vendredi 31 juillet 2015

Une question d'honneur ! ( lettre ouverte au Président de la République )


" Monsieur le Président de la République,

Vous vous apprêtez à prendre une décision définitive sur la livraison des BPC Mistral que la Russie a commandé à la France il y a maintenant quatre ans.

Cette décision marquera votre quinquennat et engagera la réputation de notre pays. Elle aura des conséquences capitales sur notre relation multiséculaire avec la Russie, partie intégrante de la civilisation européenne, notre alliée au cours des deux guerres mondiales, aujourd’hui partenaire naturel et incontournable pour étouffer ce brasier du Proche-Orient qui nous menace.Cette décision dira au monde si la France reste ou non un grand pays, fier de ses savoir- faire, de son indépendance et fidèle à son Histoire. 

La décision russe de commander ces deux bateaux multifonctions à la France, pays pourtant membre de l'OTAN, témoignait d’une confiance particulière envers la patrie du général de Gaulle. Cette commande a permis de sauver les chantiers navals de Saint-Nazaire, des milliers d'emplois et un savoir-faire exceptionnel. C’était la démonstration de la volonté russe d’élargir la coopération à de nouveaux domaines liés aux hautes technologies. Elle donnait à la France la perspective de devenir un partenaire industriel majeur de la Russie, le seul pays industriel où nous détenions, avant les ineptes sanctions européennes, une part prépondérante de parts de marché dans les hautes technologies, l’aéronautique et le spatial. Cette commande a permis à des centaines de marins russes, à la conduite exemplaire, d’être formés pendant des mois en France et qui véhiculeront à l’avenir l'image qu'il vous appartiendra de donner de notre pays.

Ce contrat de 1,2 milliard d'euros est une remarquable réussite industrielle et a permis à des dizaines d’entreprises françaises et russes de coopérer harmonieusement et efficacement, laissant ainsi présager l'intérêt mutuel et le potentiel de la relation franco-russe. Aujourd’hui ces bateaux sont prêts, ils sont à quai, ils sont aux normes russes et portent les beaux et glorieux noms de Sébastopol et Vladivostok.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra alors expliquer aux Français pourquoi la France va perdre plus d'un milliard d'euros directement et des milliards indirectement alors que le système des sanctions européennes ne concerne pas ce contrat. Un milliard, c'est plus que le gâchis de l'écotaxe. C’est plus que la baisse des allocations familiales pour les classes moyennes mise en œuvre cette année. Un milliard à l’exportation, ce sont des milliers d'emplois hautement qualifiés,si précieux dans un contexte de chômage endémique. Certes, ce milliard pourrait, par quelques tours de passe-passe, n’apparaitre dans les comptes publics qu'après 2017. Mais dans tous les cas, c’est la France qui paiera, demain ou après-demain.

Si vous décidiez de na pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer au monde que la parole de la France peut être remise en cause en cas d’alternance, lorsque les nouveaux dirigeants sont plus sensibles aux pressions de pays qui eux ne transigent jamais sur leurs intérêts nationaux.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de conditionner cette vente à un contentieux russo-ukrainien qui n'a rien à voir avec ce sujet. Ces bateaux ne changent strictement rien à l’équilibre des forces, leur livraison ou non n’a pas la moindre influence sur les positions de la diplomatie russe et tout le monde prend conscience aujourd’hui que c’est bien le gouvernement de Kiev qui bloque le volet politique de Minsk 2.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer peut être un jour aux Français pourquoi des bateaux semblables, baptisés également Sébastopol et Vladivostok sortiront des chantiers navals russes, grâce à nous mais sans que nous n’en ayons perçu le moindre bénéfice économique.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux ouvriers , techniciens et ingénieurs le sens que vous donnez à la valeur travail quand il faudra casser ce qui a été construit pour rendre aux Russes leurs équipements installé à bord et cela aux frais des contribuables français.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra tout au long des prochaines années expliquer aux Français de ce que vous allez faire de ces deux navires invendables en l’état et dont l’entretien à quai coutera plus de 5 millions d’euros par mois.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de pousser au divorce entre les deux parties de la civilisation européenne, confirmant ainsi la faute politique de votre absence à Moscou aux cérémonies du 70 ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme pour laquelle le peuple russe a sacrifié plus de 25 millions des siens.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquez aux Français pourquoi vous refusez de coopérer avec la Russie, alors que vous vous enorgueillissez de vendre de armes offensives à des régimes obscurantistes qui nourrissent idéologiquement et matériellement le terrorisme islamique.

Monsieur le président, à la veille d’une décision historique, je rappelle à votre mémoire les paroles du général de Gaulle : "Pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger ".

Au plus fort de la guerre, le chef de la France libre avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen. 70 ans plus tard, chaque Russe la garde en mémoire comme le glorieux symbole de l’amitié entre nos deux pays. Il serait affligeant que pour les décennies à venir, vous laissiez se substituer à ce symbole le refus de livraisons de Mistral. "

Tribune de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France et de Thierry Mariani, député des Français de l’Etranger, Les Républicains, publiée sur le site Atlantico, le 31 juillet 2015.

Le seul truc qui déconne dans cette tribune que j'approuve de A à Z, c'est que des gens comme Thierry Mariani ou Nicolas Dupont Aignan puissent croire un instant que ce qui nous sert de Président ait un tant soit peu d'honneur...

