samedi 31 janvier 2015

Charlie ou charlots, les socialistes ?


Pour des raisons totalement dépendantes de ma volonté, en l’occurrence un déjeuner à Paris avec une dizaine de blogueurs nauséabonds, je ne publierai pas de billet aujourd'hui. Je vous laisse donc en excellente compagnie, celle de Charles Consigny...


" Jamais depuis le 11 janvier, François Hollande n'aura pris d'aussi grands airs ; jamais, il ne se sera senti aussi légitime à la fonction qu'il occupe, aussi sûr de son fait, aussi satisfait de lui-même. Cela faisait quarante ans qu'il avait renoncé à tout pour atteindre l'Élysée, son Olympe : depuis qu'il y est parvenu, plus rien ne peut l'atteindre. Le deuxième président socialiste de la Ve République ne connaît pas le doute, ce doute dont Aristote disait qu'il est le début de la sagesse. Nous ne sommes pas, loin de là, gouvernés par des sages.

Sans vergogne, François Hollande a instrumentalisé le massacre de Charlie Hebdo, déclarant notamment que ceux qui le prenaient "pour un charlot" l'aimeraient "comme Charlie". S'offrant un sursis dans l'incroyable dégringolade qu'avait constituée jusque-là son quinquennat, il s'est remplumé dans les sondages au point d'apparaître de nouveau comme un candidat possible à sa réélection. Cherchant à maintenir l'état de grâce inespéré, il a brandi l'union nationale au nom de l'intérêt supérieur du pays. La présidence de François Hollande ne va pourtant pas dans le sens de cet intérêt.

Les résultats sont là et ils sont mauvais. Au bout de deux ans et demi de mandat, la gauche ne peut plus les imputer à la majorité précédente. Ce sont les résultats de la politique socialiste. En 2013, l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note de la France d'un cran, de AA+ à AA, suivie en décembre 2014 de sa concurrente Fitch Ratings. Dans les médias, pas de réaction ou presque ; idem du côté du gouvernement. Quand, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, une seule agence avait dégradé la note de la France (tandis qu'une autre la maintenait au plus haut rang), et cela après une crise économique sans précédent, l'ensemble des journalistes, des commentateurs et des responsables politiques s'étaient répandus en amabilités qui visaient à expliquer que c'était une catastrophe démontrant l'échec de la politique de la droite et l'urgence de passer à une politique de gauche. Nous en constatons, aujourd'hui, la performance.

Alors que l'année 2014 s'est soldée par une hausse du chômage plus importante encore qu'en 2013, laquelle était déjà massive (189 100 chômeurs de plus en 2014, soit une augmentation de 14 000 inscrits par rapport à l'année précédente), les socialistes ne peuvent plus se contenter de leurs petites mesures : elles n'ont aucun impact sur la situation du pays, sinon qu'étant insuffisantes elles l'aggravent. Le problème de la France, c'est le poids du secteur public, le poids des charges, le poids des réglementations, le poids des impôts et des taxes, le poids de cette tentation planificatrice qui ne dit pas son nom. 

Le problème de la France, c'est que nous sommes un pays où beaucoup trop de gens vivent de l'argent public - de façon directe ou non. Ce système-là étouffe chaque jour un peu plus notre pays, mais il fait le jeu de la gauche, puisque ces personnes n'iront pas mordre la main qui les nourrit ; c'est ainsi que des collectivités territoriales se sont transformées en seigneuries, avec à leur tête les amis de messieurs Hollande, Valls et consorts. Parce qu'ils vivent de ce système qui asphyxie la France, les socialistes ne pourront pas y mettre fin. Ce qui fait la prospérité de la gauche fait la pauvreté des Français. Que ceux-ci disent adieu à celle-là aux prochaines élections, et ce sera déjà un bon début. "

Charles Consigny pour Le Point sous le titre: " L'union nationale, paravent de l'échec socialiste "

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vendredi 30 janvier 2015

Quand on est François Hollande, on ne se fâche jamais avec les journalistes


La loi Macron va-telle nous sauver ? Ramener la croissance ? Stimuler l'activité ? Il paraît que oui. Bon. Ceci dit, si elle était l'alpha et l'oméga du redémarrage économique de notre pays, on se demande bien pourquoi les socialos qui nous gouvernent n'y ont pas pensé plus tôt. Surtout qu'à bien y regarder, tout Macron qu'il est, il n'a pas inventé le fil à couper le beurre puisque l'essentiel avait déjà été pondu par la Commission Attali sous Sarkozy, commission dont Macron était le rapporteur... Personnellement, je doute que ces mesurettes nous relancent et vu comment elle est reçue par la droite comme par la gauche, on se demande déjà ce qu'il en restera le jour où elle entrera en vigueur, au mieux pas avant la fin de l'année. D'ici là, le chômage a de beaux jours devant lui; à quand les 6 millions de chômeurs, toutes catégories ? Sous peu.

