être nocif s'il n'est pas contenu par de solides barrières. Mais pour autant, je refuse de ne pas voir les idées positives qu'il peut proposer au prétexte qu'elles seraient libérales.

Et quand je vois ces longues théories de pousse-mégots défiler derrière des bouffons comme la Méluche, ou descendre dans la rue pour défendre leur petit pré carré d'avantages acquis, alors que le pays crève de ses déficits, de sa dette, que toute réforme d'envergure a été repoussée depuis 40 ans par les gouvernements qui se sont passés et repassés les commandes du pays parce que la rue gronde, j'enrage littéralement. Ce sont mes enfants et mes petits-enfants qui vont devoir raquer l'addition laissée par ces cons.

Et encore, s'ils défendaient intelligemment leur bout de gras, mais même pas. Quand on voit les abrutis du PCF et de la CGT manifester pour les sans-papiers qui bossent au noir et leur piquent le boulot, comment ne pas désespérer de l'intelligence humaine. Et ce sont ces mêmes cons qui vont hurler contre le patronat qui emploie les clandestins qu'eux-mêmes contribuent à maintenir sur notre sol.

C'est ça la rue ? Et bien gardez-la, je n'en suis pas et n'en serais jamais.

L'ennemi de mon ennemi n'est pas nécessairement mon ami. Et s'agissant de la racaille bolcho-syndicale, je ne me compromettrais jamais avec ça. Ils sont la négation de tous les principes et vertus auxquels je crois, ils sont ennemis de tout ce qui est bel et beau, de tout ce qui fait qu'une société est saine, viable et vivable."

P. Koltchack

On ne peut que plussoyer, n'est-il pas ?

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samedi 23 septembre 2017

Le compte Off-Shore de Bariza Khiari que personne ne veut voir...

Imaginez un instant que l'on découvre que, par exemple, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen ou bien encore Nicolas Sarkozy possèdent un compte planqué, un compte off-shore au Panama. Hein, imaginez le scandale que ce serait ! A côté de cela, les cyclones, la guerre nucléaire américano-coréenne ou bien encore la petite sauterie de Mélenchon à Paris cet après-midi, oui, tout cela passerait à la trappe. BFM, CNews, Libé, Le Monde en feraient leurs gros titre. N'est-il pas ?

Bien, maintenant, imaginez que l'on découvre qu'une ancienne vice-présidente (PS) du Sénat devenue depuis, par la volonté de Jupiter, co-directrice du mouvement En Marche possède réellement un compte planqué au Panama, pis encore que celui-ci n'apparaît pas sur sa déclaration de patrimoine déposée à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique, hein, imaginez, on s'attendrait à ce que cela secoue le landernau, que le parquet financier se saisisse de l'affaire, que les médias passent le truc en boucle et que Bariza Khiari - puisqu'il s'agit d'elle - soit convoquée séance tenante devant les instances du parti ! 


Et bien non ! Queue-de-chie balai de crin, rien, nada, nibe. Le compte off-shore de cette dame n’intéresse personne. Même pas Merdapart. Etonnant, non ? Tout le monde se fout que Bariza Khiari soit " director " de la Bako Queen Investmet Inc.. Tout le monde se fout que la quasi totalité des membres dirigeants de cet entreprise panaméenne soit, comme par hasard (voir mon précédent billet sur B. Khiari, ICI), des musulmans. Tout le monde se fout que cette société regroupant pas moins de 9 dirigeants ou membres n'ait en tout et pour tout comme capital que 10 000 dollars américains. C'est-y pas formidable ?

Il paraît que la répression d'une déclaration mensongère à la HATVP ( art. LO 135-1du code électoral) ainsi que la dissimulation d'actifs sont constitutifs d'infractions à la loi pénale et fiscale. Sauf pour Bariza Khiari ?

( Merci à J. A. qui a, avec courage, levé le lièvre...)

Ci-dessous, Bariza Khiari entourée, entre autres, de Richard Ferrand (visé par la justice pour sa gestion des Mutuelles de Bretagne), de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et de Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.

Folie passagère 3437
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vendredi 22 septembre 2017

L'hommage au Para.

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Avant hier, j'ai emmené l'Ancien à l'enterrement d'un gars que je ne connaissais pas. L'Ancien, non plus, ne le connaissait pas mais on lui avait demandé d'aller dire quelques mots sur le défunt. Arrivés à l'église, je remarque une bonne vingtaine d'anciens combattants, à la louche entre 50 et 75 ans, en uniforme et arborant leurs placards de médailles, le béret rouge sur le crâne. Il y avait aussi quelques porte-drapeaux. Aucun d'entre eux ne connaissait l'homme qu'ils venaient honorer. Ils venaient, par leur présence, rendre hommage au soldat de 1ère classe T., chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre avec palme, rendre hommage à l'un des leurs: un ancien militaire, un para, un combattant.

Le gars en question, 84 ans, était un ancien parachutiste de l'ex Bataillon des Parachutistes Coloniaux. Il s'était engagé à l'âge de 18 ans pour servir la France et, de fait, aller se battre en Indochine. Quelques jours avant la chute de Dien Bien Phu et alors que tout le monde savait que la fin était aussi inéluctable que proche, les généraux français continuaient d'ordonner des parachutages d'hommes et de matériels sur la cuvette. Les hommes qui sautèrent, tous volontaires et pour la plupart n'ayant jamais sauté plus d'une fois, savaient pertinemment qu'une fois à terre il n'y aurait qu'une alternative: la mort au combat ou être fait prisonnier par le Viet Minh. Des héros et le meilleur exemple de ce que pouvait être la bravoure militaire ainsi que l'engagement.

C'est bien évidemment ce qui arriva au 1ère classe T., 19 ans le jours du saut. Après avoir sauté de nuit et s'être battu au corps à corps, il fut fait prisonnier et comme des milliers de camarades eut à marcher des dizaines voire des centaines de kilomètres pour rejoindre les camps. Il resta prisonnier près d'une année avant d'être enfin libéré. Environ 11 000 hommes furent faits prisonniers lors de la chute de DBP, seuls 3 300 furent restitués par le Viet Minh, les 7 700 autres moururent dans des conditions souvent épouvantables: marches interminables, travaux forcés, sous-alimentation, mauvais traitements, conditions climatiques...

