vendredi 28 février 2014

Ce blog est à chier !


Dernièrement, un géant de la blogosphère - c'est à dire un minuscule sur internet - a déclaré que ce blog était, je cite,  "nul à chier", "très moche" et "très laid". Là, il jugeait sur la forme. Ailleurs, il écrit que la majorité des billets ici rédigés sont stupides, sans fond, ridicules, cons, à deux balles, destinés à exciter les lecteurs et que le taulier n'aurait en gros qu'une ambition: se battre pour améliorer son audience et regarder ses chevilles gonfler. Ça, c'était pour le fond. Ses assistants en médisance, peu nombreux mais présents, abondaient dans le sens de notre géant. Le fond, la forme; ne restait plus que le taulier à crucifier, ils s'y appliquent: imbécile, trou du cul, con, opportuniste, homo refoulé, homophobe, facho, nazillon. Le fin du fin étant d'aller fouiller sur internet, faut-il avoir du temps à perdre, pour trouver de vieux écrits du taulier et ainsi tenter de le discréditer, le ridiculiser ou le mettre face à d'éventuelles contradictions; peu importe si entre temps, les dites contradictions ont été explicitées.

Se pourrait-il que ce géant, gauchiste et hollandolâtre, ait raison ? L'individu se présentant parfois comme conseiller en blog aurait-il, lui et ses  affidés, le bon jugement ? Avouez que la problématique mérite qu'on s'y arrête. Essayons de voir et de comprendre si ce blog est véritablement à chier et si son taulier est "un connard opportuniste" de petite classe.

Sur la forme, je suis assez d'accord avec notre spécialiste es blog. Même si je n'ai pas l’habitude de critiquer la décoration quand je vais chez quelqu'un, question de politesse et d'éducation, je le reconnais humblement, je peux nettement mieux faire, encore faudrait-il savoir faire mieux, je ne suis pas décorateur, je suis blogueur. Ceci dit,  que doit-on penser de quelqu'un qui va, alors que strictement rien ne l'y oblige, se promener là où tout est moche et laid ? Qu'il est masochiste, un brin idiot, totalement stupide ? Chacun jugera.

Sur le fond, que dire ? Billets nuls, sans fond, dénués d’intérêt, ridicules, sans argumentation... Possible. Mais il faudra m'expliquer pourquoi au bout de 5 ans d'activité le présent blog ( et son antichambre) rencontre de plus en plus de succès, succès à relativiser avec humilité dès lors que l'on est sur internet. Pourquoi certains billets sont repris par d'autres sites ? Il faudra me dire pourquoi chaque mois le nombre de pages vues augmente de plus de 50% par rapport au mois de l'année précédente, me dire pourquoi le cap des 100 000 pages vues a-t-il été franchi pour la deuxième fois ce mois-ci avec pourtant 3 jours de moins au calendrier, me dire pourquoi les commentateurs de passage sont de plus en plus nombreux malgré l'intolérance qui sévirait ici, me dire pourquoi plus de 1 500 commentaires sont en moyenne déposés chaque mois, commentaires auxquels je mets un point d'honneur à répondre, question de politesse et d'éducation, encore une fois. Les commentaires, ma gourmandise... Serait-ce vantardise que de dire que la longévité et le "succès" sont possiblement les marques d'un certain sérieux ? Je ne le crois pas. Les visiteurs toujours plus nombreux seraient-ils assez cons pour se perdre dans l'inutile et le superficiel ? Je ne le crois pas. Qu'ils en soient remerciés, encore et encore. Un blog sans lecteurs ni commentateurs c'est comme le trou du cul d'un gauchiard, ça n'a aucun intérêt.