J'ai tout de même trouvé dans cette loi un truc intéressant qui prouve, pour qui en douterait, l'influence des médias sur la politique et l'amour totalement intéressé que Président ressent pour les journalistes. Ce truc, c'est le volet " Secret des affaires " de la loi Macron. Le projet de loi comportait un article visant à mieux protéger les entreprises de l’espionnage industriel. Ce volet avait été préconisé par une délégation de parlementaires emmenée par le député PS Urvoas, proche de Manuel Valls, requête intégrée dans la loi Macron: " il faut nous doter d'une législation protégeant ce secret des affaires " avait déclaré Urvoas. Aussitôt dit, aussitôt fait, un amendement est rédigé pour créer ce secret des affaires et l'assortir de sanctions pénales pour quiconque le trahirait. Incroyable, droite et gauche l'adoptent à la quasi unanimité des députés présents. Union nationale, on peut passer aux amendements suivants...

C'était sans compter avec les journalistes. Ceux-ci s'insurgent contre cet amendement estimant qu'il va nuire à leurs enquêtes, mettre en péril la sacro-sainte protection des sources, et patati et patata. Ils font par exemple référence à l'affaire du Médiator, de Bygmalion ou à celle de Lux Leaks qui n'auraient pas vu le jour si un journaliste n'avait pas eu accès à une source qui aurait en quelque sorte " trahi " le secret des affaires. Le mantra des journalistes: " Informer n'est pas un délit " et ils se déchaînent, balancent sur la toile des clips explicatifs et font pression pour que le texte soit retiré. Macron tente de les rassurer, rien n'y fait, la bronca continue. Et pourtant, le texte avait prévu d'exempter de sanctions toute personne qui " trahirait " ce secret si les révélations permettaient de mettre en avant quelque chose pouvant porter atteinte la sécurité des citoyens. Le texte prévoyait même que le secret des affaires ne s'appliquerait pas à la révélation d'une information " strictement nécessaire à la sauvegarde d'un intérêt supérieur, tel que l'exercice légitime de la liberté d'expression ou d'information ou la révélation d'un acte illégal ". De plus, un autre amendement prévoyait d'insérer la notion de secret des affaires dans la loi sur la presse de 1881, la plaçant au même niveau que celle de " secret professionnel ". Ainsi, les journalistes, leurs sources et autres lanceurs d'alerte, étaient protégés, exemptés en fait de ce secret des affaires et des sanctions éventuelles. Rien n'y fait à nouveau. Les journalistes ne veulent pas de ce texte sur le secret des affaires.

Devant cette fronde, le roquet personnel de Président, Bruno Le Roux intervient publiquement: " Visiblement, le moment n’est pas venu d’instaurer ce secret des affaires. Comme il y a incompréhension, je souhaite que l’on n’aille pas plus loin sur cette dimension ". Ses aboiements ne suffisant pas, c'est au tour de Président d'intervenir et de juger tout aussi publiquement (Sources: Le Monde et France TV Info), tenez-vous bien, qu'il n'était "ni opportun, ni judicieux de maintenir le projet tel quel, au vu de la contestation dont il était l'objet ". Un avis présidentiel qui sera traduit ainsi par le rapporteur de ce texte, le député PS Ferrand: " J’ai la conviction que la liberté des journalistes et l’action des lanceurs d’alerte n’étaient en rien entravées par ce projet. Mais pour éviter les angoisses inutiles et les procès d’intention, je vais déposer un amendement de suppression de cette partie du texte . ". Le gars dépose donc un amendement pour supprimer le texte, qu'en tant que rapporteur, il avait préalablement fait adopter et par la gauche et par la droite. En Socialie, on ne saurait décevoir l'occupant du Château. C'est ainsi.

Rappelons pour la forme et l'anecdote que Président s'était déjà illustré lors de la campagne présidentielle dans la défense de la corporation journalistique en promettant de ne pas toucher à l'abattement fiscal de 7 650 euros dont ils bénéficient tous.

De cette histoire, on retiendra que les candidats éventuels à la prochaine élection présidentielle ont tout intérêt à intégrer un des principes fondamentaux de l'action hollandaise: Ne jamais décevoir ou mécontenter la corporation des journalistes. François Hollande l'a si bien intégré qu'il se propose d'ailleurs d'augmenter à nouveau les subventions accordées à la presse. Normal, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paye !

Folie passagère 2637.
Carnaval : Hollande, virtuose du pipeau ! - 28173958.jpg
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jeudi 29 janvier 2015

Ahmed, 8 ans, en garde à vue pour apologie du terrorisme


Hier, dans mon billet, je l'avais évoqué, comme ça, sans plus, ne pensant même pas en faire un billet. Et puis, vu l'ampleur que prend cette polémique, polémique que l'on aura oublié dans deux ou trois jours, et après avoir lu cet article grotesque d'une auto-proclamée chroniqueuse-société parrainée et publié par l'Obs, je me suis dit, si quand même, on va en faire un truc de cette histoire de gamin mis en garde à vue par la police niçoise.


D'abord, précisons qu'il n'a pas été mis en garde à vue, même si c'est avec ces mots que les réseaux sociaux se sont emparés de l'affaire puis emballés dès hier en fin d'après-midi, même si c'est avec ces mots que l'avocat de la famille du garçon a lancé l'alerte... à l'islamophobie. Il a été juste auditionné entre 20 minutes et 1 heure selon les versions, par la police, en présence de l'avocat et du papa. Auditionné. Compris ? Pas de quoi en faire un sketch, pas embastillé, ni même torturé; auditionné ce qui veut dire qu'il a parlé devant des flics au cours d'un entretien formel, officiel, légal et qu'au cours de ce même entretien, il a reconnu avoir bien dit, à 8 ans,: " Je suis du côté des terroristes " après avoir refusé de participer à la minute de silence organisée par son école en mémoire des caricaturistes de Charlie et, espérons le, des victimes de l'hyper-casher. D'autres sources affirment qu'il aurait en fait dit: " Il faut tuer les Français. Je suis dans le camp des terroristes. Les musulmans ont bien fait, les journalistes méritaient leur sort. " Le déroulé de l'affaire est à peu près bien traité dans cet autre article du Monde.