Cet épisode, ces largages inutiles, comme tant d'autres de cette période, ont quasiment disparu des livres d'Histoire; même l'armée d'aujourd'hui et ses plus hauts responsables ont du mal à se souvenir et font bien peu d'effort pour entretenir le devoir de mémoire. Heureusement, il y a encore des anciens combattants, des jeunes et des moins jeunes, qui sans forcément connaître personnellement ceux qui partent, pallient cette indifférence et cette absence de reconnaissance officielle en allant rendre hommage à ces frères d'armes.

Au milieu de la cérémonie fut lue la prière des paras, tous les anciens combattants se levèrent, et eux seulement, mirent leur bérets, se mirent au garde à vous et tous la récitèrent d'une seule voix. Je fus surpris de constater que l'Ancien aussi la connaissait... Je vous garantis que dans l'église, pleine à craquer, ça frissonna grave.


Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi


A la sortie, je ne pus m'empêcher de penser ainsi: aurais-je été capable de m'engager, de sauter en sachant pertinemment que... Et les jeunes d'aujourdhui, seraient-ils capables d'un tel sacrifice ? ...

Folie passagère 3436
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jeudi 21 septembre 2017

Lettre à Liliane Bettencourt


Il y a plus de six ans, au plus fort de l'affaire dite " Affaire Bettencourt ", une occasion comme une autre de mettre plus bas que terre, et pour rien, Nicolas Sarkozy, j'écrivais sur ce blog une lettre à Liliane ? C'est peut-être bien, ce soir, l'occasion de la ressortir:

" Liliane, Liliane, cela faisait longtemps que je voulais t'écrire, très longtemps crois-moi. Jamais je n'ai osé, ce sera aujourd'hui chose faite.

Dans un premier temps, Liliane, permets moi de tutoyer mais depuis que l'on te voit aux infos, pour un oui ou pour un non, j'ai l'impression de te connaître, tu fais partie de la famille du PAF.

Crois-tu qu'un jour, ils te foutront la paix, les cons ? J'ai cru un instant qu'ils s'étaient enfin décidés à te lâcher la jupe, penses-tu, quelques semaines seulement, le délai nécessaire pour recharger les stylos de leur venin habituel: gnan-gnan, la vieille n'a plus toute sa tête et blablabla... Je t'ai écouté à la radio, tu semblais bien avoir toute ta tête. Ta fille te fait braire, envoie la chier, tu as raison. Il est venu le temps pour toi de faire et de dire ce que tu veux. Tu le peux, question d'équilibre et de justice. Toute ta vie, tu es restée à ta place, jamais un mot plus haut que l'autre. D'ailleurs malgré ton pognon et ton entregent, qui te connaissait avant ? Avant l'affaire... Certainement pas le grand public à qui l'on t'a jeté en pâture. A ce même public, il ne faut pas en vouloir, il est un peu couillon, il prend pour argent comptant tout ce que les médias lui donnent à bouffer. Alors imagine, une dame âgée gorgée d'oseille, tu es une cible facile, et il a faim.

Ce n'est pas de bol tout de même, tu as tout pour jouir d' une fin de vie tranquille mais ton magot fait des envieux, Liliane, beaucoup d'envieux: les journaleux, les merdapart, les paparazzi, les partis et les micro-partis, les gigolos, l’État et la Culture, les avocats, même Nescafé tourne au dessus de ta tête comme un vautour, prêt à te dépecer. Avec ton nom et ton pognon, Liliane, on peut en faire des choses: bâtir des retraites dorées pour photographe raté, créer des empires, stimuler l'imaginaire et les fantasmes, faire de l'audience et défoncer l'audimat. Sur ton dos, Liliane, ils bouffent la laine et l’alpaga. Envoie les paître ailleurs !

N'écoutant que ta passion des arts et de la culture, tu as distribué beaucoup, beaucoup d'argent et à trop de monde. Crois-tu qu'aujourd'hui, ils te sont reconnaissants ? Reconnaissance du ventre et du portefeuille, rien de plus. En as-tu vu venir un publiquement à ton secours pour qu'enfin cessent les charges incessantes contre toi ? Ces saillies que seuls les grands envieux et les jaloux savent si bien orchestrer. Moi pas.

Liliane, soyons réalistes, il ne te reste qu'une paire d'années à tirer. Parmi tous ces requins ou bien au paradis sur terre? En voila un choix facile à faire, tu as passé l'âge d'être emmerdée par les cons. Moi, à ta place...

Alors, Liliane, qu'attends-tu pour te barrer sur ton île, elle a l'air si belle, si tranquille et... si loin de tout cela. Laisse tout en plan, file tout ce dont tu n'as pas besoin à quelques bonnes œuvres, au Pape, à Bill ou pourquoi pas à l'Armée du Salut et file à l'anglaise.

Arros t'attend.

Permets moi de te souhaiter bon vent, Liliane. "

Aujourd'hui, Liliane est partie pour de bon. Une nouvelle fois: Bon vent Lilliane !

Folie passagère 3435
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Consternation

Je suis consterné par la vacuité de l'actualité politique. Je suis consterné par l'actualité française. Et je ne vous parle même pas de l'internationale. Je préfère donc tirer le rideau pour aujourd'hui, ça m'évitera d'être grossier.

Folie passagère 3434
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mercredi 20 septembre 2017

A propos des Rohingyas: Idéologies et approche victimaire...

On nous dit, à grands renforts d'images terribles, que les Rohingyas se font massacrer et fuient la Birmanie par centaines de milliers. C'est vrai mais ce n'est pas aussi simple qu'on voudrait nous le faire croire. Voyez-vous, moi, les conflits qui médiatiquement sortent comme cela du jour au lendemain, ça me travaille, je me dis qu'il y a un loup même si pour une fois rien ne semble flou. Alors, j'ai lu plein de trucs sur ce conflit jusqu'à tomber sur l'article qui suit et qui me semble être la meilleure explication sur ce qui se passe là-bas, vision qui bien évidemment n'est pas celle de nos médias et encore moins celle de notre Président jupitérien (cf. son discours à l'ONU). Prenez le temps de le lire, vous aurez un autre regard sur les Rohingyas, ce conflit et la manière dont il est traité par les médias et certains...