Compte tenu de ce qui précède, on supposera donc que non, les billets ici publiés ne sont pas nuls, débiles et toussa mais simplement qu'ils abordent des sujets, sont l'expression de certaines idées ou la relation forcément subjective de certains événements qui pris dans leur ensemble n'ont pas l'heur de plaire à notre docte spécialiste. Sauf que là, "l'imbécile malheureux" que je suis supposé être n'y peut rien. Je suis de droite, bien à droite, contre le mariage gay à la sauce Taubira après y avoir été pendant longtemps favorable, passionné de politique et d'infos, sympathisant catho (après mûres réflexions) à défaut d'être pratiquant, ulcéré par la complaisance et le manque de professionnalisme des médias, scandalisé de voir comment Président a été élu, enragé de constater avec quel sectarisme et quelle arrogance les socialistes dirigent notre pays, scandalisé de voir comment ce qui a fait notre richesse est mis à mal par ceux qui se présentent comme progressistes, blessé quand je vois avec quel mépris sont maintenant considérés ceux qui ne sont pas dans le camp du Bien; cerise sur le gâteau, je suis pédé et donc prends parfois plaisir à "me faire bourrer", ça va avec (l'abruti se reconnaîtra). Alors tout ça, il faut bien que je l'exprime quelque part, sans la retenue que nous impose les relations humaines. Je n'écris pas pour faire plaisir au lecteur de passage, je me fais plaisir avant tout; si certains y trouvent leur compte et s'y retrouvent, tant mieux. Je suis alors content.

Parce que je suis ici chez moi, parce que j'écris pour mon compte et sans rémunération aucune, si ce n'est le plaisir de partager avec qui bon me semble et qui voudra me lire, je censure (1) les gauchiards sectaires (pléonasme) et les abrutis, systématiquement, je n'ai pas de temps à perdre; que cette censure les énerve me réjouit. C'est dingue, non ? Si ces derniers ont du temps à perdre en venant ici, libre à eux mais qu'ils ne viennent pas, en plus, me casser les gonades. S'ils veulent sur leur blog me dézinguer, libres à eux aussi, on s'offre les petits plaisirs que l'on peut, mais qu'ils essaient au moins de le faire avec intelligence, c'est mieux, ça rendra crédible leur fatwa ridicule mais qu'ils en soit assurés, cela ne m'en touchera ni l'une ni l'autre.

Alors blog à "chier" ou pas blog "à chier" ? Chacun jugera. 

Personnellement, j'aime bien.

(1) Attention, et ce sera la seule et unique promo offerte sur ce blog: exceptionnellement, aucune censure ne sera pratiquée sur les commentaires déposés à la suite de ce billet sauf injures et imbécillités (faut tout préciser avec les idiots), y compris pour les gauchiards de passage; toujours exceptionnellement, le taulier répondra à toutes les questions intelligentes que le lecteur voudra lui poser. 

Folie passagère 2162.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Rififi au PS, le pacte de responsabilité contesté !


La gauche aime railler le bordel ambiant à l'UMP, ses divisions, ses querelles et ses batailles d'égos. Non seulement c'est vrai mais elle aurait tort de s'en priver. Ce que l'on sait moins, peut-être bien parce que les médias nous offre sur le sujet un service minimum, mais au PS, en ce moment, c'est aussi le bazar.

Deux sujets de tension agitent non seulement le bureau national du PS (BN) mais aussi les fédérations et les militants. 

Le premier est lié à la personnalité de plus en plus contestée de Jean-Philippe "Harlem" Désir. On se souvient de quelle façon il a été propulsé au poste de Premier Secrétaire - rien que l'appellation amuse avec son côté so CCCP ou PCC - du parti.  Président, Ayrault, Peillon et Valls ne voulait pas d'un empêcheur de tourner en rond, ils ont donc imposé la potiche. Sauf que la potiche remplit son rôle pire que ce que l'on imaginait en haut lieu: ils voulaient une potiche, ils ont eu un pot de couacs et d'incompétence. A tel point que pour les européennes, ils lui ont imposé un directeur de campagne: son pire ennemi, Cambadélis, l'éconduit du dernier congrès.