Mais revenons à notre chroniqueuse-société, Dom Bochel Guégan. En intro, elle annonce la couleur en écrivant que cette audition a soulevé un tollé car le gamin ne pouvait pas connaître la portée de ses mots. T'as qu'à croire Ginette; le gamin savait parfaitement ce qu'il disait puisqu'en les disant, refusant de participer à la minute de silence, il avait bien compris qu'il se mettait hors cadre, hors jeu, refusant d'obéir à un élan compassionnel et à une demande de ses enseignants. Etre invité à participer à une minute de silence en mémoire de personnes zigouillées par des terroristes, refuser d'y participer et déclarer " Je suis du côté des terroristes " semble indiquer au contraire qu'à défaut de saisir toute la portée de ses propos, il savait parfaitement de quoi il retournait et ce qu'il disait. Mais ça, la chroniqueuse à deux balles ne semble pas avoir voulu le prendre en compte. Normal, ses cibles sont Christian Estrosi, coupable à ses yeux de montrer son kiki aux niçois (sic) et Eric Ciotti, accusé d'être un générateur d'islamophobie. Des dingues, pour elle, puisqu'ils ont des "réactions dingues ", incapables qu'ils seraient de s'émouvoir de l'audition d'un gamin de 8 ans par la police. Charmante chroniqueuse qui, visiblement, ignore totalement de quoi sont capables des mômes de 8 ans. Azimutée chroniqueuse qui, plutôt que de mettre en exergue l'évidente déficience des parents du mignon Ahmed, préfère charger, cimeterre au clair, contre l'islamophobie forcément avérée de Ciotti, d'Estrosi et de tous ceux qui ne s'offusqueraient pas de cette audition.

Islamophobie, le mot est écrit. Mais la chroniqueuse ne s'attarde pas sur l'avocat, spécialiste reconnu du montage de mayonnaise islamophobique dès qu'un muzz ou l'islam sont pris en défaut. Le même avocat, Maître Sefen Guez Guez qui sur twitter se fait appeler Ibn Salah et ose parler de harcèlement dont aurait été victime Ahmed de la part de l'équipe enseignante. Comme elle ne s'attarde pas sur le fait que le petit de 8 ans qui a tenu ces propos s'appelle Ahmed et pas Jean ou Marcel, ce qui en quelque sorte, compte tenu des événements, aggrave son cas et celui de ses parents. Ses parents ? De la mère, on ne sait rien, sans doute a-t-elle tout juste le droit de se taire. Du père, Mohamed Kebabsa, on sait qu'il était très défavorablement connu de l'école pour son comportement véhément, que deux autres de ses enfants ( 3 et 5 ans ) vont être "entendus" pour des soupçons de maltraitance parentale, oui tout cela, elle s'en tape, la chroniqueuse.

Qu'un enfant de 8 ans prononce de tels propos, les avérés comme les supposés, en dit long sur l'ambiance qui doit régner dans cette famille; un modèle de vivre ensemble, je suppose. La faute à la société, la faute à Estrosi et à Ciotti, si ce pauvre môme a été auditionné, voilà ce qu'elle sous-entend la pisse-copie sans se poser la question de savoir si les parents n'auraient pas une bonne dose de responsabilité dans tout ce gâchis.

Oui, l'école a bien fait de signaler tout cela et de porter plainte. Oui, pour une fois, Belkacem a eu raison de soutenir l'équipe enseignante et la police. Oui, la police a eu raison d'auditionner le gamin (en présence du père et de l'avocat), au moins les flics sauront qu'il y a comme qui dirait un gros problème citoyen dans cette famille, au moins le gamin comprendra que ses propos n'étaient pas innocents. Toute cette histoire, presque comique par l'écho démesuré qu'on lui a donné, ne prouve qu'un chose et une seule: Il y a des gens, en France, qui apprécient, voire soutiennent, l'oeuvre de terroristes qui sans hésitation ont assassiné 17 personnes au nom du prophète; qui apprécient et qui sans scrupules font en sorte que leurs gamins apprécient aussi.

J'entendais une pub de je ne sais plus quel journal qui posait la question: " Après les attentats, quels défis à relever pour la France ? " Et bien commençons par celui-là: Reconnaître que l'Islam, en France, pose un problème. Le reconnaître pourra peut être permettre de trouver des solutions à certains problèmes comme celui-ci: Comment se fait-il qu'un gamin de 8 ans, Ahmed, pas jean-Philippe, ose dire: " Je suis du côté des terroristes ".

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La France a peur...

Et il y a de quoi !




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mercredi 28 janvier 2015

Stop-Djihadisme: Le gouvernement lance la contre-attaque !

