dimanche 31 août 2014

Plus c'est gros, plus ça passe


Jean-Christophe Cambadelis, ce matin, visiblement ensuqué de la veille, lors de son discours aux universités d'été des socialistes:

" L'Europe doit le reconnaître, c'est la France qui porte l'Europe ! "

Folie passagère 2434.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 30 août 2014

Naufrage en Socialie !




Il y a peu, la gaucholalie toute entière se moquait des divisions et des embrouilles au sein de l'UMP. Certes il y avait de quoi, à ceci près que l'UMP n'est pas au pouvoir. Alors autant dire que le naufrage du Parti Socialiste auquel nous assistons, quasiment en direct, pourrait à notre tour nous faire rire si ces gens-là, ces humanistes en carton pâte, ces progressistes aux ego boursouflés, n'étaient pas ceux qui sont censés diriger notre pays depuis un peu plus de deux ans. Hélas, si, ils dirigent ! 


Mais qu'a-t-il pu se passer pour que ces gens qui avaient absolument tous les pouvoirs (AN, Sénat, Régions, grandes villes, etc...) et donc logiquement tout pour entreprendre et réussir en soient réduits à s'invectiver, à huer leur premier ministre, à perdre magistralement les élections municipales puis européennes, à défier leur Président, à contester les décisions gouvernementales, à menacer de ne pas voter la confiance d'un nouveau gouvernement quasi mort-né, à prendre l'exact contre-pied de la parole présidentielle,... Que s'est-il passé pour que celui qui était arrivé en 3ème position aux primaires socialistes, devenu ministre de premier plan, soit limogé comme un malpropre et accueilli en héros à La Rochelle, pour qu'un ministre de l'Education à peine nommé prenne lui aussi la porte avant même d'avoir assumé une rentrée scolaire ? Que s'est-il passé pour que le deuxième premier Secrétaire du parti socialiste en moins de deux ans en soit à évoquer "un renversement de gouvernement"? Que s'est-il passé pour que ces gens-là en soient à fustiger notre principal partenaire économique, l'Allemagne, afin de masquer leur propre médiocrité et leur incompétence ? Pourquoi, jusqu'à présent, sorti du mariage zinzin, absolument rien de concret ne peut être mis à leur actif ? Pis, pourquoi ont-ils été incapables jusqu'à aujourd'hui de prendre la moindre décision significative et efficace pour redresser économiquement le pays ? Pourquoi les quelques réforminouchettes engagées, comme la réforme bancaire, sont-elles sans effets ? Comment ces gens, supposés intelligents puisqu'ils ont été élus (smiley) ont-ils pu à ce point se laisser berner par un homme, Président, dont les "amis" les plus proches ne cachaient à personne la nullité et l'inconsistance ?

En deux ans, le parti socialiste et ses adhérents dont le nombre a chuté de 25 000 n'est plus que l'ombre de lui-même. Les triomphateurs de mai 2012 font aujourd'hui pale figure et raseraient les murs s'ils avaient la moindre once d'humilité et de décence.

Que s'est-il passé ? Les réponses sont nombreuses mais il en vient une - peut-être la principale - à l'esprit de tous: elle tient en la personne même de François Hollande. "Le problème, c'est lui" titre le Figaro à juste titre car il porte la responsabilité de ce naufrage. Fuyant les conflits, n'osant jamais trancher, ayant enfumé au Bourget la base, incapable de prendre la moindre décision, nommant à des postes sensibles des personnes clivantes ou incompétentes, reniant ses promesses, menteur comme un arracheur de dents, se satisfaisant de réformes sociétales quand chaque mois entre 10 000 et 26 000 personnes viennent grossir le rang des 6 millions de chômeurs que compte désormais le pays, détricotant par simple esprit de revanche les quelques bonnes mesures prises par son prédécesseur, se condamnant lui-même à la risée nationale quand il promet des inversions de courbes impossibles, se mettant en scène, ridicule, sous la pluie à Sein, se contentant de commémorer à tour de bras quand le pays continue de s'enfoncer dans la crise et que son propre gouvernement sombre, se ridiculisant sur un scooter quand le pays a besoin d'un véritable chef d'Etat, etc, etc, etc... voilà à mon sens la principale raison du naufrage en cours du parti socialiste; ils attendaient un chef capable de redresser le pays avec des idées de gauche et un programme de gauche ils auront eu une marionnette qu'ils n'auront pas réussi à manipuler laissant ce soin à d'autres. Ils voulaient la gauche - du moins c'est ce qu'ils affirmèrent - ils auront eu un social-démocrate ou un social-libéral, c'est selon, qui mettra un peu plus d'un an pour faire son coming out.