Folie passagère 2864.
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jeudi 30 juillet 2015

La nouvelle folie de ChristianeTaubira


C'est à ce genre de petites choses que l'on se rend compte que l'on marche sur la tête et que Dam' Taubira est un sacré poison. 

Jusqu'ici, conduire sans être détenteur du permis de conduire était un délit passible d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende. Dam' Taubira, jugeant sans doute la chose trop sévère, a décidé de déclassifier l'infraction; de délit, cette faute deviendra simple contravention passible de 500 euros d'amende. Plus de passage chez le juge, plus de prison éventuelle (sauf récidive ou circonstance aggravante comme conduire en état d'ivresse), c'est ce que cette folle furieuse appelle la dé-judiciarisation des délits routiers telle que le prévoit son nouveau projet de loi à venir: " Justice au XXIème siècle " !

Pour le conducteur tenté par l'infraction, la gestion du risque devient minime: Passer son permis, c'est chiant, ça coûte quoi ? 1 500 euros, 2 000 euros, ça prend du temps, je suis pas sûr de l'avoir, Je risque quoi à ne pas l'avoir ? 500 euros d'amende, no problemo... Quand on connaît la fréquence à laquelle un conducteur qui ne fait pas trop l'andouille est contrôlé par la police, il y a vraiment peu de risques de se faire poisser...

Perso, en 32 ans de conduite, j'ai du me faire contrôler, de mémoire, 3 fois .

Dépénaliser, adoucir la peine, transformer ce qui hier était une faute lourde en faute légère, voilà le programme. Dans quel but ? J'ai eu beau chercher et lire, je ne vois pas et toutes les bonnes raisons évoquées par la chancellerie ne répondent pas à mon interrogation... Il paraît en tout cas que ce n'est pas du laxisme... Si elle le dit ... Qu'est-ce qui peut pousser cette femme-là à envisager ce genre de projets complètement déresponsabilisant et déculpabilisant ? 

On marche sur la tête disais-je... Pourquoi ? Parce que ce qui est tout aussi sidérant que cette idée débile, c'est de penser que des gens, un premier ministre, un Président, des conseillers et des technocrates puissent, qui sait, inspirer Taubira, en tout cas cautionner ses folies.

Folie passagère 2863.
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mercredi 29 juillet 2015

Jean Quatremer, un journaliste en colère. Voilà qui est rigolo !

(Albert Londres)

Il vous faut lire cet article de Libération, si vous en avez le temps. Il nous raconte, par le menu, comment Jean Quatremer, journaliste de son état, est en colère après les réseaux sociaux, après les internautes et finalement après tous ceux qui prennent la parole sur ces mêmes réseaux pour s'ériger en journalistes. Pour Quatremer, toute parole ne se vaut pas.Le journaliste bosse, enquête, étudie, a une connaissance " intime " du sujet et à ce titre ce qu'il dit compte, ce que vous ou moi pourrez dire ne sera que du superfétatoire, de l'approximatif, du ressenti etc, mais rien de rationnel, rien de " sûr ".

Pis, ce brave monsieur est en colère et s'énerve car il n'admet pas que son travail puisse être discuté, controversé, jugé, critiqué car forcément, " Ceux qui le prennent à partie en vociférant le font avec leur sentiment et leur passion, sans fait à leur disposition. "

L'article de Libération pose, pour une fois, parfaitement le problème et résume ainsi le courroux de Quatremer qui " reproche 3 choses aux réseaux sociaux: de mettre sur le même plan journaliste et internautes, de rendre visible une haine très minoritaire et de remplacer le débat par l’insulte. "

Ben oui, si depuis des lustres, les journalistes avaient bien fait leur boulot, à savoir informer objectivement, sans doute les internautes et autres glandus du web comme votre serviteur n'auraient pas eu le besoin et l'envie de se mettre à " jouer " les journalistes et de contester l'info officielle dispensée par l'élite médiatique. C'est bien parce que internet nous met à disposition sensiblement les mêmes informations que celles dont disposent les " journalistes " que chacun, aujourd'hui, peut produire de l'information. Et je comprends parfaitement que cela puisse perturber l'establishment. M'avait profondément marqué cette réflexion du président de l'association de la presse présidentielle ( rien que le nom, déjà, vaut coups de bâton ) lors d'une conférence de presse de Président. Devant la vacuité des questions posées à Président, il tweeta un truc du genre: " qu'Albert Londres nous pardonne ! ". Voilà qui en disait long sur l'état de déliquescence et/ou de vassalité au pouvoir de cette profession. Autre anecdote ? Que penser de Elkabach, vieille journalope s'il en est, qui, au micro d'Europe 1, ose débuter une ITW de Marine Le Pen par " N"avez-vous pas honte ? " Il n'était plus journaliste, au mieux procureur, au pis, petit Robespierre. Lorsqu'une vieille croûte comme Laurent Joffrin compare les catholiques intégristes à des salafistes, normal qu'il se fasse insulter en retour tant son affirmation relève soit d'un délire post-fumette soit d'une parfaire ignorance de ce que peut être un catho intégriste ( espérons qu'il ait une vague connaissance de ce que peut être un djihadiste) soit d'une provocation stupide. Dans les trois cas, Joffrin n'est plus journaliste.