Le deuxième sujet de tension est beaucoup plus embêtant pour le PS car il annonce une possible césure au sein du parti. Le pacte de responsabilité, tel que présenté par Président et Ayrault, est loin de faire l'unanimité à tous les échelons du parti présidentiel. Les frondeurs, 40% du BN tout de même (dont une bonne partie de députés et sénateurs), ont rédigé un texte pour contester les termes du pacte, les renoncements de Président dans sa lutte contre la finance, la primauté donnée depuis quelques temps au monde de l'entreprise par le gouvernement et cette fameuse politique de l'offre qui rebute toujours autant une bonne partie des socialistes. Ces contestataires " ne se reconnaissent pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges » et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance ". Ils sont inquiets et le disent: " Nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération ". (notez qu'ils en sont encore à La Libération quand le monde est entré depuis quelques temps dans le XXIème siècle)

Enfin, ces mêmes frondeurs désapprouvent les économies de 50 milliards dans les dépenses publiques annoncées par Président, voyant dans cette réduction "un risque majeur de dégradation du modèle social français" et une remise en cause des politiques mises en place depuis le 6 mai dans le domaine de l'éducation, du logement(sic) ou de la culture(re-sic).

Ce texte, qui a été envoyé massivement pour approbation à la base dans les fédérations, a été rejeté sans discussion au sein du BN: " À la réunion du BN du 25 février, Le secrétariat du BN a refusé d’en tenir compte et a imposé sans échange préalable une heure avant la réunion un autre texte soutenant ce pacte sans réserve : aucun chiffre quant aux contreparties, aucune exigence quant aux négociations salariales, et rien sur la question des sanctions si les contreparties attendues du patronat ne se concrétisent pas. Il a été adopté au forcing mais avec seulement 24 voix des présents. "

Et Président de se retrouver maintenant face à une nouvelle opposition, celle d'une bonne partie de son propre camp. Le pacte de responsabilité, dernière solution trouvée par hollande pour censément nous sortir de la mouise et faire baisser le chômage, est loin, comme voudrait pourtant nous le faire croire les médias, de faire l'unanimité. Discuté par le patronat qui est loin d'accepter les contreparties, contesté voire rejeté par une bonne partie du PS, refusé catégoriquement par l’extrême gauche, ce pacte risque bien de finir en eau de boudin, un peu comme bon nombre des promesses de campagne de hollande.

Le problème c'est qu'il nous a été présenté comme LA solution (on se demande bien à quoi a pu servir ce qui a été fait avant pendant 20 mois) et que se passe-t-il quand LA solution foire... et bien, on se met à dos l'opposition, une bonne partie de son camp ... et on cherche une autre solution.

Et pendant ce temps-là, le chômage continue d'augmenter, nos entreprises de perdre encore plus de temps et de compétitivité, bref, on continue de s'enfoncer !

Le pacte de responsabilité a été promu Grande Solution Nationale le 14 janvier. 6 semaines après, nous en sommes toujours au... 14 janvier !

Folie passagère 2161.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 27 février 2014

On nous distrait et le mur se rapproche


"Le Point" révèle comment Jean-François Copé a sponsorisé avec l'argent de son parti la société de communication fondée par deux de ses proches.

Cette affaire fait la Une depuis ce matin de tous nos médias; pensez que même au JT de 13h00 sur France 2, ils en ont parlé. Aussitôt diffusée, l'information est reprise par tout le monde y compris par ceux qui n'ont pas lu Le Point. Comme d'habitude. Et comme d'habitude les petits procureurs accusent quand la présomption d'innocence devrait être respectée.

Je n'aime pas Copé et pense qu'il est ce qu'il pouvait arriver de pire à l'UMP mais après avoir lu l'enquête en question, je trouve que tout ce dont il est fait état est bien mince: des suppositions, des amalgames, des on dit, des sous-entendus et c'est à peu près tout. Alors de deux choses l'une, ou bien Copé a fauté et dans ce cas que Le Point produise des preuves de ce qu'il avance; ou bien Copé n'a rien fait et il faudra se poser la question de savoir pourquoi Le Point a publié cela. Copé ayant eu la présence d'esprit de porter plainte rapidement, la justice sera saisie, il paraît que de nos jours elle est impartiale, elle fera son oeuvre et chacun devrait donc fermer sa grande bouche.