Le gouvernement vient d'ouvrir un site qui, parait-il, devrait permettre de dissuader les ceusses, en particuliers les jeunes, qui seraient tentés par une expérience djihadiste, un petit voyage en Syrie ou en Irak. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, que je viens d'entendre, pense, je cite de mémoire,: " que ce site est une excellente réponse à la menace terroriste et qu'il peut apporter de l'aide à ceux qui se laisseraient séduire par ces discours radicaux ou à ceux qui ont besoin de s'informer "

Mouarf !

Au menu de ce site:

1) Comprendre la menace terroriste.
2) Agir: L'action de l'Etat.
3) Décrypter la propagande djihadiste.
4) Se mobiliser. Ensemble.

J'y ai passé un long moment, c'est à se faire pipi dessus tellement c'est nul et non avenu, bisounoursien, tout juste bon à apporter une ébauche d'ébauche de réponses à des parents (incultes ou azimutés) qui se poseraient des questions sur le sujet. Et encore !



Il y a même une vidéo (ci-dessus) avec des photos " chocs " censées contrer les arguments des recruteurs djihadistes. La vidéo en question est interdite au moins de 12 ans; comme si ces derniers n'avaient pas déjà vu pire.

Je me demande si les gens qui ont réalisé ce site ont la moindre idée de ce qui peut se passer dans la tête d'un candidat éventuel au départ.

On trouvera bien quelqu'un pour dire que ce site a le mérite d'exister. Possible. J'imagine que certains éducateurs ou professeurs le feront visiter à leurs élèves, sauf, sans doute, dans les collèges où " ça craint ".

L'histoire ne dit pas combien sa réalisation a coûté, peu importe, il parait, à en croire les médias (qui ont déjà oublié de s'étendre sur les chiffres calamiteux du chômage) que c'est " une campagne CHOC aux vertus pédagogiques, une contre-attaque gouvernementale contre le Djihad ! " (BFM) 

Ah, au fait, aujourd'hui, suite à la plainte d'un instituteur, un gamin de 8 ans est entendu par la police pour avoir dit en cours: " Je suis avec les terroristes ! "

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mardi 27 janvier 2015

Emmanuel Macron: Tantôt de droite, tantôt de gauche, ça dépend du vent...


Pour réussir en politique et espérer laisser une trace dans l'histoire, petite ou grande, il ne suffit pas d'être brillant, bardé de diplômes, d'avoir une belle gueule, de faire de beaux discours et de récupérer un maroquin ministériel. Il faut, c'est ainsi, passer par le suffrage universel: Etre élu, peu importe à quoi, député, sénateur ou maire d'une grande ville, mais être élu par et pour le peuple. C'est à ce prix que l'on acquiert une certaine légitimité. La preuve ? Qui se souvient de gars comme Francis Mer ou Thierry Breton ? Personne; ils furent pourtant de bons ministres de l'économie, ils venaient tous les deux du secteur privé mais n'eurent jamais l'onction du suffrage universel. Exit !

Et c'est exactement le destin dont ne veut pas la star du moment Emmanuel Macron. Il a tout réussi mais pas une journée ne passe sans qu'on lui rappelle qu'il n'a pas la légitimité que lui donnerait un passage victorieux devant les électeurs. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Aujourd'hui, il est dans un gouvernement social démocrate ou social libéral; au choix. Il a même déclaré, un temps, qu'il était socialiste. Manuel Valls le confirma le 26 août au journal de 20h sur France 2 " Emmanuel Macron est socialiste ".

Après me direz-vous, on peut évoluer et de gauchiste devenir de droite, voire d'extrême droite, comme Florian Philippot, ou bien l'inverse, avoir été de droite et devenir gauchiste, là aussi les exemples ne manquent pas, mais ces évolutions se font généralement sur le moyen ou long terme. Ce qui n'est pas le cas d'Emmanuel Macron. 

On sait qu'il fut banquier d'affaire et qu'il gagna beaucoup d'argent, tant mieux pour lui; mais qui sait...

Qui sait que Macron, comme sa femme, sont issus de la bourgeoisie de droite du Touquet et d'Amiens et qu'ils firent leurs études dans des lycées " qui n'avaient pas la réputation d'être des repaires de marxistes ": La Providence ou Henri IV. 

Qui sait par exemple qu'il ne se rangea pas sous la bannière de Ségolène Royal mais œuvra pour Bayrou en 2007 ? Qui sait qu'il travailla aux postes les plus éminents de Bercy sous la férule de Eric Woerth ? Ce même Woerth qui lui proposa un poste en cabinet ministériel qu'il refusa en 2009 ?

Qui sait que Macron fut aussi le rapporteur de la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à " la libération de la croissance française ", parente pas si éloignée de l'actuelle loi Macron ?

Qui sait que Macron, adhérent du PS à Paris depuis 2006, soutien de Bayrou en 2007, pensa à se présenter aux législatives... dans le Pas-de-Calais ? Qui sait qu'il se fait chiper la place par l'UMP Daniel Fasquelle ? Marri, comprenant que pour être élu du côté du Touquet, il faut être de droite, le Macron intègre en 2008 le groupe de réflexion Perspectives, réflexions de droite... Il y séduit son monde à tel point que toute la droite locale, y compris certains anciens de Démocratie Libérale, pensent à lui pour prendre la mairie du Touquet. Il refusera puisqu'on lui demande pour cela de prendre sa carte à l'UMP; difficile quand on a celle du PS à Paris... D'ailleurs, que ce soit au Touquet ou dans la région, au PS, personne ne se souvient d'Emmanuel Macron ! Par contre, en Picardie, à Amiens, les socialistes locaux pensent à lui pour les municipales de 2014, il refusera.