Alors oui, les journalistes - et vous l'aurez bien compris ce n'est pas spécialement Quatremer que je vise - par leurs outrances, par les autorisations qu'ils se donnent et par leur manque flagrant d'objectivité ne récoltent en retour que ce qu'ils méritent; au choix: indifférence, insultes, les réseaux sociaux s'y prêtent bien, détestation voire de la haine... à force... Et oui, à force et malheureusement, les outrances de la profession font, qu'en réaction, plus aucun débat n'est possible avec ces gens-là, hors l'insulte. J'aimerais débattre avec Joffrin , Plenel, Elkabach ou Quatremer... Peine perdue, a-t-on déjà vu un journaliste admettre qu'il puisse avoir tort ? Non. Jamais. A-t-on déjà vu un journaliste faire son mea culpa pour une info qu'il aurait colporté ou transmise alors que selon toute vraisemblance, le pékin moyen savait qu'elle ne pouvait qu'être fausse ? Non, Jamais. Quatremer ou Julien Arnaud ont-ils dénoncé le fait qu'Edwy Plenel fraude le fisc avec Médiapart ? Non, jamais, la corpo se protège.

Le problème des réseaux sociaux, pour les gens comme Quatremer, c'est qu'effectivement ils ont libéré la parole. Chacun peut aujourd'hui dire ce qu'il pense puisqu'il ne pense plus grand bien de ce que peuvent leur raconter ceux qui sont supposés les informer. La confiance est rompue parce qu'internet nous permet souvent de démonter en deux coups de cuillère à pot les dires, les sous-entendus, les non-dits ou les assertions d'un journaleux. Où était Quatremer lors des émeutes récentes à Roubaix ? Quasiment aucun journaliste n'en a fait état; alors les réseaux sociaux s'en sont emparés... puis et seulement après, quelques  journalistes. Où était Quatremer lorsqu'il eut s'agit de dire oui nous nous sommes trompés, Eric Woerth ne méritait pas notre vindicte ? Nulle part. Où était Quatremer lorsqu'il eut été de bon ton que des journalistes ayant une connaissance intime du sujet démontrent qu'il était débile de grimer un ex-chef de l'Etat en Pétain et en Hitler ? Nulle part.

Les internautes, les twittos et les blogueurs, eux étaient là, et non seulement, devant ces mille et une non-informations flagrantes, ils ont su ouvrir les yeux mais ils ont su aussi se rendre compte de la désinformation dont étaient victimes ceux qui, hélas, se laissaient engourdir par une profession gauchisante à 85%. C'est au final (coucou Didier Goux) peut-être bien ce qui gêne le plus Quatremer: Les journalistes n'ont plus le monopole de l'information. Les internautes et consorts font aussi l'information; et hélas pour eux, aucun ne bénéficie d'un abattement fiscal de 7 500 euros.

Alors, qui sait, Quatremer est peut-être un bon journaliste puisqu'il nous le dit, l'important est qu'il comprenne que la profession à laquelle il appartient mérite tout notre courroux et parfois notre haine tant elle a réduit à rien du tout la noblesse de l'art qu'elle était sensée défendre et porter. Il serait temps que la profession dont il est un digne représentant se remette en question car sinon, sous peu, elle ne vaudra plus un clou, n'aura plus l'oreille du public; à charge pour ce dernier de s'informer et c'est tant mieux, internet est là pour ça !

Folie passagère 2862.
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Le changement, c'est: 1 068 800 chômeurs de plus en 3 ans !


Ainsi le nombre de chômeurs en catégorie A n'aurait augmenté que de 1 300 au mois de juin 2015. C'est peu et c'est sans aucun doute le résultat des politiques menées par nos champions. Bon, okay, si Pôle Emploi n'avait pas subitement modifié sa méthodologie, nous aurions eu 10 000 chômeurs de plus. Cela aurait fait tâche, n'est-ce pas ? Remarquez, tout le monde a été honnête et on a bien pris soin de nous dire que la méthode de comptage avait été changée. C'est ce qui s'appelle de la transparence. Voilà.

Alors certes, nombreux sont ceux qui crient au scandale, qui s'étonnent que Pôle Emploi ait attendu si longtemps pour apprendre à mieux connaître ses clients (sic) et ils ont  raison. Le gouvernement nous prend des cons, mais ça aussi, on le savait déjà. Devant cette honteuse manipulation des chiffres qu'il reconnait pleinement, le gouvernement va faire le dos rond, attendre que cela se passe, et hop, dans deux ou trois mois, on aura oublié cette nouvelle façon de compter qui permettra par la suite de minimiser le nombre de chômeurs. C'est bien vu !

En attendant, la France, toutes catégories confondues, compte tout de même, à fin juin 2015, 6 073 600 chômeurs !

soit 17 000 de plus qu'à fin mai 2015,

soit 358 700 de plus qu'à fin juin 2014,

soit 661 900 de plus qu'à fin juin 2013,

soit 1 068 800 de plus qu'à fin juin 2012 !

Et ça, ce n'est pas Pôle Emploi qui le dit mais l'Insee.

Allez, bonne journée, même en Socialie !