Les socialistes ne se reconnaissent plus car ils ne peuvent pas - c'était pourtant prévisible - se reconnaître dans celui (et ses équipes) qui devait incarner le changement dont il était le promoteur. Le miroir s'est brisé sous les coups de la réalité. Le projet est trahi, les valeurs de gauche ont été trahies. Dès lors, perdus, ils ne savent, comme à leur habitude, comme au temps du congrès de Reims, que se déchirer, se diviser, s'éclater en autant de courants que de leaders minimo que compte le parti. Les socialistes ne se reconnaissent plus car pour se ré-identifier, il faudrait au préalable qu'ils avouent aux Français et à eux-mêmes qu'ils se sont trompés sur l'homme Hollande, celui qu'ils ont tous soutenu, celui à qui ils doivent, par sa victoire du 6 mai, leurs fauteuils sous les ors de la République. P'tain de crise d'identité !

Ce spectacle qui nous est offert par la gauche devrait, à nous gens de droite, donner l'occasion de bien rigoler, même pas tant cela est pitoyable, tant la catastrophe François Hollande était prévisible, tant ce qu'il advient du pays depuis est préoccupant.

Et dire que Président n'a pas encore effectué la moitié de son mandat... 

Folie passagère 2433.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

La France, c'est nous !

Jeudi, je vous montrais la nouvelle bannière de la page Facebook du ministère dont Belkacem est devenue cheftaine. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela n'est pas passé inaperçu et nombreux sont les internautes et autres twittos, moi le premier, qui s'en sont offusqués ou qui ont pris un malin plaisir à ironiser dessus, genre la France n'est plus tout à fait la même... 

Ceci dit venant de l'éduc' nat, cette bannière n'a rien d'étonnant, la provocation, ils connaissent. Il fallait cependant, c'était quasiment attendu, que SOS Racisme intervienne. C'est fait avec la bêtise crasse mais révélatrice que l'on est en droit d'attendre d'eux. Voyez:

Fallait oser, ils ont osé !

Vous l'aurez compris, rien de nouveau en soi de la part de ces charlots, si vous regrettez ce que la France est en train de devenir, si vous êtes attachés à une certaine identité, etc... Alors sachez-le, vous vous exposez aux foudres de SOS Racisme (officine PS de valorisation du Front National), en attendant les plaintes qu'ils ne manqueront pas de déposer, vous voici qualifiés de "facho" et d'intégristes, la France, ce n'est pas vous ! Au moins les choses sont claires, SOS Racisme le confirme, le grand remplacement, c'est maintenant et c'est avec eux  !

Folie passagère 2432.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 29 août 2014

La Loi Alur de Duflot, c'est avant tout l'histoire de 312 députés incompétents


L'effondrement du marché immobilier et de la construction de logements neufs a amené le gouvernement à réviser la loi Alur de Cécile Duflot. Enfin, réviser, à la dénaturer complètement serait plus juste. Les mises en chantiers ont chuté de 13% entre mai et juillet atteignant un niveau plancher jamais atteint depuis 1998 soit à peine 73 000 nouvelles constructions. Pour la seule Fédération des Promoteurs Immobiliers, les ventes de logement ont chuté de 15% soit à peine 23 000 logements. Pour 2014, au mieux, ce sont 300 000 logements neufs qui seront construits, loin de l'objectif de 500 000 par an fixé par Président pendant sa campagne, tout juste 100 000 de moins que lors de la dernière année pleine du mandat Sarkozy en 2011. Cet effondrement du bâtiment impacterait négativement la croissance du pays de 0,4%. Une paille pour une économie qui finira sans doute l'année à 0,5% de croissance. Au mieux. A ramener au 2% promis pour 2014 par le candidat Hollande.

Ça, c'est pour le constat. Au bout de deux ans et demi de socialie, le bâtiment est sinistré et comme le dit l'adage : "Quand le bâtiment ne va pas, plus rien ne va !". Alors Valls a pris des mesures qu'il a annoncé aujourd'hui. 3 mesures phares: l'encadrement des loyers ne se fera, à titre expérimental, uniquement sur Paris. Un abattement de 30 % sur l'impôt sur les plus-values de cession des terrains dont les promesses de ventes auront été signées avant fin 2014. La possibilité d'investir et de louer à un membre de sa famille.