(Manifestation pro-Rohingyas à Dacca (Bengladesh),
par les partisans du mouvement islamiste Hefazat-e-Islam)
" Rohingyas : idéologies et approche victimaire

L’ennui avec une idéologie, quelle qu’elle soit, c’est que son approche de la réalité est rarement conforme avec les faits. Lénine disait qu’il n’y avait que deux idéologies, l’idéologie bourgeoise ou l’idéologie socialiste (1). En cela, comme sur d’autres points d’ailleurs, il avait tort. Il y en a une troisième : l’idéologie de l’Islam militant ou islamisme. Ainsi Jules Monnerot avait-il bien raison de dire que l’Islam serait le communisme du XXème siècle (2). Cette affirmation se révèle et se constate tous les jours. L’actualité nous en donnant des éléments à flot constant. Pour l’illustrer, nous nous pencherons sur ce qu’il se passe en Asie du Sud-Est, précisément au Myanmar, l’ancienne Birmanie. 

Le grand public a découvert ces dernières années et plus encore ces derniers mois, une minorité dont elle ignorait jusqu’à lors l’existence : les Rohingyas. Minorité ethnique et religieuse, elle est une de celles qui composent l’ensemble des habitants du Myanmar, avec la majorité Birmane bouddhiste. Malheureusement, ce public approche le conflit en question, par les informations qui lui sont données, de façon tronquée ; l’explication qui lui est donnée est monocausale. Rien n’est plus faux, surtout en matière géopolitique.

Un tiers exclu

Les Rohingyas sont un sous-groupe du peuple bengalais situé sur le territoire de l’actuel Myanmar suite aux affres de la colonisation britannique. Les Britanniques ayant utilisé les Rohingyas dans la répression contre les Birmans, que ce soit lors de la conquête de ce qui allait devenir le Raj britannique ou au moment de l’indépendance birmane, cette minorité n’a jamais été considérée par la quasi totalité des habitants de la Birmanie (puis du Myanmar) comme faisant légitimement partie des peuples constituant la « nation birmane ». Des groupes ethniques, le Myanmar en compte de nombreux - pas loin de 130 (3) - et pas toujours en sympathie avec le pouvoir de la capitale actuelle, Naypyidaw (4). En effet, que ce soit avec les Chans, les Chins, les Karens bien sûr, de nombreux conflits ont émaillé les rapports avec le pouvoir en place depuis l’indépendance en janvier 1948, notamment sous la junte militaire entre 1962 et 2011 et ce jusqu’à aujourd’hui. 

Les Rohingyas ne parlent quasi exclusivement que le Bengali, et ne sont ni intégrés et encore moins assimilés à leurs compatriotes bouddhistes. Depuis longtemps discriminés et persécutés dans le pays (ils n’ont pas le droit de sortir du Rakhine, n’ont pas de papiers d’identité), ils ne sont pas véritablement des citoyens mais ont le statut d’« associés » à la Birmanie ; bref, ils sont dans une situation bien plus difficile comparativement aux autres minorités ethniques ou religieuses, elles mêmes souvent persécutées. 

Géographiquement, les Rohingyas se regroupent à l’Ouest du Myanmar, près de la frontière avec le Bangladesh, dans le Nord de la province de l’Arakan (Etat de Rakhine), en un territoire ouvert sur le Golfe du Bengale. Ils constituent une des minorités dans la dite province, face aux Arakanais (bouddhistes) majoritaires. 

Minorité ethnique, les Rohingyas sont aussi une minorité religieuse en ceci qu’ils sont musulmans. C’est là qu’intervient l’approche idéologique du conflit (dont nous parlions au préambule), c’est là que les faits sont travestis, que s’ouvre le Story telling. Alors que l’on nous présente le conflit sous un angle exclusivement religieux (gentils musulmans contre méchants bouddhistes), nous pourrions dire en utilisant un terme de juriste, que l’Islam n’est en définitive pas le « fait générateur » du conflit. En effet, il y a d’autres fortes minorités musulmanes au Myanmar : il y a ceux d’origine indienne et ceux d’origine chinoise (Panthays). Or, que constate-t-on ? Que ces deux autres minorités musulmanes du Myanmar n’ont aucun souci d’intégration et qu’elles ne font pas l’objet de discrimination et de mépris de la part du pouvoir et/ou de la population du Myanmar, qu’il n’y a pas de conflit de la nature dont sont partie prenante les Rohingyas. Ainsi, présenter ce qui s’y passe sous l’angle d’une minorité musulmane opprimée du fait seul qu’elle professe l’Islam ne tient pas la route. Par contre, ceux qui ont un intérêt particulier à ce que le conflit soit perçu de la sorte sont les idéologues : les islamistes et les mondialistes. 

Les islamistes 

Les premiers idéologues sont les islamistes, qu’ils soient locaux (Rohingyas, Bangalais), régionaux (du Sud de la Thaïlande, de Malaisie, des Philippines et d’Indonésie) et aussi bien sûr, ceux de la mouvance islamique pro-califat (Al-Qaida, Etat Islamique, Hizb-ut-Tahrir, etc.). Par la mise en avant de cette posture victimaire, « les » musulmans n’apparaissant plus médiatiquement avec le label « barbares terroristes », « oppresseurs » et « sanguinaires » mais comme des opprimés, un statut privilégié qui apitoie l’opinion et exonère de toute analyse (5), tant l’émotion tue la raison. De plus, en appeler à l’action des musulmans du monde contre les responsables au pouvoir à Naypyidaw, permet à ces idéologues non seulement de permettre l’ouverture d’un nouveau foyer-creuset pour combattants djihadistes, mais encore de mobiliser les musulmans du monde (la Oumma) face à l’ennemi impie en une cause transnationale, globale.