Il n'empêche et sachant que le journal Libération  avait évoqué ce dossier en juillet sans se donner la peine d'enquêter plus avant on remarquera que cette affaire sort tout de même à point nommé, à un mois des municipales, élections qui verront Copé se représenter à la mairie de Meaux, à un mois des municipales qui s'annonce désastreuse pour la gauche...

Les médias ont donc choisi LEUR dossier du jour. Les projecteurs ainsi braqués permettront de laisser dans l'ombre, quelques temps, d'autres sujets qui pourtant mériteraient toute notre attention et autant d'explications de la part de nos tocards gouvernementaux ou de nos médias complaisants:

- les mauvais chiffres du chômage et le nombre toujours aussi étrange de radiations administratives,
- la curieuse nomination par le CSA d'un ancien sarkoboy, Mathieu Gallet, à la tête de Radio France,
- la désespérance de la jeunesse française, jeunesse dont Président avait promis de donner un avenir
- le pacte de responsabilité dont on ne voit toujours pas la moindre ébauche de concrétisation,
- la priorité donnée par le gouvernement aux emplois aidés au détriment de l'apprentissage, 
- les mauvaises prévisions économiques émises par Bruxelles pour la France cette année,
- les responsabilités sur  la mise à sac de la ville de Nantes samedi dernier,
- la mise en route du nouvel aéroport de NDDL,
- le report, jusqu'à 9 ans, de l'obligation faites aux établissements publics accueillant du public de rendre leurs locaux accessibles aux handicapés, report accordé à la mauvaise surprise générale par le gouvernement,
- l'absence de réactions du gouvernement suite à la rupture unilatérale à l'initiative du Maroc de toute coopération judiciaire avec la France,
- l'évolution de ce qu il convient d'appeler maintenant le conflit ukrainien,

Etc, etc, etc...

Ainsi va la vie en Socialie, on nous distrait et le mur se rapproche.

Folie passagère 2160.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

François Hollande déjeune avec des homophobes nigérians !


Aujourd'hui, Président va au Nigéria.

A 12h30, il participera à une conférence dont les thèmes sont les suivants: « Sécurité humaine, paix et développement : objectifs pour l’Afrique du XXIème siècle ».

A 13h30 Président déjeunera avec le président nigérian, Goodluck Jonathan.

" Le sort des homosexuels au Nigeria n’était déjà guère enviable. Mais la loi promulguée le 7 janvier par Goodluck Jonathan, un président aux abois, fait un peu plus reculer leurs droits. Au Nigeria, les unions homosexuelles sont désormais passibles de quatorze ans de prison, et le soutien à la cause homosexuelle ou à des organisations gays est interdit. Si la loi vient brosser l’opinion nigériane dans le sens du poil, l’homophobie n’est pourtant pas la seule motivation de ces mesures abjectes : elles tombent aussi à point nommé pour faire diversion dans le débat politique nigérian, alors que le président semble à bout de souffle. " (source: Courrier International). 14 ans de prison, rien que ça !

On se souvient que, dernièrement, Président et plusieurs de ses homologues occidentaux refusèrent d'aller aux JO de Sotchi afin de montrer leur désapprobation vis à vis des lois nouvellement promulguées par Poutine interdisant toute "propagande" homosexuelle en Russie.

Compte tenu des nouvelles lois adoptées par le Nigéria, on aurait pu s'attendre à ce que Président renonce à ce voyage et qu'il délègue à sa place, comme il le fit pour les JO, un ministre de second rang. Et bien, non.

Allez savoir pourquoi...