Bref un détricotage en règle de la loi Duflot, dite loi Alur. Cécile Duflot trouve cette attaque en règle contre son bébé " inouï " !

Moi ce que je trouve absolument "inouï", c'est que ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, gouvernement et parlementaires socialistes, avaient adopté à la quasi unanimité des voix de gauche (Assemblée et Sénat) cette fameuse loi Alur, il y a pas un an. Sur les 292 députés affiliés au groupe Socialiste Républicain et Citoyen ( i.e, les socialistes), 256 ont voté la loi ALUR, de même que la totalité des députés écolos (17), des députés radicaux de gauche (16) et de 8 députés communistes (sur 15).  Au total, 312 députés de gauche voteront cette loi dont il ne faudra pas un an pour constater les effets calamiteux. Avaient-ils de la merde dans les yeux pour voter une loi que tous les professionnels conspuaient ? Il faut croire que oui.

Pensez-vous qu'un de ces lascars fera son mea culpa ? Pensez-vous, la coupable désignée est la mère Duflot. Point barre. 

Je n'aime pas, mais alors vraiment pas la Duflot, mais sur ce coup là, on aurait tort de lui faire porter, seule, le chapeau. La loi Alur, aujourd'hui vidée de l'essentiel de sa substance, c'est avant tout une histoire d'incompétents au nombre desquels 256 députés socialistes !

Sur ce, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2431.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Vladimir Poutine s'attaque aux pétrodollars...



La Chine et la Russie ont signé mercredi 21 mai 2014 un énorme accord de fourniture de gaz qui offre au premier consommateur mondial d'énergie une précieuse source d'approvisionnement et à Moscou un débouché bienvenu à un moment de tension avec ses traditionnels clients européens.

L'accord, fruit de plus de 10 ans de négociations, prévoit l'exportation vers la Chine de 38 milliards de mètres cubes de gaz russe par an pendant trois décennies, pour un montant total estimé à plus de 400 milliards de dollars américains.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont applaudi en assistant à la signature, à Shanghai, de l'accord entre Gazprom et China National Petroleum Corp (CNPC). L'accord est un triomphe personnel pour Vladimir Poutine, qui courtise de nouveaux partenaires en Asie au moment où l'Europe tente réduire sa dépendance au gaz russe pour conserver sa crédibilité dans le bras de fer qui l'oppose à Moscou au sujet du conflit ukrainien. (sources: Radio Canada et tous ceux qui ouvrent un peu plus les yeux que nos media sur ce qui se passe en Ukraine)


Après que Vladimir Poutine ait annoncé le 14 août dernier que la Russie voulait désormais vendre son gaz en devises nationales et non plus en dollar US, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que Moscou mette au point un accord global avec la Chine allant en ce sens.

Selon RIA Novosti qui cite la revue Kommersant, le gouvernement russe a d’ores et déjà expédié deux navires vers l’Europe avec à leur bord 80 000 tonnes de pétrole en provenance de Novoportovskoye, un champ d’extraction situé dans l’Arctique. Ces deux livraisons seront réglées en roubles et non en dollars, du jamais vu. La Russie livrera aussi du pétrole via le Pipeline Est-Sibérien / Océan Pacifique (ESOP) à destination de la Chine qui sera réglé en yuans chinois.

Selon Kommersant, il s’agit là d’une mesure de “protection” de la Russie consécutive aux sanctions prises par les USA à son encontre.

Il semble donc que le seul résultat tangible de la politique de sanctions contre la Russie soit un véritable ébranlement de l’hégémonie du dollar US dans les transactions internationales et une remise en question enfin ouverte de son rôle de monnaie de réserve planétaire. Une hégémonie jamais contestée depuis 1945.

Désormais, la Chine, première puissance économique du monde à partir de 2014, et la Russie – respectivement premier et deuxième producteur de pétrole et de gaz de la planète – vont désormais réaliser leurs échanges dans leurs devises respectives. Un développement qui redéfinit complètement l’ordre politique et économique international. (sources: Breizatao, Ria Novotsi, Kommersant).