Soulignons que dans ce conflit, les armes ne sont pas que d’un seul côté. Les Rohingyas ne sont pas que des victimes, tuant et détruisant eux aussi ; et ce, avec autant de sauvagerie et de haine que les extrémistes birmans bouddhistes, civils ou militaires. Les Rohingyas ne sont pas épars et sans structures combattantes. Ils ont des groupes armés, mobiles et entraînés, dont le Harakah al-Yaqin qui se fait appeler Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) lorsqu'il communique avec des journalistes occidentaux. Enfin, ce conflit n’est pas circonscrit aux seules limites du territoire birman de l’Arakan. Un certain nombre de combattants Rohingyas sont des djihadistes militants, en liaison étroite avec le Harakat al Jihad al Islami du Bengladesh voisin, ayant été entraînés par l’ISI (les Services pakistanais), souvent passés par les madrassas pakistanaises et ayant connu le théâtre afghan. Des liens ont été observés, par ailleurs, notamment entre les insurgés des trois provinces du Sud thaïlandais et les musulmans birmans des organisations Rohingya Solidarity Organization (RSO), Arakan Rohingya Islamic Front (ARIF) et de l’Arakan Rohingya National Organization (ARNO). Il est à noter, au passage, que la plupart de ces groupes islamistes armés ont leur siège au Bengladesh et qu’ils bénéficient de la bienveillance des Etats-Unis et de la Grande Bretagne. 

Les mondialistes 

Les autres idéologues sont les mondialistes. Ces derniers utilisent, eux, un autre ressort idéologique : les « droits de l’Homme », ceci pour de simples mais colossaux intérêts financiers. Ces mondialistes appartiennent à deux groupes qui ne sont pas sans liens : des intérêts privés et des intérêts étatiques. Les premiers étant de grands groupes pétroliers (notamment britanniques et américains, tels Exxon, British Petroleum, mais aussi Shell, etc.). En effet, on constate que le groupe Total présent au Myanmar depuis 1992, subit depuis deux décennies des attaques incessantes via des ONG anglo-saxonnes, des organisations « humanitaires » poussées et financées par les groupes pétroliers ; le but de ces actions aux paravents « droits de l’hommistes » étant d'accuser le groupe français de "collusion avec le régime birman sanguinaire" et ainsi d’évincer au final Total de sa licence d’exploitation des ressources en hydrocarbure (gaz et pétrole) au Myanmar et en particulier du champ gazier off shore de Yadana (dont Total est opérateur à hauteur de 31,2 %)(6), une éviction qui se ferait au profit de ses concurrents (7). 

Les autres mondialistes étant les Etats-Unis dans une action visant non pas Naypyidaw directement en tant que tel, mais bien plutôt la Chine, pilier du régime birman, en un jeu de billard à plusieurs bandes. Rappelons qu’un pipe-line a été construit, reliant le Yunan (Kunming) aux rives du Golfe du Bengale (port de Kyaukphyu, dans la province de l’Arakan) ; un pipeline financé par les Chinois et qui compte beaucoup en tant que voie d’acheminement énergétique pour Pékin. Il est aisé de comprendre que des troubles dans la région, un conflit armé et un pipeline endommagé et/ou rendu inopérant, un pays (le Myanmar) mis au ban des nations pour ses exactions directes ou indirectes sur une partie de sa population, gênerait la République Populaire de Chine (8). 

Ces deux types d’idéologues, par delà leurs motivations respectives, ne peuvent donc qu’applaudir si ce n’est pousser à la mise en avant de ce conflit (au détriment d’autres sur la planète), car pour l’un, il mobilise au niveau mondial non seulement la Oumma, mais la tendance islamiste radicale et djihadiste en un nouvel abcès de fixation et de trouble régional ; et pour l’autre, il permet d’avancer des intérêts économiques et de déstabiliser un rival de poids, ceci par le biais d’organisations relais aux intentions « humanistes » qu’ils financent et qu’ils manipulent (9). 

Jusqu’à lors louée par les capitales occidentales, Aung San Suu Kyi se voit reprocher aujourd’hui de ne rien dire sur ce conflit. Il faut dire que l’ancienne égérie des mondialistes - coqueluche des droits de l’hommistes, enfant chérie de l'hyper-classe et lauréate du Prix Nobel de la Paix - qui avait été utilisée pour diminuer le pouvoir de la junte dans les années 1990-2010, étant Birmane et bouddhiste ne peut se désolidariser de la majorité de son peuple composé à 88 % de bouddhistes. Par ailleurs, elle sait l’importance de Pékin et de l’aspect vital du pipeline chinois. Elle mesure également l’influence au sein de la population des bouddhistes nationalistes, qu’ils soient du Mouvement 969 du moine Ashin Wirathu ou de la Fondation Philanthropique Buddha Dhamma dirigée par le moine Tilawka Biwuntha. Ainsi, Aung San ne défendra-t-elle jamais la cause des Rohingyas et son éclat d’icône de la démocratie bâtie dans les années 90 sera vraisemblablement de plus en plus terni dans les médias mainstream. Il est donc fort à craindre que ces affrontements ne cessent, compte-tenu du fait qu’ils sont nourris et souhaités tant en interne, par des extrémistes bouddhistes et militaires ainsi que des Rohingyas, qu’à l’extérieur du pays par des idéologues islamistes et mondialistes. "

Philippe RaggiChercheur en géopolitique, spécialisé sur l’Asie du Sud-Est. Chef du département Asie du Sud-Est, à l’Académie Internationale de Géopolitique. Chargé de recherche au Centre Français de Recherches sur le Renseignement

(NB: Notes, sources et références sur le billet original: ICI)



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mardi 19 septembre 2017

Ainsi va la vie en Macronie (9)...


- La Guadeloupe est-elle assez détruite pour que Macron y aille faire un tour et mette en place le deuxième plus grand pont aérien depuis la fin de la seconde guerre mondiale ?

- Que ce soit en Guadeloupe ou en Martinique, les indépendantistes sont ultras présents. Ils sont parmi les premiers à demander l'aide de l'Etat français. Comme d'habitude quand ça va mal. 

- Macron va parler à la tribune de l'ONU... Ça craint ! Qu'est ce que je disais: " Les réfugiés sont le symbole de notre époque (...)" puis plus tard " nous devons réagir face au massacre des Rohingyas " puis " la protection des réfugiés est une priorité " puis, " je pense à Jules qui a tout perdu à Saint Martin (...), la nature ne négociera pas "... puis, " je veux porter la voix des oubliés "... laquelle ? Celle des fainéants, des sans rien, des illettrés, des chômeurs ?

- " 56% des Français estiment que Macron est un "mauvais" président.Ce sondage signe la fin du rêve En Marche et 5 ans de galère pour la France "; 56%, c'est tout ?