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mardi 28 juillet 2015

Le communiqué de l'Elysée qui pue



Il y a quelques temps, c'était en février, Président, en son palais, recevait avec tous les honneurs deux représentantes des forces kurdes qui venait de mettre, après bien des mois d'âpres combats, une pâtée à Daesch dans la ville de Kobané, Et nos médias de titrer: " François Hollande a reçu, pour la première fois, des représentants de la principale organisation des Kurdes syriens, le PYD, dont la branche armée a vaincu les djihadistes de l'EI à Kobané. Ils demandent un soutien accru de la France ", " Les héros kurdes de Kobané, reçus par François Hollande ". Les photos parues, à cette occasion, sur le site de l'Elysée, ne laissaient aucun doute sur la bienveillance de Président pour ces combattants du PKK., branche PYD.

Il y a quelques jours des attentats ensanglantent la Turquie, attentats revendiqués par l'EI. La Turquie d'Erdogan, qui jusque lors soutenait sans le dire ouvertement l'auto-proclamé Etat islamique, voit rouge et décide, enfin, de frapper les positions de l'EI. L'aviation turque en profite, au passage, pour bombarder des positions kurdes du PKK. Il est vrai que si, vis à vis de Daesch, Erdogan a toujours eu une position plus qu’ambiguë, il en va tout autrement avec les kurdes, les ennemis jurés. Dans la foulée, Erdogan et ses sbires décident d'arrêter un peu partout dans le pays et massivement des gens présentés comme des djihadistes. Plus de 500 arrestations ! On s'étonne qu'elles ne soient pas intervenues plus tôt ces arrestations. Là aussi, au passage, Erdogan en profite pour faire arrêter tout aussi massivement des kurdes de Turquie.

Hier ce qui nous sert de Président a eu un échange téléphonique avec Erdogan, échange qui donna lieu à la parution du communiqué officiel suivant:

" Le Président de la République s’est entretenu au téléphone avec le Président turc Recep Tayyip Erdoğan. A la suite de l’attentat meurtrier de Suruç le 20 juillet, les deux présidents ont réaffirmé leur détermination à lutter contre toutes les formes de terrorisme, et, comme ils en étaient convenus lors de leur entretien du 21 juillet, à renforcer la coopération entre la France et la Turquie en ce domaine.
Les deux présidents ont par ailleurs fait un point sur la situation en Syrie. Le Président de la République a remercié son homologue pour l’action vigoureuse menée contre Daech et pour le renforcement de l’engagement de la Turquie aux côtés de la Coalition.
Dans ce contexte, le Président de la République et le Président Erdoğan invitent les forces d’opposition syrienne qui peuvent contribuer à la transition politique à approfondir leur dialogue, au service d’une Syrie libre et unie. "

Vous noterez qu'aucune allusion n'est faite du problème kurde et que les héros d'hier semblent avoir été oubliés... Les Kurdes peuvent bien se  faire arrêter et pilonner par l’aviation turque, voilà qui ne semble pas poser le moindre problème à Président. Vous aurez noté que " les deux présidents ont réaffirmé leur volonté de lutter contre toutes formes de terrorisme ", voilà qui, sans le dire mais tout à fait officiellement, place sur le même pied d'égalité Daesch et les Kurdes...

Ce qui nous sert de Président est... Par les temps qui courent et tenant à garder ce blog ouvert le plus longtemps possible, qu'il me soit permis de ne pas dire explicitement ce que je pense d'Hollande.

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lundi 27 juillet 2015

Crise agricole: Les éleveurs tapent-ils au bon endroit ?


Malgré les annonces gouvernementales, les éleveurs continuent de mettre un peu le bazar partout; preuve s'il en est que les réponses apportées par les autorités ne conviennent pas: normal, me direz-vous, cautère sur jambe de bois n'a jamais servi à rien. Ceci dit, il  y a deux trucs qui me chiffonnent.

Le premier, c'est que j'ai beau comprendre parfaitement les éleveurs, il y a certaines méthodes que je n'apprécie pas tant elles pourraient être celles de bandits de grands chemins ou tout au moins de vandales sans scrupules. A midi, on nous montrait des éleveurs en colère arraisonner deux camions espagnols et piquer les 40 tonnes de mandarines pour aller le refourguer, nous a-t-on dit, aux restos du cœur. Personnellement, je n'ai rien vu d'autres que des gars entrain de voler un chargement, le fruit du travail d'autrui et en disposer comme bon leur semblait. Ailleurs, deux camions transportant du lait piratés, il n'y a pas d'autres mots, et la cargaison, des milliers de litres de lait, déversée sur la chaussée. Du vol, ni plus, ni moins. Les transporteur faisaient leur boulot, des gens avaient travaillé pour faire pousser ces fruits, les cueillir et les expédier et les voilà dépossédés d'une partie de leur gagne-pain. Des agriculteurs avaient élevés des vaches pour produire du lait, les voilà eux aussi volés. Qui paiera  le manque à gagner ? Ailleurs encore, nous avons vu des éleveurs se permettre d'interdire l'accès à notre territoire à plus de 300 camions étrangers sans que cela ne pose de problèmes à personne. Depuis quand, jusqu'à quand, va-t-on tolérer que des gens, souvent téléguidés par des syndicats corporatistes, et au motif qu'ils sont en colère, mettent ainsi le bronx, s'érigent le droit de décider qui peut ou ne peut pas rentrer sur notre territoire et commettent en toute impunité ce qui n'est rien d'autre que du pillage, de la destruction de biens d'autrui ou du vol ?