Deux "brèves" dont on a même pas entendu parler aux JT de TF1,de France 2, sur Itélé ou sur BFM et qui pourtant préfigurent bien un nouvel ordre économique mondial et la remise en cause de l'hégémonie du dollars sur nos économies. En prendre connaissance, c'est peut-etre aussi mieux comprendre ce qui se passe en Ukraine, en Irak et en Iran, pays où l'activisme américain semble avoir repris du poil de la bête depuis quelques temps...

Folie passagère 2430.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 28 août 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (7)


- Je vous présente ci-dessus la nouvelle bannière de la page Facebook du ministère de l'Education Nationale (antérieure à la nomination de Belkacem). Cela se passe de commentaires.

- Le sujet du jour, ce sont les 35 heures. Abrogation ? Pas abrogation ? Aménagement ? Tout le monde en parle et personne ne s'accorde... si ce n'est la droite et le nouveau ministre de l'économie Emmanuel Macron: " Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d'accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunérations." Il est où le problème ? Si les partenaires, au sein des entreprises, décident majoritairement de s'accorder et sur le temps de travail et sur d'éventuels ajustements de salaires, je ne vois pas pourquoi, au nom de quoi, une quelconque autorité pourrait s'y opposer... Remarquez qu'on n'est pas sorti de l'auberge, un commentateur dont je n'ai hélas pas retenu le nom a déclaré sur Itélé: "Revenir aux 39 heures, pourquoi pas, mais pas payées 35 !". Je suppose que l'homme, à l'époque, n'avait rien contre bosser 35 heures payées 39...

- Deux cent députés PS se fendent d'une tribune dans Le Monde pour soutenir Président et Manuel Valls.... et ainsi appeler la centaine de députés frondeurs à les rejoindre et à évacuer " la permanence d'une défiance, à priori, vis à vis de l'exécutif." C'est curieux mais j'ai bien plus de respect pour ses frondeurs que pour ces 200 godillots. Mais a-t-on déjà vu, sous la Vème, un tel bordel dans une majorité présidentielle qui n'a même pas 3 ans d'âge ? Non.

- Le chef du Parti Socialiste, Cambadélis, vient lui aussi au secours de Président et du gouvernement: "Je me porte garant des débats [aux universités d'été du PS], mais je ne saurais accepter qu'ils aient pour but de renverser le gouvernement". Avec ces mots, forcément choisis, Cambadélis aurait voulu dramatiser la situation qu'il n'aurait pas pu faire mieux. Faut-il que l'heure soit grave au sein du PS pour que leur premier évoque un renversement de gouvernement ! Rien que ça !

- Les mots d'un des rares blogueurs de gauche que j'apprécie m'ont touché, sincèrement: "Je regarde ces gens au Gouvernement, je ne me retrouve pas en eux ! En aucun ... Je regarde F. Hollande, je l'écoute: tout n'est que posture (pour ne pas dire imposture)." Mon pauvre, c'est vrai que de se faire cocufier de la sorte, ça ne doit pas être agréable. Ceci dit, qui est le fautif ? Qui est responsable ?  Le cocu qui n'a rien vu venir, le cocu qui a pris des vessies pour des lanternes faute d'y réfléchir à deux fois, le cocu qui a bu jusqu'à plus soif les promesses manifestement bidons du Bourget ou bien celui qui profite de la crédulité des militants de base et des piquousés à l'antisarkozysme ? Sans doute un peu des deux, non ? Commence, mon ami, par te filer deux baffes histoire de te remettre les idées en place et de penser à ce que c'est que la politique puis repars au combat, va mettre deux baffes à Président aux prochaines élections. Okay ? Au final, ne compte quand même pas sur moi pour te plaindre, vous l'avez voulu, vous l'avez...

- Pour le neuvième mois consécutif le chômage continue de progresser. Toutes catégories confondues de demandeurs d'emplois recensés, la France compte désormais 5 747 300 demandeurs d'emplois, 6 080 020 en incluant les Dom-Tom. Les 3 424 000 chômeurs (+4% en 1 an) avec lesquels on vous fait flipper dans les JT, ce ne sont que ceux de catégorie A. C'est tout de même curieux, Président ne nous parle plus d'inversion de la courbe...

- Edwy Plenel a tweeté: "Lorsqu'un pouvoir élu par la gauche met à mort autoritairement les idées de gauche, il ouvre la voie au ni-droite, ni-gauche du néo fascisme". je ne suis pas sûr d'avoir tout compris mais cela ne semble pas gentil du tout, du tout, pour son ami Président.