Un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, semble être le parcours que suit Emmanuel Macron depuis 2006. Pour l'heure, il est ministre mais n'a toujours pas été touché par la grâce du suffrage universel.

Il se dit qu'il aurait pris langue avec le député PS des Hautes Pyrénées Jean Glavany que l'on annonce ne pas se représenter aux prochaines législatives de 2017.

D'ici là, il faudra sans doute, avant de donner des gages de sincérité socialiste, qu'il dure au gouvernement et qu'il finisse par payer sa cotisation au parti Socialiste, cotisation qu'il n'a pas payé depuis 2009.

Toutes ces informations, difficile de les découvrir dans les grands médias nationaux, c'est dans la presse régionale (merci André), celle qui connaît le terrain et les gens, qu'on les trouve.

Emmanuel Macron n'est pas socialiste, sauf pour prendre sa carte au parti en 2006. Il n'est pas centriste, sauf quand il soutient Bayrou en 2007. Il n'est pas de droite, sauf au Touquet en 2008. Emmanuel Macron n'est pas socialiste sauf quand les socialistes pensent à lui pour Amiens en 2014. Emmanuel Macron a réussi sa vie professionnelle, il lui reste à faire ses preuves et réussir la carrière politique qu'il a choisi d'embrasser avec Manuel Valls.

Emmanuel Macron n'est ni de droite, ni de gauche. Il fait péter les clivages. Comme Manuel Valls. Il a une nouvelle carrière à réussir. Il va là où le vent le porte avec sans doute une ambition suprême: donner, un jour, le souffle au vent.

Folie passagère 2633.

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lundi 26 janvier 2015

N'oublions jamais !



A grands renforts de reportages et de discours présidentiels, demain, le monde entier est appelé à se souvenir; commémorer les 70 ans de la libération du camp d'Auschwitz.

N'oublions jamais ! 

Comment, d'ailleurs, pourrait-il en être autrement, pas une semaine sans que l'on nous rappelle ces horreurs.

Ceci dit, ces nazis étaient vraiment des salauds. Non seulement, ils ont commis les pires atrocités mais à cause d'eux, il est devenu impossible de dire que le travail rend libre.

Et pourtant...

Il y a des mots et des expressions que l'Histoire (ainsi que ceux qui l'utilisent) a rendu impropres à la prononciation.

Folie passagère 2632.
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Victoire de Syriza. Mélenchon heureux. Cambadelis, Dupont Aignan et le FN aussi.

Permalien de l'image intégrée
(photo diffusée par Melenchon sur son compte tweeter)

Les Grecs ont donc voté et installent confortablement le parti d’extrême gauche Syriza au pouvoir. Confortablement, certes, mais sans majorité absolue et avec 36% des suffrages exprimés.  Quid de l'abstention ? Je ne sais pas.

Pour être tout à fait honnête, je me fiche un peu et de cette élection et de ces résultats, on verra d'ici quelques semaines si le Tsipras est à la hauteur de ses ambitions et de l'espoir qu'une partie des Grecs ont mis en lui. J'ai comme qui dirait quelques doutes. On verra.

Non, ce qui m'a intéressé dans cette élection, ce sont les réactions et commentaires en France. Il suffisait de suivre la soirée sur twitter ou via les chaînes d'info pour se marrer. L'élément de langage communément partagé était de dire: Victoire de la gauche radicale, comme pour ne pas effrayer avec l’appellation, plus juste, d'extrême-gauche. Il s'en est fallu d'un cheveu pour que l'on assiste à une sorte de communion nationale inhabituelle: La quasi totalité des forces politiques françaises se félicitant de ce succès: NPA, PC, FDG, PS, Debout la République, FN, tous ceux-ci avaient une bonne raison d'applaudir. Même Henri Guaino, ce matin, sur Itélé, voyait dans cette victoire de Syriza motif à se réjouir: "Quand on fait souffrir un peuple, celui-ci se rebelle. L'Union Européenne doit se ressaisir ".

Le plus drôle étant bien sûr l'inénarrable Jean-Luc Melenchon, quasiment en transe, heureux, au bord de l'orgasme. Pour un peu cette victoire, il se l'attribuait: " C'est un moment historique pour nous. Nous l'avons fait. je connais les gens de Syriza depuis plus de dix ans. C'est un grand soir démocratique, nous y sommes arrivés. Le front de Gauche est ce qui ressemble le plus à Syriza,... "

Mais le plus drôle de ses tweets était celui qu'il balança le matin même de cette " journée historique" et qui en dit long sur la droiture et la rigueur du bonhomme: " Mieux vaut vivre et rayer la dette que mourir avec des comptes en ordre ". Je vais aller voir mon banquier et je vais lui sortir exactement la même chose, je suis sûr qu'il appréciera !

Non, franchement, tous ces gens qui s'élèvent contre la dette grecque me font tout de même marrer: Ils étaient où tous ceux-là quand l'Union Européenne, pour éviter que Grèce et Grecs ne meurent, leur a prêté près de 300 milliards d'euros, la quote-part de la France s'élevant à environ 55 milliards ? Ils étaient où tous ceux qui aujourd'hui réclament d’effacer tout ou partie de cette dette ?