- Au mois d’août, Macron avait porté plainte contre un paparazzi qui se serait infiltré dans la somptueuse villa où il séjournait (lui a le droit de séjourner dans des endroits luxueux, pas Sarkozy). La justice a rendu son verdict: la plainte est sans fondement et donc l'affaire classée. Marrant l'Elysée avait annoncé que Macron avait retiré de lui-même sa plainte...

- Bruno Le Maire, traître à son camp s'il en est, ex-directeur de cabinet de Villepin, secrétaire d'Etat puis ministre de Sarkozy, député depuis 2007 a validé tous les budgets de la Nation depuis son entrée en politique; il ose déclarer au Monde à propos du budget 2018: " Ce budget rompt avec tous ce qui a été fait depuis trente ans où l'on distribuait l’argent sans créer de richesses ".

- Une émission de M6 nous montre des enfants qui vont visiter un site de la première guerre mondiale avec des tranchées et... une grande croix. L'un des enfants, Youssef, 10 ans à tout casser, ne veut pas aller jusqu'à cette grande croix: " La croix me fait peur " dit-il. Et son professeur-instit-accompagnateur de lui répondre: " C'est juste un bout de bois qui n'a rien contre vous, vous pouvez rester un bon musulman et vous approcher de la croix ". Tout émerveillé, l'instit déclare aux journalistes: " Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu'il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité " . Sur le site internet de l'école, on peut lire: " le but de l’école est de favoriser l’intégration culturelle des enfants du quartier, de développer chez eux confiance et talents, pour faciliter ainsi leur insertion sociale et professionnelle à venir ".

- Ce matin sur France Inter, radio d'Etat-avec-vos-sous, Renaud Larue était interviewé et essayait de répondre à cette question fondamentale: " Boire du lait nuit-il au bien-être animal ? ". Renaud Larue est fonctionnaire de l'éducation nationale, professeur de littérature française et de Vegan Studies !

- Je suis certain que les Chrétiens d'Orient doivent être jaloux du traitement et du soutien médiatiques dont bénéficient les Rohingyas, ethnie musulmane qui n'a strictement rien à se reprocher, n'est-ce pas, et qui est persécutée par les autorités birmanes. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix 1991 et assumant actuellement le poste de chef de gouvernement n'a toujours rien vu, ni entendu des massacres.

- Le parti socialiste a annoncé vouloir vendre son siège de le rue de Solférino, du coup, les médias annoncent que Les Républicains vont vendre le leur.

- Je sais que saluer la mort d'un homme avec des Youpi ! ne se fait pas, mais, et je n'ai pas eu l'occasion de vous le dire puisque j'étais en vacances, lorsque nous avons appris la mort de Pierre Bergé, nous étions 4 dans la voiture à crier " Yes ! Yes ! Youpi ! "

- Voiture de police brûlée en plein Paris, deux policiers ont failli y perdre la vie. Le procès de huit antifas a débuté aujourd'hui. Pour les avocats de la Défense, il s'agit d'une affaire politique. Ben voyons !  Quant aux Indigènes de la République et le Collectif Libérons-les !, ils manifestaient devant le tribunal cet après-midi. La député Bonobo, Olivier Besancenot, Fréderic Lordon (Nuit Debout), le NPA, Alternative Solidaire ainsi que les maoïstes de l'OCML-VP, relayés par le journal Le Monde, appelle à manifester tous les après-midi devant le tribunal tant que le procès durera.

- Le Cran, Collectif Représentatif des Associations Noires, réclame le déboulonnage de toutes les statues de Colbert et que soient débaptisés les collèges et lycées portant le nom de l'illustre personnage. Une manière comme une autre pour le Cran d'exister. Vous imaginez un truc qui s'appellerait le Collectif Représentatif des Associations Blanches etqui demanderait que soit rayé de nos livres d'Histoire Toussaint Louverture, grand massacreur de blancs s'il en est...

- A la fête de l'Huma, en toute décontraction, antisionisme décomplexé et illégalité, il y avait un stand qui prônait le Boycott d'Israël. Aucun stand n'appelait à soutenir la population vénézuélienne.

- Tranquilou et en toute impunité, un représentant du peuple Français, un député de la République, François Ruffin de la France Insoumise appelle à brûler la maison d'un patron qui ne lui plaît pas.

- Métro de Toulouse, mardi, un demandeur d'asile - traduire, un migrant - agresse sexuellement une jeune fille de 15 ans. Chalons sur Saône, le 15 septembre, deux femmes sont frappées par un marteau fou qui criait Allah Akbar. Paris, station Chatelet, un militaire " Sentinelle " a été agressé, le suspect, arrêté, avait été naturalisé Français au mois d'avril dernier. Vous pouvez poursuivre la liste en commentaire...

- La socialiste mairesse de Paris a décidé de privatiser le stationnement. Le boulot est confié à la société Indigo. Aucun appel d'offre n'aurait été ouvert.

- Selon le Parisien, le gouvernement prévoirait la suppression de plusieurs milliers d'emplois chez Pôle Emploi. La Ministre du Travail a déclaré que c'était logique puisque le chômage baissait (sic). Le meilleur moyen pour ces futurs licenciés de retrouver du travail sera donc d'aller le plus vite possible s'inscrire à ... Pôle Emploi.

Voilà, c'est tout pour ce soir, bonne soirée, même en Macronie ! je vous laisse avec ci-dessous un spécimen caractéristique de notre merveilleuse époque...

Folie passagère 3433

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 18 septembre 2017

Fermeture de l'université de Reims: Omerta médiatique !

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Hier soir, sur twitter, je vois passer le message ci-dessus; assez surprenant. Il émane du président de la fac de Reims. Guillaume Gellé, es qualité, a décrété la fermeture jusqu'à nouvel ordre de l'université de Reims pour des raisons de sécurité. Les raisons invoquées: état d'urgence, occupation irrégulière du domaine public, présence de véhicules non autorisés, présence de familles dont des mineurs, risques immédiats pour la sécurité des biens et des personnes.

Traduction: Quelques dizaines de migrants aidés par des associations " humanitaires " ainsi que par le syndicat étudiant de gauche, l'Unef, se sont installés illégalement sur le campus. On comprend mieux la réaction de Guillaume Gellé ! Réaction qui, néanmoins, interdit  de cours jusqu'à rétablissement des conditions de sécurité 8 000 étudiants ! Une paille et une première en France !