- Je viens de lire le titre d'un article du JDD: "Hollande veut faire pression sur Israël et les palestiniens". J'ai ri. Comme si Hollande pouvait faire pression sur ces gens-là. Au mieux sur les uns ou sur les autres, mais les deux à la fois, non, tout de même...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2429.

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mercredi 27 août 2014

Manuel Valls fait son coming out: J'aime l'entreprise !


Manuel Valls a fait un beau discours devant le MEDEF tout entier réuni pour ses universités d'été. C'était beau de voir tout cet aréopage d'entrepreneurs faire une standing ovation, avant et après le discours de celui qui, il y a à peine 3 ans, sans doute trop marqué à droite, obtint tout juste 5% des voix à la primaire socialiste. A l'époque, c'était une évidence, les chiffres avaient parlé: La Socialie ne voulait pas de lui. N'avait-il pas évoqué, entre autre chose, une remise en cause des 35 heures... Et le voilà acclamé par ceux du camp d'en face... J'aime l'entreprise !

Verbatim:
"Cessons d'opposer systématiquement Etat et entreprises, d'opposer chefs d'entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats (...) Notre pays crève de ces postures. la France a besoin de toutes ces entreprises, PME, start-up, grands groupes. Ce sont les entreprises qui génèrent des richesses qui doivent profiter à tous. J'aime l'entreprise.(...) 
L'esprit d'entreprendre est plus que jamais nécessaire pour faire avancer le pays. Le retour à la croissance passera d'abord par le soutien aux entreprises. il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons. Une mesure favorable aux entreprises est favorable au pays tout entier. La protection des salariés est élevée en France. Des adaptations sont possibles. l faut rendre notre économique plus souple, plus réactive. Certaines règles seront allégées, par exemple concernant le travail le dimanche. Le droit actuel maintient, freine des initiatives. Du pouvoir d’achat peut être redonné aux Français. La question des seuils sociaux sera négociée.(...)
Les entreprises participent au rayonnement de la France à l’étranger. Il y en a tellement. Elles sont connues et admirées. c’est une partie de notre patrimoine. Nous devons savoir être de votre côté car la concurrence mondiale ne vous fait aucun cadeau. Je crois que les Français sont attachés à l’entreprise et à l’esprit d’entreprendre et il est nécessaire pour faire avancer le pays.(...)
J’ai une conviction le retour de la croissance passera par le soutien aux entreprises. Ce sont les entreprises qui créent les emplois et qui tendent de les sauvegarder malgré une conjoncture morose. La mise en œuvre du pacte de responsabilité c’est l engagement du gouvernement. Et la France a besoin de vous, de vos entreprises. J'aime l'entreprise. Arrêtons d’opposer la gauche et le monde de l’entreprise. Le pays crève de ces postures. Cessons d’opposer Etat et entreprises, chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats.(...)
La filière nucléaire est plus que jamais une grande filière d'avenir."
Alors certes, il faudrait être un perdreau de l'année pour prendre tout cela au pied de la lettre, attendons pour voir si le petit catalan saura accorder paroles et actes... J'ai comme qui dirait un doute. A lui, et il le peut dès demain, de montrer par une prise de décision concrète qu'il ne parlait pas dans le vide. Dire qu'il aura fallu plus de deux ans à nos dirigeants pour qu'ils osent enfin lever quelques tabous et reconnaître que les entreprises sont seules à même de créer de la richesse et de la croissance... pour peu qu'on les laisse bosser, pour peu que l'on relâche la pression fiscale, pour peu que l'on veuille bien assouplir les carcans réglementaires...

Je voudrais toutefois exprimer ma profonde compassion vis à vis de tout ceux qui le 6 mai 2012 ont cru au changement et au retour aux manettes d'un socialisme à la française. J'imagine quel doit être leur chagrin, leur affliction ou leur colère de voir à quel point ils se sont fait entuber dans les grandes largeurs par Président et celui qui depuis Le Bourget ne l'a pas lâché d'une semelle. Président, au Bourget, eu droit lui aussi à une standing ovation lorsqu'il déclara: "Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. La Gauche, je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée...". Il faut croire qu'à l'époque Président en était encore à confondre droite et gauche... ou bien qu'il n'osa pas faire son coming-out social-libéral.