A l'époque, pas si lointaine, personne en Grèce ne cracha sur ces 300 milliards. Pas même Tsipras.

Amusant, j'apprends à l'instant que Tsipras serait entrain de consulter pour monter un gouvernement, il envisagerait de s'allier avec la droite qu'il vient de battre. A confirmer.

Folie passagère 2631.
Grèce : ce qu'il faut savoir sur la victoire de Syriza
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dimanche 25 janvier 2015

Chez Marianne, on ne regarde ni à la dépense, ni à la médiocrité...

Leila MinanoJulia Pascual

Je ne me lasse jamais de constater à quel point la profession de journaliste compte de clampins inutiles et d'usurpateurs. Alors quand, par hasard, je tombe sur une nouvelle preuve de la faillite journalistique, je fais partager.

Au journal Marianne, on ne regarde ni à la dépense, ni à la médiocrité; lisez donc, elles s'y sont mises à deux, Leila Minano et Julia Pascual, dans la rubrique Politique, catégorie " réorientation " pour écrire ça: 
" Jean Sarkozy, un job chez papa:  
La cellule de reclassement Nicolas Sarkozy fonctionne à merveille. Surtout quand il s'agit de la famille. Selon nos informations, Jean Sarkozy qui n’a pas réussi à avoir l’examen d’entrée au barreau, a tout de même hérité d'une place de "juriste" au sein du cabinet d'avocats de papa. Du moins, il y passe "de temps en temps"... Jean Sarkozy ne se présentera pas aux départementales dans les Hauts-de-Seine ? Pas grave, il a un autre job. D’après nos informations, Sarko junior a investi depuis fin 2013 les locaux du boulevard Malesherbes, où papa est avocat associé depuis 1987. Et tant pis s’il n’a pas réussi à avoir l’examen d’entrée au barreau, Jean – qui a tout de même un master en droit privé – y officie comme « juriste ».
Pour ne pas reproduire le scandale en favoritisme de l’Epad, en 2009, le nom de Sarkozy fils n’apparaît nulle part dans l’organigramme en ligne du cabinet Claude & Sarkozy.
Mais le jeune homme est bien présent, il dispose d’un bureau et passe « de temps en temps », dixit la standardiste. « Personne ne sait trop ce qu’il fait », poursuit un ancien, l’air blasé. Joint par Marianne, Jean Sarkozy est peu loquace. « Sur des sujets d’ordre personnel, je n’ai pas vocation à faire de commentaires particuliers », balaye-t-il."
Alors, je pose la question: Les deux pisse-copies - que j'éviterais par charité chrétienne d'appeler autrement - ont-elles une carte de presse ? Si oui, c'est à désespérer de la profession, mais avouons-le, ça, c'était déjà le cas. Si non, faut-il que ce torchon soit à la ramasse pour oser publier pareille merde. 

Les deux pouffes ont-elles au moins un master en journalisme, si tant est que ce diplôme existe ? Ont-elles été payées pour ces  quelques lignes où enfilage de perles, railleries inutiles et haine évidente pour le "papa" se succèdent.

Ma curiosité, piquée au vif, me poussa à investiguer. Les deux fakes en journalisme ont écrit un livre en commun sur le harcèlement sexuel dont les filles sont victimes dans l'armée. A part ça ? La première, Leila Minano, se présente sur twitter comme journaliste collaborant à Marianne et Youpress. La deuxième se présente, elle aussi, comme journaliste, toutefois indépendante,  ayant collaboré à divers journaux de renom comme Libé, Causette et Terra Eco, c'est dire  la qualité du CV. Dont acte; Albert Londres, si tu les lis, change vite de canard...

Je suggère aux donzelles un sujet d'enquête ethno-sociologique sur le nombre d'entreprises, petites ou grandes, qui, en France, comptent dans leurs effectifs les membres d'une même famille. P'tre bien qu'elles pourraient en écrire un bouquin... A défaut, on leur conseillera de postuler chez Closer, il parait qu'ils recrutent.

Folie passagère 2630.
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samedi 24 janvier 2015

Politique de peuplement et coups de menton...


Après nous avoir parlé d'apartheid, notre premier ministre nous annonce vouloir mener une politique de peuplement dans les quartiers, histoire de mettre fin à la ghettoïsation des banlieues difficiles. Il ne supporte plus que dans certaines écoles, " on ne trouve que des élèves issus de familles pauvres, souvent monoparentales, issues uniquement de l'immigration, de même religion. " 

Bien, sur le principe, je dis banco. Quand on a vu Garges-les-Gonesses, la Grande Borne ou Cergy St Christophe, on aimerait bien que ça change. On aimerait s'y balader tranquille, peinard, prendre un café aux terrasses l'été. Oui, ce serait super. Y habiter ? Faut voir... C'est moche, c'est gris, c'est sale, c'est... pauvre. Rénover, pourquoi pas. Encore ? Pour qui ? A quel prix ?

Alors quand il nous dit le Manolito qu'il faut mettre un terme à cet apartheid social, ethnique, environnemental et tutti, je veux bien mais on fait comment ?