Alors, vous me direz, s'ils en arrivent à de telles extrémités, c'est parce qu'ils n'en peuvent plus et qu'ils n'ont pas d'autres moyens pour se faire entendre. Soit. Mais en ce cas, ce n'est pas au travail et la liberté de circuler des autres qu'il faut s'en prendre, mais bien à ceux qui ne les ont pas entendu, en l'occurrence, le gouvernement. Alors, qu'ils s'en prennent au gouvernement ! Qu'ils pourchassent les ministres en déplacement ! Qu'ils sifflent et huent Président et sa clique ! Qu'ils déversent leurs tonnes de gravats ou de fumier dans les préfectures ou devant Matignon et l'Elysée. Nos z'élites auront ce qu'elles méritent... si tant est que les éleveurs aient le courage de s'en prendre à " aussi " forts qu'eux. Et que dire des autorités qui laissent faire de crainte que la situation s'envenime sur nos routes et à nos frontières. D'un côté des fouteurs de merde, avec des tonnes d'excuses, certes, de l'autre des autorités et un gouvernement qui laissent faire... Voilà qui me chiffonne...


Le deuxième truc qui me chiffonne dans cette crise agricole, c'est ce que le gouvernement prend bien soin de ne pas mettre trop en avant; et je suis même surpris que les éleveurs ne le fassent pas plus eux aussi: Il s'agit des conséquences de la crise ukrainienne... Pour punir Poutine, l'UE, et donc le gouvernement français, a décidé de sanctionner la Russie. En réaction, et bien naturellement, Poutine a décidé de mettre en place un embargo sur bon nombre de produits agricoles. Dont, par exemple, le porc. Selon le ministère français des Affaires étrangères: " En 2014, les mesures de rétorsion russe ont provoqué une diminution de 23 % des exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires qui s’établissent à 586 millions d’euros contre 760 millions en 2013 ". Selon NOS douanes, pour les 5 premiers mois de 2015, les ventes françaises de produits transformés à base de viande ont reculé de 73 %, passant de 20 à 5 millions d’euros, et celles de produits laitiers de 78 %, de 37 à 8 millions. Non seulement cet embargo russe pénalise nos exportations mais compte-tenu qu'il s'applique à toute l'Union, il a stimulé la concurrence entre pays européens: chacun cherchant à écouler ses productions en pratiquant, si nécessaire, dumping et versements d'aides à ses agricultures nationales. C'est donc la double peine pour les filières d'élevage françaises: les voici confrontés à une réduction de leurs débouchés à l'exportation vers la Russie et à une concurrence accrue, voire sauvage, de nos propres partenaires européens ! 

Qui sait par exemple que pour le porc, l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés internationaux. Et nos éleveurs de porc de se battre et bloquer les routes pour obtenir 5 à 6 centimes de hausse ! Qui sait que cet embargo a provoqué un report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande et a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30 % au niveau européen ?

Et nous de nous poser la question de savoir si le gouvernement français (et l'UE), lorsqu'il a approuvé les sanctions contre la Russie, a bien mesuré l'ampleur des répercussions de celles-ci. Parce que oui, il y a bien une crise énorme dans les filières françaises d'élevage, une crise structurelle qui mériterait bien des Etats Généraux de la profession, mais cette crise structurelle s'est doublée et aggravée soudainement, par la simple volonté de nos dirigeants, d'une crise conjoncturelle directement liée à ces fumeuses sanctions, crise pour laquelle nos éleveurs, pour le coup, n'ont aucune responsabilité ! N'est-ce pas là une raison de plus, voire suffisante, pour que nos éleveurs, au lieu d'emmerder ou de dévaliser les lambdas qui passent, s'en prennent avec force à ceux qui ont une large responsabilité dans leurs malheurs à savoir Président et son gouvernement ?

Il est temps que les agriculteurs tapent au bon endroit !

(NB: Pour les chiffres annoncés, sources: Association française de la transformation laitière (Atla), Fédération nationale porcine (FNP), La Croix, Ministère des Affaires Etrangères )

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dimanche 26 juillet 2015

La GPA, c'est que de l'amour...


Quel beau reportage que celui qui nous a été offert par France2-Télé-d'Etat  aujourd'hui vers 13h15. Ça causait de la GPA et c'était vachement bien fait, que pour un peu, on aurait tous eu - enfin ceux qui, pour cause d'homosexualité, ne peuvent pas avoir d'enfant - envie de vivre cette expérience "merveilleuse".

Rappelons, des fois que certains ne soient pas au courant, que la gestation pour/par autrui est interdite en France. C'est pour cela que certains couples homosexuels, parfois hétérosexuels, vont à l'étranger se faire faire un bébé par une femme au ventre à louer accueillant. Le reportage, baptisé Deux hommes et un couffin, nous racontait l'histoire de deux homos parisiens, forts sympathiques au demeurant, qui avaient décidé d'aller chercher un bébé aux States. On nous parla du cheminement des deux loulous et de la décision mûrement réfléchie d'aller enfanter par procuration. Décision prise, économies verrouillées, nos deux tourtereaux, ensemble depuis une dizaine d'années, portent, grâce à une agence spécialisée, leur choix sur une nana américaine, plutôt jolie, mariée à James, un mécanicien, et déjà mère de deux enfants. La nana nous explique qu'elle " aime être enceinte " et que ne voulant plus d'enfants pour son propre couple, elle avait décidé de porter des enfants pour autrui. Une sorte de mission qu'elle s'était donnée: rendre d'autres heureux en leur permettant d'obtenir ce que la nature avait refusé de leur donner. " C'est gratifiant " répétera-t-elle deux fois... Altruisme quand tu nous tiens...