Le discours de la Voix de son Maître devrait sans nul doute exacerber les tensions au sein de ce qu'il convient encore d'appeler "la majorité présidentielle", comme si besoin était... Le 31 août, Valls sera à l'affiche en clôture des universités d'été du parti socialiste. Il sera intéressant de voir de quelle manière le discours qu'il prononcera sera accueilli et en cohérence avec celui d'aujourd'hui...

Les éléments d'une crise politique majeure au sein de la gauche sont réunis; que feront les frondeurs ? Laurent Baumel, l'un des députés frondeurs, a beau dire "Je peux difficilement cacher mon trouble .C’est la première fois, je crois, qu’un Premier ministre socialiste va faire applaudir des piques contre des députés socialistes par un syndicat patronal". Ils voteront la confiance ! La soupe républicaine est bonne. 

On parie ?

Folie passagère 2428.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Bachar al Assad d'hier et d'aujourd'hui...

Cette Une de Libération, c'était il y a à peine un an. Bachar Al Assad était l'ennemi public n°1, l'homme à abattre, un dictateur sanguinaire, l'assassin de tout un peuple, etc... J'ai choisi cette Une de Libé car elle est sans doute l'une des plus  féroce sur le personnage. J'aurai pu en choisir une autre, tous les journaux ont fait leur Une à un moment ou un autre avec l'affreux Assad ! Tous les gouvernements et chefs d'Etat du monde "libre" voulaient sa peau, Obama, Cameron, Hollande, tous voulaient "frapper l'homme et le régime" qui avaient, dit-on, gazé une partie de sa population...
Un an plus tard, les choses ont bien changé. Assad propose son aide au monde occidental pour combattre l'auto-proclamé Etat Islamique en Irak et au Levant, Obama négocierait pour utiliser la Syrie comme base stratégique pour combattre l'EIIL, Hollande a rangé ses plans de bataille après avoir avoué avoir livré des armes hier à ceux qu'il condamne aujourd'hui. On ne nous fait plus pleurer dans les JT avec des images d'Homs ou de Damas...

J'ai choisi cette Une de La Croix, celle d'aujourd'hui, j'aurai pu en choisir d'autres. On voit fleurir depuis une quinzaine de jours foultitudes de titres d'articles ou de Unes sur le même thème...

Rien n'est jamais foutu, même pour les dictateurs !

Folie passagère 2427.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 26 août 2014

Valls II: Nominations clivantes et provocation !


Ce qu'il y a de bien avec président, c'est qu'on est jamais déçu !...

Le voilà nous pondre un remaniement ministériel qui aura le mérite de mécontenter et la gauche de sa gauche et la droite, que celle-ci soit molle ou dure. Mais mieux encore il n'aura rien fait pour rassurer une musulmanie en plein désamour.

Pour ce qui  est du mécontentement de la gauche de sa gauche, bienvenue à Emmanuel Macron, le Pompidou boy, le bébé Rothschild, l'as de la finance, le millionnaire de moins de quarante ans; dans le monde de la finance, l'un des meilleurs dit-on ! Avec cette nomination, précédée de celle de Laurence Boone au poste de conseillère économique de la présidence, une financière de haut vol issue de chez Merryl Lynch, une chose est certaine, acquise, la finance n'est plus l'adversaire de Président mais bien l'une de ses meilleure alliée, elle a trouvé sa place à l'Elysée et à Matignon... Une désillusion de plus, une nouvelle trahison pour tous les cocus du 6 mai 2012, pour tous ceux qui avaient pris pour argent comptant les promesses du Bourget.

Pour la droite, la molle ou la dure, c'est la reconduction de la greluche guyanaise au poste de gardienne des sceaux qui passera mal. On la disait partante, pour la deuxième fois, Président la reconduit à nouveau dans ses fonctions. Et quitte à mal faire, Président nomme à l'Education Nationale, Belkacem, la prêtresse des ABCD de l'égalité, la thuriféraire de la GPA, la gardienne des gender studies ! On n'osera pas demander quelles compétences il faut avoir pour tenir un tel ministère, elle en a peu semble-t-il si ce n'est son sourire carnassier et son côté idéologue élevée au jus de Peillon. Deux nominations donc qui non seulement énerveront la droite mais redonneront du peps à la Manif Pour Tous (prochaine manif le 5 octobre à Paris) et qui, en ce qui concerne celle de Belkacem, ne devrait pas être de nature à rassurer l'électorat muzz, bien échaudé par les délires sociétaux de Président et de sa clique.