Depuis son accession  au trône, Président semble avoir pris la fâcheuse habitude de recevoir en son palais de nombreux dictateurs malgré sa promesse. Il reçut, en grande pompe, il y a un an, Goodluck Jonathan.

Je suppose que toutes les associations LGBT, les ministres droitsdelhommistes et toutes les pleureuses habituelles sauront protester vivement contre cette visite de Président en territoire ennemi !

Considérant que la France n'a émis aucune condamnation officielle contre ces lois, on ne peut plus homophobes, nous pouvons en déduire que l'homophobie qui insupporte les autorités françaises dépend de conditions géo-politiques et non pas de considérations humanistes.

Folie passagère 2159.
D'accord, pas d''accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 26 février 2014

Stop Bashing, le site internet (de gauche) qui fait rire. Gratuitement.


Allez, on va se détendre un peu; ce n'est pas si souvent que les gauchistes nous en donnent l'occasion. J'explique. Des blogueurs et autres promeneurs gauchosphériques ont lancé une nouvelle plateforme. Cela s'appelle "Stop Bashing! Le site qui fait du bien aux citoyens". (attendez pour pouffer, vous n'avez pas tout lu). L'objet du dit zinzin est de lutter contre le bashing anti-gouvernement et anti-hollande; en clair, faire des petits billets pour argumenter contre le dénigrement dont sont victimes le gouvernement et Président de la part des méchants de droite, prendre le contre-pied des vilenies que le camp d'en face pourrait professer, lutter contre les mensonges éhontés venant de la droite: Rétablir la vérité !

Bon, ils auraient pu donner dans le fait en France, histoire de réhabiliter leur ministre du redressement productif et appeler cela "Halte au dénigrement systématique de hollande et de ses affidés", ils ont préféré "Stop Bashing", ça fait plus moderne, plus in. Soit. Stop bashing.org, point "org", ça fait plus sérieux, pour un peu, ils auraient pu nous mettre du ".gouv"...

So, let me introduce this new left-website: " Le dénigrement en continu de l'action du Président de la République et du Gouvernement est à l'origine de ce site. Certes, parfois ils pourraient faire autrement mais «le bashing» systématique de leurs actions est profondément choquant. De telles campagnes médiatiques désinforment les citoyens et bafouent leurs droits à une information objective qui leur permet de se forger librement une opinion. Il doit être possible de le dire : c’est pourquoi, ce site est le vôtre, il vous donne la parole pour rétablir, chaque fois que vous la verrez, lirez ou entendrez bafouée, la vérité sur l’action du Gouvernement."

Après pareille présentation, il ne serait pas choquant et même parfaitement compréhensible que vos zygomatiques explosent; c'est si bon de rire, de rire aux éclats... Il est vrai que pendant les 5 ans de Sarkozie, personne à gauche ne se serait amusé à basher dénigrer systématiquement l'action de l'Ex et de son gouvernement ni même à raconter n'importe quoi sur Sarkozy et consorts (J'invite les left-blogueurs qui se reconnaîtront à reprendre leurs billets d'alors).

La vérité bafouée sur l'action du gouvernement ? What is it ? Pas besoin de "bafouer", les mensonges nous pètent à la figure tous les jours!; quelles vérités ? Celle qui nous annonçait qu'il n'y aurait pas de hausse de TVA, celle qui nous promettait de renégocier le Traité, celle qui promettait que la "France n'avait aucune vocation à aller au Mali ", celle qui nous assurait une pause fiscale, celle qui annonçait le combat sans merci à mener contre la finance, celle enfin qui nous garantissait mois après mois, l'inversion de La Courbe ? Liste non exhaustive de tous les mensonges, reculades et autres reniements de l'actuel pouvoir... Et qu'il me soit permis de ne pas m'étendre sur tous les exemples de manipulations et de désinformation dont les Français sont victimes depuis 20 mois, j'ai un bourguignon sur le feu,."Mais tout de même , merde, tout de même !" comme dirait Valls, ils ne seraient pas entrain de se foutre de nous avec leur site anti-bashing; mieux, ne seraient-ils pas entrain de se ridiculiser plus encore nos gauchistes ?