On demande à une partie des familles monoparentales d'aller s'installer à Neuilly, Plaisance ou L'isle Adam ? On demande au boucher-charcutier traditionnel d'aller s'implanter à Sarcelles ? On demande, s'il vous plaît, aux familles de classes moyennes supérieures avec un papa, une maman et 2 ou 3 gamins d'aller se loger à Trappes ? On demande aux riches (plus de 4 000 euros par mois qu'il disait Président) d'aller côtoyer au quotidien des smicards et des allocataires professionnels de prestations sociales ? On demande au jeune  Bac + 6 qui débute de s'installer à Drancy ? On demande à la famille catho d'aller se loger au milieu de familles muzz ? La bobo en stiletto, on va lui demander d'immigrer de la rue de la Roquette (où habite Valls) à Barbès ? Le métrosexuel ou l'ûbersexuel, on va aller leur dire: Hey, gars, faut aller s'installer à la Courneuve, politique de peuplement oblige ? On va demander aux couples qui, malgré le coût de la vie et leurs boulots prenant, réussissent à encadrer leurs gamins et  à en faire de bons élèves d'aller les mettre à l'école ou au collège de Bobigny avec les cancres et les Jean-foutres ? Et les les nouvelles familles avec un papa et un papa ou une maman et une maman, on les fait investir dans l'immobilier à Marseille, dans les quartiers nord? Etc, etc, etc...

Politique de peuplement, je veux bien, mais qui va accepter d'aller se planter au Mirail ? Quel maire de commune à quartiers difficiles va aller voir la communauté muzz et lui dire: Va falloir faire de la place, on va vous accoler des familles juives, cathos ou tout simplement des familles " différentes " ?

Il y a bien une solution, faire comme ils font, sans le crier sur les toits, dans le 9-3 de Bartolone ou à grands coups de programme immobiliers nouveaux, ils grignotent peu à peu sur les quartiers craignos en envoyant ailleurs les " pauvres " se faire voir se loger. Et tant pis, si cela crée des ghettos ailleurs; peu à peu le 9-3 se transforme, se peuple différemment et Val de Reuil (Eure) ou Saint Leu la Forêt (Val d'Oise) se paupérisent et commencent à accumuler " des familles pauvres, souvent monoparentales, issues uniquement de l'immigration, de même religion...". Supprimer les ghettos ici, les reconstruire ailleurs...

Non, il va falloir que Valls nous explique avec autre chose que des coups de menton, concrètement, comment il envisage cette politique de peuplement parce que franchement, pour l'instant, à part le beau discours démago, je ne vois pas. Vraiment pas.

Folie passagère 2629.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

J'adore !

Je sais bien que cela n'a rien à voir avec la semoule dans laquelle nous pédalons en ce moment, mais j'adore !



Bonne journée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2628.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 23 janvier 2015

Que la France bénisse Allah... mais pas l'Apôtre


Nous serions en guerre ? Non. Enfin, pas contre les muzz, n'est-ce pas... Contre les muzz radicaux, autrement appelés islamo-terroristes, peut-être, mais pas contre les muzz de France qui comme chacun le sait sont les dignes représentants d'une religion de paix, d'amour et de tolérance.

Tenez, d'ailleurs, les muzz de France, ils sont si attachés aux valeurs de la République qu'ils étaient appelés aujourd'hui par le Grand Mufti leurs autorités religieuses à prier pour la République lors de la grande prière du vendredi.

Que des centaines de jeunes, muzz pour l'essentiel, si j'en crois les médias, refusent de faire une minute de silence en hommage à Charlie, c'est embêtant mais faut pas généraliser, ça va s'arranger, Belkacem y travaille. 

Nous serions le pays de la liberté d'expression, un pays où il est permis de tout dessiner, de tout croquer, de tout caricaturer, même le sacré. La preuve: 4 millions de gens ont défilé pour dire qu'ils étaient Charlie et que vive la liberté d'expression. On a même eu un premier ministre qui, pour bien l'affirmer et dans un signe d'apaisement évident destiné à la communauté musulmane de France et du monde, n'a pas hésité à descendre les marches du perron de l'Elysée avec le dernier Charlie à la main, bien visible. Le dernier Charlie, celui avec en Une, encore une caricature du prophète (sans majuscule sinon Didier Goux me sermonne). 

On les aime si tant (c'est pas bien français, mais j'aime bien) que pour ne pas les choquer les muzz, pour ne pas risquer de troubler l'ordre public et parce que Vigipirate, la République interdit une manifestation contre l'islamisation; pas contre les muzz, contre l'islamisation, cépapareil et tant pis si quelques jours plus tôt, on autorisa 4 millions de Français à défiler.

Oui, les gars, faut vivre en bonne intelligence avec les muzz qui, avant d'être muzz, sont Français de sang, de papiers, de sol, peu importe, ils sont Français pour leur grande majorité (d'après les médias et les discours officiels), Français de France. France, république laïque, étendard de la liberté d'expression.

Et puis les muzz, on les aime bien chez nous, alors quand l'un d'entre eux écrit un bouquin et réalise un film à la gloire de l'islam de France, Qu'Allah bénisse la France, on serait quand même vachement culottés de ne pas le distribuer ce film. On en fait la promo sur les plateaux télé et les cinémas le diffusent. 