Ainsi, Valls et Président qui avaient une occasion en or de bâtir un gouvernement de rassemblement et de rétablir un tant soit peu de la confiance avec une partie de leur électorat auront réussi la performance de nous offrir un gouvernement tout aussi clivant que les précédents !

Chapeau bas, les artistes !

Pour le reste de cette nouvelle équipe, ce nouveau gouvernement de combat de cohérence et de clarté, nous verrons demain si cela vaut la peine de s'y attarder... pas sûr !

Folie passagère 2426.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

La gauche est en miettes, comme jamais

La gauche est en miette comme jamais elle ne l'a été de son histoire. À côté des écologistes qui ont claqué la porte et les frondeurs qui contestent le gouvernement, l'économie va mal et la société s'inquiète. Depuis un moment, les sondages sont catastrophiques pour François Hollande...

La plus grave crise gouvernementale depuis 38 ans...



La gauche de gouvernement arrive au stade de l'agonie...

Bravo Président, on en demandait pas tant !

Folie passagère 2425.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 25 août 2014

Un Président dégoulinant, une socialie en plein naufrage: Dissolution !


Le gouvernement a démissionné, c'est bien. Quelques clampins partiront et d'autres arriveront; on sait ce qu'on perd, on verra ce que Président et Valls nous offriront demain. Le cheptel politique socialiste se réduisant comme peau de chagrin, le pire est à craindre, nous verrons. En attendant, il nous aura été donné l'occasion d'assister à deux séquences toutes aussi pitoyables l'une que l'autre.

Ce matin, il pleuvait sans cesse sur Sein et Président, ruisselant, dégoulinant, s'est encore livré au jeu de la commémoration et du souvenir. Panique et désordre politique à Paris et Président, pitoyable sous la pluie, nous joue le devoir de mémoire. J'ai regardé, j'ai écouté. Je ne saurai dire ce qui était le plus perceptible: la pluie battante ou le speech éculé, le douzième ou le treizième d'une longue série commémorative. Le problème étant que compte tenu de l'actualité et du climat météorologique, il ne restera rien de ce discours, rien, si ce n'est l'image surréaliste et décalée d'un Président parlant dans le vide. A croire que même à Sein, on lui en voulait, personne, alors que cette pluie battante était annoncée n'aura pris la peine de dresser un auvent ou un abri présidentiel. Le résultat est... un jour de pluie à Sein et un Président qui était ailleurs. Point. Le bide !

La deuxième séquence aura été l'allocution de Montebourg en direct de Bercy. L'homme s'est comparé à Cincinnatus et tout le monde a foncé sur wikipédia pour savoir qui était cet homme. Un homme dont on nous dit qu'il était sage, un modèle de vertu et d'humilité ! Rien que cela ! Sauf que le volontarisme de Montebourg, c'est un peu comme les coups de menton de Valls, ça fouette sans faire mal, c'est télévisuel mais en aucun cas gage de réussite et de succès. Montebourg vante son action mais qu'a-t-il à mettre à son actif ? Quelles réussites ? Quels succès ? Rien, nada, nibe. Florange, SFr, Alsthom... de bide en bide, Montebourg a rebondi pour enfin se perdre à Frangy. C'est bien. Nous l’entendîmes annoncer qu'il choisissait de partir, qu'il reprenait sa liberté... Est-ce un vrai choix de reprendre sa liberté quand justement on n'a pas d'autre choix ? Non. Arrogant et suffisant, il se permet même d'annoncer le départ de deux de ses collègues, se posant en chef de file des frondeurs du gouvernement: Moi, Montebourg, je pars la tête haute et je ne pars pas seul ! My Ass ! Il nous dit qu'il aura tout fait, tout tenté pour infléchir la politique choisie par Président mais même là, il aura échoué. Qu'il s'en aille donc !

Ceci dit, il me vient quatre réflexions:

- Vu ce que l'on connait du personnage, Montebourg n'aura de cesse de critiquer le gouvernement. On peut même supposer qu'il tentera de prendre la tête des frontistes, quand bien même il n'est pas député. Il incarnera auprès d'eux "l'autre voie". Mais que penser de gens qui prônent le dérapage budgétaire et la hausse des dépenses publiques comme moyen de sortie de crise ? Pas grand bien si d'aventure ils devaient parvenir aux affaires. Politiquement, ils n'auront de cesse de mettre des bâtons dans les roues de l’exécutif, décrédibilisant plus encore celui-ci. Alors, certes, si cela n'est pas pour me déplaire, quelle pitoyable image de notre démocratie !