Tu m'étonnes; nous apprenons à ce moment que l'enveloppe globale consacrée par nos deux Parisiens à ce projet se monte à 100 000 euros dont 22 000 serviront à la "gratification" du couple américain.

Enfin bref, et tout ce beau monde de sympathiser; y compris avec les parents de la belle américaine. Quant aux parents de nos deux papas français, on nous montrera que même si ça coince au début, l'amour finit toujours pas l'emporter... C'est beau...

Les deux futurs papas et la porteuse avaient pris néanmoins et conjointement quelques précautions afin qu'il n'y ait pas de liens biologiques entre eux. Ils feront appel à une donneuse d'ovocytes, donneuse anonyme mais choisie sur catalogue et rémunérée 6 000 euros. Reste plus aux deux papas qu'à fournir, chacun, un peu de sperme. Un labo se charge de trier les bons et les mauvais spermatozoïdes puis on mélange le tout, bons spermatos et ovocytes, et une fois, la fécondation enclenchée, on implante le machin dans le ventre de la porteuse, porteuse qui n'aura donc aucun lien génétique avec les deux papas. Génial, il suffisait d'y penser. Bon, il faudra tout de même que la nana se fasse piquouzer tous les jours pour éviter un possible rejet et roule ma poule...

En résumé et à ce stade, nous avons: une mère porteuse avec mari compréhensif, une donneuse d'ovocytes sur catalogue, deux papas français et... une paire de jumelles en gestation ! Globalement, malgré une petite frayeur, la grossesse se passe bien, la porteuse a bien quelques nausées et marre des piqûres anti-rejets mais ça va. Grâce à internet, de Paris, et par vidéo, les deux zozios peuvent suivre la grossesse. ils vont même deux, trois fois, là-bas pour se familiariser avec leurs futures filles. Et vous, - c'est tellement bien fait - vous partagez ce moment intense de la première écho; peut-être bien que vous versez une petite larme lorsque, comme les papas, vous entendez le cœur des belles battre à l'unisson. C'est beau... Et puis vient la délivrance... Au bout de huit mois, la belle américaine met bas et les deux magnifiques jumelles n'ont plus qu'à tomber dans les bras des deux papas. Papas qui aussitôt arrivés à la maternité se glisseront chacun dans un lit pour porter et câliner les deux merveilles; dès lors, la porteuse est évincée... Nées avec un mois d'avance, les deux papas doivent rester un peu aux States, le temps que les poupées se rétablissent, ils iront habiter chez la gentille mère de la porteuse qui leur apprendra les rudiments du métier de papa-mère...

Puis retour en France où les deux papas et les deux puces passent la douane de Roissy sans problème. Nées aux USA de papas français, no problemo, légalement, ça passe... Les familles sont à l'arrivée; joie, pleurs, émerveillement, youpi ! Ne reste plus aux deux papas que d'installer leurs filles dans cette belle chambre qu'ils ont depuis de long mois pensée et aménagée... A eux la belle vie, aux deux papas... papas de deux belles filles: Olympe et Colombe !

Elle est pas belle mon histoire ? Bien sûr que si, elle est belle même si succinctement racontée. Parce que tout a été fait, filmé et suffisamment bien raconté dans ce reportage pour que l'histoire soit présentée comme aussi belle que simple. La GPA, c'est simple comme deux papas qui ont les moyens, des employeurs supercools, des familles forcément compréhensives et ouvertes à la modernité et qui ne se posent pas de questions sur l'absence d'une mère, une jolie américaine, une loi locale super facilitante, des équipes médicales acquises à la cause et ... une science sans forcément beaucoup de conscience.

Que les opposants à la GPA soient donc rassurés, la GPA, c'est pas la mère mer à boire. La GPA, c'est que de l'amour et c'est simple comme un reportage de France 2 ! Compris ?

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samedi 25 juillet 2015

Moi, je dis: Bienvenue au Roi d'Arabie Saoudite à Vallauris !

(baie de Vallauris-Golfe-Juan)
Tiens et bien pour une fois, je n'irai pas dans le sens de certains de me confrères blogueurs et de nombreux Français...

Il y a le roi des bédouins qui vient passer quelques jours de vacances à Vallauris, là où il possède une magnifique villa; enfin, villa, disons plutôt un ensemble résidentiel somptueux... Avec en contrebas, une petite plage publique, dite plage de la Mirandole. Cette petite plage sera fermée au public pendant tout le séjour du roi d'Arabie Saoudite. Alors forcément, on se déchaîne, on crie au scandale: Quoi, privatiser une plage pendant quelques jours et tout ça pour un bédouin et sa cour ! Shocking et pétitions en série. 