Je me disais tout de même que l'info serait reprise par nos différents médias. 8 000 étudiants privés de cours sans que cela ne soit du à un quelconque mouvement de grève, c'est tout de même pas courant. Alors, j'ai regardé les infos ce matin, le JT de France 2 à midi, le JT de 20h00 sur TF, j'ai écouté BFM et CNews quasi toute la journée (je sais, c'est pas raisonnable mais tant pis) et bien vous le croirez ou pas: Rien, nada, queue-de-chie, nibe, rien de rien !

A la place, on a eu droit à Macron aux USA, aux séminaires de rentrée des députés marcheurs et de ceux de la Nouvelle Gauche, à Maria et à... une histoire de couscous-choucroute au FN (20 minutes ce soir sur BFM) !

C'est-y pas beau, ça ?

Dormez tranquille, tout va bien !

NB: à noter que malgré ces problèmes de " conditions de sécurité " et cette " occupation irrégulière ", le président de l'université se refuse à porter plainte...

Folie passagère 3432
Photo published for Reims : 8.000 étudiants privés de cours après l'installation de migrants sur le campus Croix Rouge
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dimanche 17 septembre 2017

Journées du Patrimoine... (mosquées, demandez le programme !)

Et oui, ce week-end, ce sont les journées du Patrimoine...

Patrimoine, définition ( Petit Larousse):

- Bien qu'on tient par héritage de ses ascendants.

- Ce qui est considéré comme un bien propre, une richesse : Son patrimoine, c'est son intelligence.

- Ce qui est considéré comme l'héritage commun d'un groupe : Le patrimoine culturel d'un pays.
- Ensemble des biens, droits et obligations ayant une valeur économique dont une personne peut être titulaire ou tenue.
- Ensemble des éléments aliénables et transmissibles qui sont la propriété, à un moment donné, d'une personne, d'une famille, d'une entreprise ou d'une collectivité publique.

Ainsi donc: 

Journées Européennes du Patrimoine 2017 : La liste non exhaustive des mosquées ouvertes au public les 16 et 17 septembre:





– Mosquée de Bussy-Saint-Georges (11, Allée Madame de Montespan) : samedi et dimanche de 14h à 18h
– Mosquée de Cergy (26, avenue du Hazay), inaugurée en 2012 : samedi et dimanche de 10h à 18h
– Grande Mosquée de Reims (7, chaussée Saint-Martin) : samedi et dimanche de 10h à 17h30
– Grande Mosquée de Saint-Étienne (64, rue Dr Henri et Bernard Muller) : samedi et dimanche de 9h30 à 19h30
– Mosquée Assalam de Nantes (136, boulevard Seattle) : samedi et dimanche de 10h à 19h
– Grande Mosquée de Limoges (49, rue Émile Zola) : samedi de 10h à 18h
– Mosquée d’Argentan (22 bis, rue de la Poterie) : samedi et dimanche de 10h à 18h
– Grande Mosquée de Paris : samedi et dimanche de 9h à 19h
– Mosquée de Créteil (4, rue Jean-Gabin), inaugurée en 2008 : samedi et dimanche de 9h30 à 12h30
– Mosquée Al Mohssinine (rue Ile-de-France, 80000 Amiens) : Samedi et dimanche de 14h à 18h
– Mosquée El Feth (375, Boulevard Beauvillé, 80000 Amiens) : Samedi et dimanche de 14h à 18h
– Mosquée Sounnah (39, rue Victorine Autier, 80000 Amiens) : Samedi et dimanche de 14h à 18h
– Mosquée Badr (38, rue Winston Churchill, 80000 Amiens) : samedi et dimanche de 14h à 18h
– Grande Mosquée d’Épinal (Impasse Terres Saint-Jean)
– Mosquée Al Madina d’Épinal (6, rue Émile Zola)
– Mosquée Dar al Salam (18, chemin de l’Aimant, 38090 Villefontaine) : samedi et dimanche de 10h à 16h
– Mosquée Kouba (avenue de Léman, 38090 Villefontaine) : samedi de 10h à 18h
– Centre Islamique de Villeneuve-d’Ascq (rue Baudouin IX) : samedi de 14h à 18h. À l'instar d'une centaine de mosquées dans toute la France, les portes du Centre islamique de Villeneuve-d'Ascq (Nord), abritant la Grande Mosquée, étaient grandes ouvertes en ce samedi 20 septembre dédié à la découverte du patrimoine de la ville. Inscrite à l'agenda culturel du site Internet de Villeneuve-d'Ascq, elle a attiré pas moins de 300 visiteurs de tous âges, en un après-midi.
– Mosquée Assalam de Tomblaine (113 boulevard Tolstoï) : samedi et dimanche de 9h à 18h 
– Mosquée Bilal de Roubaix (229, rue de l’Epeule) : samedi de 8h à 12h

– Grande Mosquée de Lyon (146, boulevard Pinel) : Samedi et dimanche de 9h à 18h
– Mosquée Mohammed V de Colombes (19, rue d’Epinay) : dimanche de 15h à 17h
– Grande mosquée de Mantes-la-Jolie (5, rue Denis-Papin) : samedi et dimanche de 14h30 à 17h
– Mosquée Assalam de Tourcoing (94, rue de la Croix-Rouge) : samedi de 9h à 12h
– Mosquée de Libourne (11 ,rue du Général de Monsabert) : samedi et dimanche de 14h à 18h
– Mosquée Sounnah de Dunkerque (369, rue du Kruysbellaert) : Samedi et dimanche de 10h à 16h30
– Mosquée Aboudar El Ghafari de Dunkerque (2 rue de l’Industrie) : samedi et dimanche de 10h à 16h30
– Mosquée Othmane de Villeurbanne (51, rue Octavie), inaugurée en 2004 : samedi et dimanche de 10h à 16h30
– Mosquée du Milli Görüs de Bellecroix (16, Rampe Belle Croix, 57070 Metz) : Samedi et dimanche à partir de 10h
– Mosquée d’Orléans Sud (4 rue Jules Ferry) : samedi et dimanche de 9h30 à 18h
– Mosquée de Givors (impasse Honoré Pétetin): samedi et dimanche de 14h à 18h
– Centre Annour de Mulhouse (178, rue d’Illzach) : dimanche de 11h à 18h
– Mosquée Iqraa de Cannes (143 avenue Michel Jourdan) : dimanche de 10h à 19h
– Centre Culturel Turc d’Angers (65 rue parmentier) : samedi et dimanche de 10h à 17h
– Mosquée Tawhid d’Halluin (193, rue de la Lys) : samedi et dimanche à partir de 15h
– Mosquées de Saint-Omer (5, rue de l’Abbaye & 27, rue Edouard-Devaux) : samedi et dimanche de 10h à 18h
– Mosquée de Pont-Saint-Esprit (34 Rue F Joliot Curie) : samedi et dimanche de 14h30 à 18h
– Mosquée de Toul (2, rue de Verdun) : samedi et dimanche de 10h à 18h
– Mosquée Attâyab-Ul-Massâdjid (50, rue François de Mahy, 97410 Saint-Pierre) : dimanche de 9h à 15h30
– Mosquée Anwaroul Massajid (83 rue Suffren, 97460 Saint-Paul) : samedi et dimanche de 10h à 11h
– Grande mosquée de Lille (59, rue des Marquillies) : samedi et dimanche
- Grande mosquée de Strasbourg, inaugurée en 2012: samedi et dimanche.