- La deuxième réflexion, c'est que ce nouvel épisode - la démission du gouvernement et l'image d'instabilité qui est donné de notre régime - n'aurait pas du avoir lieu si Président avait eu les coucougnettes de se débarrasser plus tôt d'un Montebourg que l'on savait incarner tout autre chose que la social-démocratie hollandaise. Il en a eu maintes fois l'occasion, il n'a pas osé tant il est soucieux d'éviter tout conflit. La responsabilité de cette séquence est donc à imputer à Président, pas à Montebourg.

- La troisième, c'est qu'avec l'éviction du gouvernement des adversaires de la politique menée, le gouvernement et Hollande, fragilisés comme rarement sous la cinquième, vont être obligé de séduire plus encore au centre et aux adeptes de la droite molle, reste à espérer que ces derniers ne se laisseront pas embarquer dans cette galère en plein naufrage.

- Enfin, globalement, que ce soit ces deux nouvelles séquences, la démission du gouvernement et un président dégoulinant, l'image de la France à l'international est encore, plus que jamais, dégradée. Du jamais vu semble-t-il sous la cinquième. Comment imaginer que Président et sa clique puisse obtenir quoique ce soit de ses "partenaires" européens lorsque à chaque jour qui passe la popularité de celui-ci  tutoie de plus en plus les abîmes  sondagiers...

La Socialie est en train de prendre l'eau de toute part. Voilà qui ne serait pas pour me déplaire si elle n'entraînait pas avec elle le pays tout entier. En l'état actuel des choses, et quitte à ce que ce soit un peu plus le bordel pendant quelques temps, je ne vois guère que la dissolution de l'assemblée nationale pour nous éviter le naufrage total.

Pour le soixante dixième anniversaire de la libération de Paris, la France n'a pas de gouvernement...

Folie passagère 2424.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

La démission du gouvernement Valls: un nouveau départ pour Montebourg


Incontestablement, l'homme fort de feu le gouvernement Valls n°1 aura été Arnaud Montebourg. A lui tout seul, il aura fait chuter la supposée équipe de choc mise en place par le tandem Hollande/Valls, il y a à peine 3 mois !

Depuis le 6 mai 2012, nous aurons assisté, tantôt amusés, tantôt sidérés, à une série de couacs impressionnants de la part des gens censés diriger le pays. Aussi, la séquence que Montebourg et son caniche nain Hamon, nous aurons offert ce week-end aura été ce qui se fait de mieux en la matière: Lorsque Président et son Premier annoncent clairement qu'il n'est pas question de changer de cap et qu'ils confirment que le chemin tracé par le pacte de responsabilité est la seule alternative pour nous sortir de la mouise, Montebourg, dès le lendemain, éructe et crie à qui veut l'entendre, qu'il faut changer de politique économique et passer, pour faire simple, de la politique de l'offre à celle de la demande. Là où Président fait mine de nous faire croire qu'il faut rentrer dans le cadre des 3% de déficit - et même si pour cela, il n'a toujours pas pris les moyens d'y arriver si ce n'est de demander régulièrement des sursis à Bruxelles - Montebourg affirme qu'il faut sortir de l'orthodoxie des critères de Maastricht. Là où Président tente de composer, sans grand succès, avec Merkel, Montebourg tance l'égoïsme allemand et la BCE. 

Bref, l'un des ministres les plus importants clame haut et fort que la politique suivie par le gouvernement auquel il appartient (appartenait) est nulle et non avenue. Dont acte, il sera débarqué, Valls remet la démission de son gouvernement à Président qui le charge de présenter une nouvelle équipe dès demain mardi.

Montebourg sera donc éjecté et devient dès aujourd'hui le héros-héraut des frondeurs. Il s'offre ainsi un boulevard pour la prochaine présidentielle.

Il y a un moment que je suis persuadé que la chute définitive de la maison Hollande ne sera pas due aux coups de boutoirs d'une droite pour l’instant atone mais bien le fait de sa propre majorité, ou de ce qu'il en reste.

On ne trahit pas indéfiniment ses amis.

L'université d'été du PS aura lieu dans quelques jours à La Rochelle, cela promet d'être rock'n roll. Et une question à laquelle il faudra bien apporter une réponse: A qui appartient désormais la Rose...

Folie passagère 2423.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Les Brigandes et l'Antifa