Pour la première fois, j'y suis allé faire un tour prolongé sur leur pravda made in jegoun. J'ai ri. Le premier billet sur lequel je tombe s'insurge du boycott de séance organisé aujourd'hui par les députés de l'UMP. Je cite: " Ils ( les députés de l'UMP) se consultent et décident un boycott des questions au gouvernement du lendemain. Vous entendez bien: en République démocratique, des élus refusent d’utiliser la parole dont ils ont, à juste titre, la jouissance . Certains peuples opprimés par de véritables dictatures peuvent se demander, en toute légitimité, si l’opposition française ne marche pas sur la tête et a pleine conscience de ses actes !!!". Vous entendez bien ??? Et le bougre oublie de dire que ce genre de boycott n'était pas une première, il y eut un unique précédent depuis 1974, c'était en 2009 et à l'initiative de... Jean-Marc Ayrault, boycott qui dura pas moins de deux semaines ! Poilade et rigolade, donc ! Le reste est du même tonneau (de bière), jetez un œil au billet "Le report logique de la loi Famille ", c'est si drôle et si... désinformatif.

Vous l'aurez compris, le but de ce site n'est pas de "dé-bafouer" la vérité, il est tout simplement de bâtir une nouvelle vérité. En 2009, alors que nous étions déjà, sauf erreur de ma part, en "République démocratique", les élus de gauche ne refusaient pas d'utiliser la parole dont ils avaient la jouissance, ils manifestaient juste leur opposition... Aujourd'hui, un petit boycott d'une demi journée et hop, caramba, c'est insulter les électeurs ! Un boycott  de deux semaines en 2009, ce sont des hommes debout qui protestent; en 2014, c'est marcher sur la tête !

Stop Bashing ou la vérité si je mens !

Le chômage a encore augmenté en janvier, officiellement de 0,3%, je suis curieux de voir de quels dénigrements le gouvernement va être victime...

Tout ceci étant dit, il serait souhaitable que ce site vive, il n'est pas si fréquent de rire à peu de frais avec la gauche par les temps qui courent.

Folie passagère 2158.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Centrafrique: On y est, on y reste. Jusqu'à quand ?


Hier 95% des sénateurs et des députés ont voté pour la prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique. Deux sondages récents nous disent qu'à 60% les Français sont contre cette intervention. Vous l'aurez compris, votre avis ne compte pas, c'est celui de vos représentants qui est pris en compte. C'est ainsi.

Les parlementaires ont donc voté massivement "pour". Faut dire que présenté comme cela a été fait, je ne vois pas qui aurait eu le culot de dire non: Comprenez, on ne va tout de même pas laisser nos p'tits gars sans renforts, on ne va pas laisser les chrétiens continuer à étriper les musulmans, se retirer maintenant, ce serait gâcher ce qui a déjà été fait, on a mal anticipé les difficultés mais il faut maintenant assumer, l'Europe va enfin venir nous aider, pour l instant cela ne nous a coûté que 100 millions d'euros, nous avons un devoir humanitaire, nous sommes redevables vis à vis de nos frères africains, nous avons une responsabilité, on pourrait nous reprocher de n'avoir rien fait, c'est la sécurité et l'avenir du pays de l'Afrique et du monde, tant qu'à faire, qui sont en jeu, et blablabla...

Bien, donc, après le Mali, on continuera à aider nos frères centrafricains, ça nous coûtera ce que cela nous coûtera, des centaines de millions d'euros et, hélas, sans doute, la vie de quelques uns de nos soldats. Cela nous rapportera, peut-être, la reconnaissance, certainement un accès privilégié à quelques ressources minières, le droit de modeler l'avenir de la Centrafrique... mais à part ça...

Alors, okay, et tant pis si Président nous avait dit les yeux dans les yeux, comme pour le Mali, que nous n'avions pas vocation à y rester et que ce serait une intervention de courte durée, on y est, on y reste.