Alors, c'est vrai qu'on aurait tort de s'emmerder et de provoquer les muzz en allant voir L' Apôtre, un film qui raconte la conversion d'une jeune musulman de banlieue de France en chrétien de France. Le plus simple donc, c'était que dans certaines villes, les élus en interdisent la diffusion ou la reportent sine die; pour les grosses villes, comme Nantes, c'est la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure, aux ordres du Ministère de l'Intérieur) qui se charge de la besogne en demandant que le film ne soit pas diffusé estimant que " cette projection pourrait être perçue comme une provocation par la communauté musulmane ". Ou quand l'exception culturelle trouve sa pleine signification. 

Tant pis pour Charlie, tant pis pour la liberté d'expression, tant pis pour " l'esprit du 11 janvier " et les 4 millions de couillons qui ont marché ce jour-là. La concorde nationale n'a pas de prix, l'électorat muzz, lui par contre...

Folie passagère 2627.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Quand la Franc-Maçonnerie compare le FN à des fanatiques religieux


A Limoges, aux dernières municipales, la mairie est passée à droite, un maire UMP, franc-maçon, a été élu. Dans son conseil municipal,  3 élus Front National. Ce qui ne plait pas du tout, mais alors pas du tout, à la Franc-Maçonnerie locale, omniprésente dans la région, qui tient à le faire savoir. Le site Nouvelles de France (article à lire ainsi que les commentaires) s'est procurée la lettre envoyée par les Frères locaux à leur Frère et maire. Édifiant mais pas surprenant !

" Lettre Fraternelle

Mon très cher frère, de par ton engagement Maçonnique et Citoyen nous te savons tout comme nous profondément attaché aux valeurs de la République ainsi qu’au rejet du racisme, de la xénophobie et du communautarisme.

Nous avons pris le temps de la réflexion avant d’agir mais en cette période horriblement et sauvagement marquée par des remises en cause de plus en plus fréquentes, absurdes, violentes, inhumaines et barbares de ces valeurs qui nous rassemblent, nous souhaitons attirer ton attention sur un sujet qui nous tient à cœur.

La récupération et le détournement de l’idéal laïc par le front national illustre à notre sens une forme de détournement inacceptable de nos valeurs. L’intérêt, au demeurant récent, de ce parti d’extrême droite pour la laïcité, s’inscrit dans sa logique d’exclusion, alors que la laïcité vise au contraire à permettre l’expression de la diversité, dans le respect de la liberté de chacun, de ses idées et de ses convictions. Il s’agit manifestement d’une laïcité déformée, détournée, dont la rigueur n’affecterait pas également toute les religions, ce qui est inacceptable.

Par beaucoup d’aspect la démarche du front national est extrêmement proche de celle des fanatiques religieux ou politiques qui œuvrent pour détruire tout sens critique, toute capacité d’analyse et de doute aux hommes qu’ils arrivent à endoctriner.

L’extrémisme religieux comme celui du front national ont en fait un intérêt et des objectifs communs, restreindre les libertés et la lucidité de l’Homme pour mieux porter atteinte aux valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

A l’heure ou l’unité nationale est devenue si immensément forte, émouvante et profonde autour de ces valeurs pour se lever mains nues et le cœur sans haine face aux actes barbares et abjectes, à celle ou, à nos yeux, « Charlie » n’est ni policier, ni juif, ni dessinateur ni musulman mais ou il est simplement un Homme debout ayant ressenti en lui vibrer plus fort que jamais ces valeurs auxquelles toi et nous tenons tellement, il reste que le front national et ses idées tendent à se banaliser.

C’est contre cette banalisation que nous souhaitons lutter à travers cette lettre fraternelle.
Bien souvent les fanatismes sont arrivés au pouvoir par les urnes. En tant que républicains nous ne contestons en aucune façon la légitimité des élus du front national siégeant au Conseil Municipal mais notre sentiment est que doit être écartée avec la plus extrême vigilance toute opportunité de confier des responsabilités et du pouvoir aux représentants de ce mouvement.

Notre position résulte de la crainte que toute mission confiée ne puisse que contribuer à crédibiliser ce parti et à travers lui les idées nauséabondes qu’il promeut et donc à en faciliter la progression et l’expansion.

Il nous semble ainsi que si nous ne pouvons et ne devons rejeter aucun Homme, il nous est parfois nécessaire voir indispensable de rejeter leurs idées lorsqu’elles sapent le fondement même de nos valeurs et celui de notre République et donc de ne jamais leur donner l’opportunité de les promouvoir.

Cette démarche ne se veut ni critique, ni intrusive dans la conduite des missions du Conseil Municipal. Elle est simplement une démarche fraternelle autour et pour la défense de ce qui nous rassemble.

Très fraternellement.
Les Frères de la Loge « Amour et Progrès » "

Pas surprenant disais-je dans la mesure où cela me conforte dans l'idée que j'ai depuis longtemps à savoir que tant que le Front National n'aura pas les réseaux d'influences nécessaires pour asseoir son pouvoir, il ne sera jamais porté à la Présidence de la République et que si d'aventure il y parvenait, je ne lui donne pas un mois avant d'exploser en vol et à nous de retourner aux urnes !

( NB: à lire: Ces Francs-maçons qui nous gouvernent, L'Obs)

Folie passagère 2626.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

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