La Grande Mosquée de Strasbourg.

Z'avez compris le message ou bien faut-il que je vous fasse un dessin ?


Folie passagère 3431
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 16 septembre 2017

PMA pour toutes, dernière frontière avant le grand n'importe quoi !

A lire impérativement cette remarquable tribune de François-Xavier Bellamy parue sur Figaro-Vox et titrée: PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme .

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" Alors nous y voilà rendus, à cette frontière si longtemps rêvée, si longtemps imaginée, à cette frontière tant redoutée aussi. À la plus essentielle de toutes les frontières. Celle que les légendes de l'humanité ont tenté de décrire pendant des millénaires, celle qui a hanté les nuits des alchimistes, celle dont tant de héros et de puissants dans l'histoire ont recherché avidement la trace... La véritable Finis Terrae, le seuil du monde humain connu. Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n'est pas si impressionnant que cela. Et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.

Il n'y a qu'un pas à faire, et nous allons le faire presque sans y penser. Juste un pas de plus, comme n'importe quel pas. Sans voir la ligne sous nos pieds.

On nous en avait pourtant parlé, de cette fameuse frontière dont les progrès de la science ne cessent de nous rapprocher. Le transhumanisme. L'homme augmenté. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce nouveau monde incroyable, qui devenait peu à peu attirant ou vaguement terrifiant à mesure qu'il semblait devenir possible.

Monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle - où l'individu enfin émancipé des frontières ordinaires du vivant pourrait modeler sa vie, et celle des autres, à la mesure de son désir. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce monde de science-fiction.

Eh bien, nous y voilà. Et finalement c'est tout simple, de passer la frontière. Je ne pensais pas que cela paraîtrait si simple, et que cet événement inouï passerait presque inaperçu. Je suis sur le quai de la gare, ce matin. C'est une journée parfaitement banale. Les gens autour de moi semblent plongés dans leurs préoccupations quotidiennes. Et pourtant, nous sommes sur le point de changer de monde.

Je lis et relis cette notification sur mon portable. Entre les manifestations du jour et les résultats d'un match, cette information en apparence anodine: Marlène Schiappa annonce que la PMA sera bientôt ouverte aux couples de femmes et aux célibataires, «une mesure de justice sociale». «Évidemment», a-t-elle dit. Évidemment.

Comment n'y avais-je pas pensé. Comment avons-nous pu croire que le transhumain allait débarquer tout de suite avec son cerveau augmenté, son cœur rechargeable, ses yeux bioniques... Nous étions tellement naïfs.

Finalement, c'est à cela que devait ressembler l'entrée dans le nouveau monde: à Marlène Schiappa chez Jean-Jacques Bourdin, évoquant, sans même en mesurer l'importance, la mutation inouïe - cette révolution probablement plus importante que tout autre événement dans l'histoire de l'humanité: désormais, lorsque notre pouvoir technique se saisira de nos corps, ce sera pour nier ce qu'ils sont, et non pour les réparer.

La nature n'existe plus. S'ouvre le règne du désir.

Une annonce de Marlène Schiappa, ça n'a pas l'air si décisif, bien sûr. Vous devez penser que je délire. Encore un rétrograde angoissé, et ses «passions tristes». Je connais déjà par cœur les refrains qu'entonneront les partisans du progrès dans leur bonne conscience innocente, incapables sans doute de comprendre (c'est la meilleure excuse qu'on puisse leur trouver) quels intérêts gigantesques ils servent par leur naïveté enthousiaste.

Quoi, diront-ils, la société évolue, faut-il rester immobile? Pourquoi refuser à des personnes qui désirent avoir un enfant le secours de la science? Et surtout, au nom de quoi refuser à des femmes ce qui est accordé à des couples hétérosexuels? C'est une mesure de «justice sociale», a dit Marlène Schiappa. Si vous y résistez, ce ne peut être que par homophobie, par lesbophobie, par machisme même.

Comment s'opposer au fait que la PMA, qui existe déjà, puisse être ouverte à toutes les femmes? Mais là réside le sophisme qui dissimule la frontière que nous sommes sur le point de franchir.

Mensonge en effet, puisqu'il faut bien l'annoncer: en fait, la procréation médicalement assistée ne sera jamais ouverte aux couples de femmes, ni aux célibataires. Parce que ce n'est pas possible.

Comme son nom l'indique, la PMA est un acte médical. Un acte qui pose des questions éthiques en lui-même, mais qui est dans son essence un acte thérapeutique, en ce sens qu'il vise à remédier à une pathologie. Le geste médical est un geste technique qui se donne pour objectif la santé: l'état d'un corps qu'aucune anomalie ne fait souffrir. Il met les artifices parfois prodigieux dont l'homme est capable au service de l'équilibre naturel du vivant. C'est quand la santé est atteinte, suite à un accident ou à une maladie, que la médecine intervient pour tenter de rétablir le cours régulier de la nature.

La procréation médicalement assistée est donc le geste thérapeutique par lequel un couple qui se trouve infertile pour une raison accidentelle ou pathologique, peut recouvrer la fécondité qu'un trouble de santé affectait.