Il y a pour cette intervention, une date de début, fin novembre 2013, et tous nos stratèges et nos politiques sont incapables de fixer une date de fin, preuve s'il en est du manque de vision stratégique de nos dirigeants. L'inconvénient lorsque l'on ne fixe pas de deadline, c'est que, en toute logique, on est incapable de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour mettre un point final aux opérations. Et comme en Afghanistan pour la France ou pour l'Irak avec les américains, ce sont des considérations de politiques intérieures qui mettront un terme à la présence de nos soldats en Centrafrique; que le problème nous ayant amené à nous y déployer ait été réglé ou pas.

A aucun moment hier pendant les "débats parlementaires" n'a été évoqué de date de fin de notre présence militaire. Alors vous verrez que nous y serons jusqu'à au moins 2017, que les centaines de millions d'euros seront devenus quelques milliards, et que la Centrafrique sera ce qu'elle est aujourd'hui, comme bien des pays africains, un pays faussement démocratique, en proie périodiquement à des conflits ethniques ou religieux et toujours aussi corrompue.

(En complément, lire l'excellent article "Centrafique et balle au centre" de l'ami Plouc.)

Folie passagère 2157.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 25 février 2014

Masquer la réalité... à Paris

Moi, si j'étais parisien, et donc électeur, je me méfierais d'une candidate qui, jusque sur ses affiches de campagne, tient à masquer à ce point la réalité:


Et ci dessous, une photo tout à fait récente de la même candidate:


Tenez, à propos d'affiches, la dite candidate n'apprécie pas que ses compétiteurs puissent coller eux aussi des affiches dans la ville, qui plus est si celles-ci lui sont défavorables (je n'invente rien, c'est écrit noir sur blanc). Elle exige donc que les services municipaux, payés avec votre pognon, les retirent dans "les meilleurs délais": 


Il paraîtrait que la diligence exigée des services municipaux répondrait à un souci de préserver la propreté de Paris et de lutter contre l'affichage sauvage.

J'invite donc les parisiens à contacter la mairie pour signaler toutes affiches, y compris celle de la dauphine de l'actuel maire, qui pollueraient son environnement visuel afin qu'elles soient, "dans les meilleurs délais", enlevées.

Par ailleurs, et vous l'aurez constaté de vous-même, Anne Hidalgo étant donnée gagnante par tous les médias, rien ne sert d'aller voter pour un autre candidat, les jeux sont faits... sauf à considérer qu'après 12 années de gestion socialiste aussi pitoyable que clientéliste, il est peut-être temps de changer.

Folie passagère 2156.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


Mais que s'est-il donc passé chez Yves Calvi ?


Allez savoir pourquoi la question de l'Ukraine m’intéresse; j'allais donc hier soir regarder Mots Croisés, l'émission de service public d'Yves Calvi pour en apprendre un peu plus.

Les invités pour débattre et nous éclairer ?

- Jean François Kahn qui, à part répéter dix fois qu'il ne fallait pas  faire preuve sur ce sujet de manichéisme simpliste, ne nous a rien appris.
- Marielle de Sarnez, bras gauche de Bayrou et députée européenne, avait toute la légitimité pour nous parler de l'Ukraine puisqu'elle nous a dit y avoir  fait deux séjours... de 48 heures. On a compris qu'elle était encore toute humide du souvenir de ces jeunes révolutionnaires combatifs et elle nous a assuré qu'il n'y avait pas d'ultranationalistes ni de nazillons du côté de la place Maïdan. On n'a pas du voir, elle et moi, les mêmes images.
- Dimitri de quelque chose, journaliste, le méchant du plateau puisque visiblement pro-Russe. Et puisque c'était le méchant de la bande, tout ce qu'il disait était sujet à caution.
- Kouchner, un peu comme BHL, tout aussi apprêté, émerveillé par cette révolution, un gamin au pied du sapin de Noël. On a compris, à l'entendre, qu'il fallait aider les Ukrainiens. C'est bien.
- Alain Lamassoure, député européen UMP. De lui, j'attendais beaucoup puisque rapporteur principal au budget à Bruxelles, il allait nous éclairer sur la façon dont l'UE allait aider financièrement l'Ukraine. Pas de bol, la question du financement de l'aide a été bouclée en 5 minutes sans que l'on sache quoi ou qu'est-ce.