Bon okay, tout ne semble pas avoir été fait dans les règles de l'art et certains aménagements auraient été réalisés sans que toutes les autorisations aient été obtenues... C'est gênant mais pas de quoi en faire un plat. C'est tous les jours, qu'en France, des proprios, fortunés ou pas, prennent quelques libertés avec les codes d'urbanisme et autres machins réglementaires et personne ne s'en offusque plus que cela. Au mieux, un procès qui s'étale sur des années a lieu et, au bout du compte, le contrevenant est condamné à remettre en état et hop ! on oublie... C'est exactement ce qui est arrivé dernièrement à Inès de la Fressange, obligée de faire détruire l'extension illégale de sa maison... Le bédouin a fait construire un ascenseur, avec, paraît-il l'accord de la préfecture. Estons et bien longtemps après qu'il soit rentré en son royaume, peut-être obtiendra-t-on la destruction du truc.

Deuxième élément, on nous dit que on n'a pas à privatiser un espace public pour qui que ce soit. Moi je veux bien mais que ceux qui invoquent cet argument veuillent bien, par le menu, faire le compte du nombre d'espaces publics réquisitionnés ou privatisés chaque année pour tel richissime particulier qui veut se faire mousser ou marier son fils ou sa fille ou pour des événements festifs à la gloire de telle ou telle entreprise. Je me souviens d'un après-midi et d'une soirée  dans la galerie des glaces du château de Versailles privatisée par un grand fabricant d'électro-ménager désireux de faire plaisir à ses meilleurs clients: C'était somptueux, magnifique et rapporta quelques dizaines de milliers d'euros au Château. Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu qui que ce soit se plaindre... Et le château de Versailles, comme le Carrousel du Louvre, comme le Trianon, comme... sont plusieurs fois par an privatisés... Qui pour s'en plaindre ? Personne.

Troisième élément... je lis un peu partout et entends, à l'instant encore sur Itélé, que la plage de Vallauris allait être privatisée pendant 15 jours. Et que nous montre-t-on ?  La petite plage de la Mirandole, soit approximativement 100 mètres de plage sur les 3,5 km de plage que compte la baie de Vallauris-Golfe Juan. Et on nous bassine avec ça ? Le gars débarque avec, selon les versions, entre 500 et 1 000 personnes qui pendant environ 15 jours vont déverser sur la ville et la région des liasses de billets; cela ne vaudrait-il pas ce mini sacrifice d'amputer de 100 mètres l'espace public ? Les commerçants, tous ceux qui sont interrogés, ont eux bien compris tout l'intérêt de cette visite, pour eux comme pour la région.... Lorsque je bossais à Genève, j ai vu de mes yeux vus ce qui se passait quand une fois, le prédécesseur de l'actuel Bédouin, a débarqué... Toute la ville s'était mobilisée et personne ne loupa quoique ce soit des comptes-rendus journalistiques sur les folles dépenses du bonhomme et de sa cour.

On me dit que la mairesse de Vallauris n'est pas tout à fait contente du déroulement des préparatifs de la visite du roi... mais c'est bien sûr... Combien la ville touche-t-elle d'impôts fonciers pour la propriété royale... Marrant, ça, elle ne l'a dit à personne et surtout pas aux journalistes... Qu'elle continue à se plaindre, les grincheux avec, et l'on verra si, lassé par tout ce chahut, sa majesté bédouine décidait de plier les gaules, d'abandonner sa casba locale pour rentrer définitivement sous sa tente... Les mêmes pleureront, discrètement, et sans doute la mairesse sera-t-elle débarquée aux prochaines élections !

Non, non, arrêtons les conneries, les gens; je crains, pour une fois, que cette polémique stupide ne soit quelque peu liée à la personne même du touriste en question. Un monarque même pas élu par son peuple ! Un arabe enturbanné, que diable, c'est nettement moins glamour qu'un Clooney ou qu'un Tony Parker privatisant le château de Vaux-le-Vicomte pour convoler... Et puis l'arabe en question, il est riche, il a des dollars à ne plus savoir quoi en faire, alors, si il pouvait nous acheter quelques Rafale, quelques hélicoptères et pourquoi pas un TGV pour faire le tour de son royaume, on ne va pas cracher dessus, voilà qui vaut bien la privatisation, pendant 15 jours, d’environ 2,8% de la baie de Vallauris-Golfe Juan,  Non ?

Ne soyons pas bégueules, hélas, nous n'en avons plus les moyens !

Folie passagère 2857.
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vendredi 24 juillet 2015

Dix parlementaires français " libres " en Crimée

Le parlementaire de Crimée Vladimir Konstantinov (à gauche) avec son homologue français Thierry Mariani le 23 juillet 2015 à Simferopol 

Nous sommes en démocratie, nous dit-on; dès lors, les parlementaires sont les représentants du peuple et à ce titre, ils sont libres d'aller ou bon leur semble. Ils sont ( ou tout de moins devraient-ils l'être ) les yeux et les oreilles de ceux qui les ont élus. Ne pouvant se contenter des discours officiels et parce qu'ils bénéficient de quelques facilités dont ne disposent pas les citoyens lambda, ils se doivent d'aller sur le terrain constater de visu ce qui se passe, que ce soit en France ou à l'étranger. Aucune loi et règlement ne restreint à ce jour les déplacements de nos représentants. Ils peuvent même, à l'improviste et sans prévenir qui que ce soit, débarquer dans la plus infâme de nos prisons...