Ce dont parle Marlène Schiappa, c'est en fait tout autre chose: en apparence, le même geste pratique ; en réalité, le contraire d'une thérapeutique. Ce n'est plus un acte médical: c'est une prestation technique. La différence est aussi grande, qu'entre greffer un bras à une personne amputée, et greffer un troisième bras sur un corps sain.

Les femmes auxquels s'adresse Marlène Schiappa n'auront pas recours à une procréation médicalement assistée, pour une raison assez simple: ce n'est pas un problème de santé. Que pourrait guérir la médecine? Quand notre désir n'implique pas que soit corrigé un échec aux lois de la biologie, mais qu'on organise cet échec, il s'agit d'un acte absolument nouveau - d'une procréation artificiellement suscitée.

Il n'est plus question de rétablir la nature, mais de s'en arracher. Le but n'est plus que nos corps soient réparés, mais qu'ils soient vaincus. Et que soit enfin brisée cette impuissance douloureuse de leur condition sexuée, qui nous faisant hommes ou femmes, interdit à chacun d'entre nous de pouvoir prétendre être tout, et de se suffire pour engendrer.

Pour la première fois dans l'histoire, la science médicale est détournée du principe qui la règle depuis ses commencements - préserver ou reconstituer la santé, pour être mise au service exclusif du désir. Et nous ne parlons pas ici de chirurgie esthétique ; il s'agit de créer des vies. Jamais un corps humain n'a été fécond sans contact avec l'altérité biologique.

Si nous décidons aujourd'hui d'autoriser un geste technique qui renie notre condition de vivants, nous faisons le premier pas d'une longue série. Nous choisissons la toute-puissance du désir contre l'équilibre naturel. Nous décidons de nous rêver plutôt que de nous recevoir.

C'est cette logique qui nous conduira de proche en proche jusqu'au monde de science-fiction que l'état de nos savoirs met presque à notre portée, ce monde où l'invasion de la technique dans nos corps libérera une surenchère inédite dans la consommation et la compétition vitale. Inutile de tenter de dissocier chacune des étapes qui suivront. «Une fois passée la borne, écrivait Pascal, il n'y a plus de bornes.»

Nous ne voyons pas la frontière, et pourtant elle est là. Nous assistons sans le savoir à l'acte de naissance du transhumain. Ce que Marlène Schiappa vient de nous annoncer, ce n'est rien de moins que le passage de la grande frontière. - L'histoire se joue avec les circonstances qu'elle se trouve, et qu'elle dépasse souvent, c'est vrai...

Mais nous, alors, serons-nous à la hauteur? Depuis la nuit des temps, les civilisations humaines ont pressenti le débat qui s'engage aujourd'hui, sans oser imaginer qu'il puisse se réaliser de façon si concrète. Voici Prométhée déchaîné. Nous voilà obligés chacun à un choix lucide, en conscience. Il ne s'agit pas de gauche ou de droite, de croyants ou d'athées, d'homos ou d'hétéros. Une seule question compte: quelle humanité voulons-nous?

C'est là sans doute la question politique majeure qui attend notre génération. Oh bien sûr, on nous explique déjà que l'avenir est écrit d'avance, que ce pas en avant est inévitable. «Hypocrisie, dira-t-on: vous savez que cette pratique est légale à l'étranger ; voulez-vous seulement obliger des femmes à quitter la France pour obtenir ce qu'elles espèrent?» - Comme si nous n'avions pas le choix, comme si nous ne pouvions plus fixer des règles puisque l'argent permet de tout contourner.

Au fond, ceux qui voudraient franchir toutes les limites veulent dissoudre en même temps la nature et la politique, puisque dans ces deux ordres il se trouve des lois qui gênent encore le règne infini du désir. Si notre droit doit s'adapter aux évolutions de la société - comme si toute «évolution de la société» était spontanée, constatable et juste - autant dissoudre tout de suite la politique et laisser les choses se faire.

Bref, il faudrait donc abdiquer et reconnaître que nous n'avons déjà plus le choix. La PMA se fera, «évidemment» ; et toutes les autres lignes seront franchies, tôt ou tard. A quoi sert donc le débat? Dans l'esprit du progressisme, la démocratie n'existe plus, puisque la seule position valable consiste à consentir à ce qui sera.

Mais il reste encore assez d'hommes et de femmes pour savoir que leurs pauvres corps, limités, vulnérables, mortels, sont une merveille à recevoir, à aimer et à transmettre.

Qu'il vaut la peine de croire encore à la sagesse d'une fécondité qui suppose l'altérité, même dans ce que ce mystère comporte parfois de douleur et de silences dans l'itinéraire de nos vies.

Qu'il serait fou d'imaginer que nous serons plus heureux en poursuivant, comme un mirage destructeur, la surenchère infinie de nos désirs, qu'aucune transgression nouvelle ne suffira à satisfaire.

Et il reste encore, j'en suis sûr, assez d'hommes et de femmes pour continuer de croire en la politique, quand elle tente d'améliorer l'état du monde plutôt que d'abdiquer notre responsabilité, et quand elle consiste à prononcer librement les oui et les non collectifs qui nous protègent de la folie où tombe une société sans limites.

Oui, nous avons le choix. Et c'est aujourd'hui qu'il faut le poser, en résistant aux fausses évidences, aux intimidations partisanes, à l'illusion d'un sens de l'histoire, au fantasme de toute-puissance. Nous avons le choix. Nous pouvons, au nom du supposé progrès, nous laisser dicter nos choix par nos seuls désirs, aveugles à tout ce qui nous précède et à tout ce qui nous suivra.

A l'heure où l'écologie nous a appris les catastrophes que cette logique avait produites, il serait absurde de transférer sur nos propres corps la violence d'une technique débridée dont nous tentons de protéger notre planète, et les vivants qui l'habitent. La nature en nous aussi appelle le respect. Céder au désir quand il exige que cette frontière soit franchie, c'est toujours répondre d'une fragilité qu'il menace pour l'avenir: comment regarderons-nous ces enfants que notre société, au nom du progrès «évidemment», aura fait naître orphelins de père?

La voilà, la vraie frontière. De l'autre côté du monde humain connu, ce qui se dessine ressemble plutôt à l'inhumain. Nous avons encore un peu de temps pour nous réveiller ; et pour choisir librement de nous accepter tels que nous sommes.

Là serait le vrai progrès - évidemment."

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