Ces droit de visites et de libre circulation semblent encore plus nécessaires lorsque à propos de telle ou telle situation, les versions des autorités en place ne semblent pas recueillir un consensus largement majoritaire dans la population.

Et c'est exactement ce qui se passe depuis quelques temps. Il y a peu, 4 parlementaires français, 3 de droite et un socialiste, faisaient le voyage à Damas pour voir ce qu'il s'y passait, de visu, et rencontrer Bachar El Assad. Cette visite, financée sur leurs fonds propres, fut sévèrement critiquée par la gauche: On ne fraye pas pas avec l'ennemi désigné par Président. Plus récemment, c'est le député Poisson (PCD) qui lui aussi rendit visite à Assad. Là aussi la visite, peut-être moins médiatique que la précédente, fut sévèrement critiquée par la gauche, le président de l'Assemblée Nationale et Fabius.

Et rebelote ces jours-ci avec la visite d'une dizaine de parlementaires français en Russie et en Crimée. Crénom, en Crimée ! En terre ukrainienne " annexée " par l'affreux Poutine ! Voilà qui devait forcément rester en travers de la gorge de tous ceux qui soutiennent l'Ukraine de Porochenko ! L'hystérique de Matignon s'insurge, Fabius monte au créneau en se disant " choqué " et invoquant une violation du droit international, Bruno Le Roux aboie et Bartolone aura tout fait pour les en dissuader; sans succès. Tout juste si ces parlementaires français ne sont pas accusés de collaboration avec l'ennemi ! Tous d'évoquer que cette visite sera inévitablement, localement, utilisée à des fins de propagande par Moscou et les séparatistes. Possible, localement... Je doute néanmoins que des gens comme Thierry Mariani ou Jacques Myard, vieux habitués de ces voyages " pouvant nuire à la diplomatie de leur propre pays " se laissent abuser par ce qu'ils verront ou ce qui leur sera donné de voir; pas des perdreaux de l'année ces deux-là !

Et oui, cela ne plait pas à Président et à sa clique de voir des parlementaires " libres " aller directement au contact, sur le terrain, se rendre compte par eux-mêmes car refusant de se satisfaire de la seule position de l’Exécutif. Tout le problème, c'est que ces visites non avalisées par la Socialie se multiplient: Pas moins de trois en moins de trois mois, deux en Syrie, une en Crimée. Le dernier précédent remontant à ... 2002 avec la visite de 3 députés français en Irak, députés qui n'étaient pas convaincus par le discours ambiant sur la détention par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Hollande, alors premier secrétaire du PS, jugea cette initiative " étrange et stupéfiante " !

Ces visites révèlent néanmoins deux choses choses importantes: La première, et pour reprendre ce que disait Hollande en 2002, c'est qu'elles montrent que " les parlementaires manquent d'informations sérieuses et fiables " sur la situation en Syrie ou en Ukraine, le même Hollande qui suite à cette même visite de 2002 réclamait un débat parlementaire pour éclairer la représentation nationale ! La deuxième chose importante, c'est que ces voyages non autorisés révèlent au monde que la diplomatie française, domaine bénéficiant généralement d'un consensus politique large, est de plus en plus contestée par la représentation nationale, donc par les Français. Comment pourrait-il en être autrement... quand on se souvient des déclarations fracassantes mais dénuées d'effets de Président et de Fabius sur la Syrie ou sur l'Ukraine ...

Non, non, monsieur Le Roux, contrairement à ce que vous éructez, ce n'est pas une honte que dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes.Ce n'est pas une soumission à la Russie de Poutine et ce n'est pas une une honte pour le Parlement français. C'est tout à l'honneur de ces députés " libres " que d'aller voir par eux-mêmes ce qui se passe ailleurs. Que cela vous plaise ou non.


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Ainsi font, font, font...

Oui, nous sommes en plein crise agricole. La preuve en image avec cette photo prise hier à Dijon:



Hors-sol, vous dis-je. Hors-sol sont ces gens actuellement au pouvoir.


On me dit dans l'oreillette que ce ainsi font, font, font serait en Bourgogne une tradition... Oui, je veux bien, mais jouer aux marionnettes quand les éleveurs sont dans la rue et que nous sommes en pleine crise agricole... il y a quelque indécence à cela. Je trouve. Enfin, l'important c'est de voir que Président a l'air ravi et que son ministre du travail aux six millions de chômeurs est heureux.

Quelques prix relevés: 

- Clos de Vougeot Grand Cru Le Grand Maupertui 2012: 150,00 euros la bouteille,
- Clos de Vougeot Grand Cru 2013, Tortochot: 115,00 euros,
- Clos de Vougeot Grand Cru 2011, Drouhin Laroze: 105,00 euros
- Clos de Vougeot Grand Cru 2010, Berstein Olivier: 265,00 euros

Le revenu moyen d'un éleveur bovin en 2014 s'établissait à 14 500 euros/an, celui d'un éleveur porcin à 22 100 euros/an. Toute filières confondues, le salaire moyen d'un éleveur s'établit, pour 2014, à 24 400 euros par actif non salarié, soit environ 2 000 euros/mois avant prélèvements obligatoires. Source: WebAgri

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