Il me semble oublier quelqu'un; c'est dire, si tel était le cas, que ce quelqu'un ne m'aura pas marqué.

Et Yves Calvi.

Alors, et vu ce magnifique plateau sur lequel ne fut pas invité le moindre spécialiste de l'Ukraine, ni même un Ukrainien, qu'avons-nous appris pendant près de une heure trente ? Et bien, rien. Rien de plus que je n'aurai pu découvrir en lisant Le Parisien, c'est dire, ou en regardant le JT de 20 heures.

Vient le moment de l'émission où l'on se pose la question de savoir si il est bien utile de continuer à regarder ou bien si l'on doit aller jusqu'au bout... des fois que.

J'ai été jusqu'au bout.

Que s'est-il passé chez Calvi hier soir ? Qu'avons-nous appris ?

Rien.

Folie passagère 2155.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


lundi 24 février 2014

Ukraine: Préparez la monnaie !


Il convient de se réjouir de la chute de l'infâme Ianoukovitch et de saluer le courage des insurgés de la place Maïdan et le sacrifice d'une partie d'entre eux, policiers y compris. Soit. Alors saluons avec respect même si on a du mal à savoir qui étaient réellement ces insurgés: Russophobes, pro-UE, ultra-nationalistes, nazillons en puissance...

Mais on aurait tort de se réjouir trop vite. J'ai le souvenir d'autres pays où la chute des dictateurs en place, parfois organisée par des intérêts extérieurs, a engendré un chaos indescriptible et durable.

Pour revenir à l'Ukraine, j'ai cru comprendre qu'à l'origine des émeutes, corruption endémique, népotisme et trahison de promesses électorales mis à part, c'est la décision de Ianoukovitch de suspendre les négociations avec l'UE qui a mis le feu aux poudres. L'Ukraine en situation imminente de banqueroute a besoin d'argent. Pragmatique, Ianoukowitch avait deux options: L'UE qui proposait 600 millions d'euros sous réserve de l'application quasi immédiate de toute une batterie de réformes politiques, démocratiques et économiques ou la Russie de Poutine qui mettait sur la table, tout aussi immédiatement et sans conditions de réformes politiques et démocratiques, 15 milliards de dollars. Le logiciel qui sert de cerveau à Ianoukovitch a vite fait son choix, mal lui en a pris, il est en fuite aujourd'hui et recherché pour "crimes de masse" ( néologisme ?).

Bien ceci étant, et compte tenu du bordel ambiant entre russophiles, russophones, russophobes, nationalistes, pro-Europe, Ukraine riche à l'est (25% des richesses du pays sont produites dans la seule ville de Donetsk), Ukraine pauvre à l'ouest, institutions locales en déliquescence, etc... il serait illusoire de croire que le pays peut s'en sortir par lui-même, encore plus illusoire d'imaginer qu'il puisse trouver seul, si ce n'est par l'opération du Saint Esprit, les 35 milliards (sur deux ans) dont on nous dit aujourd'hui qu'ils seraient indispensables pour éviter la faillite totale et l'effondrement du pays.

Reste donc à savoir qui va payer... Les nouvelles et provisoires autorités ukrainiennes appellent à la tenue rapide d'une conférence de donateurs...

L'Europe ? Elle proposait 600 millions étalés sur plusieurs années. La Russie proposait 15 milliards. Les USA, on ne sait pas trop mais on les imagine bien en embuscade, John Kerry et Mac Cain n'ont pas fait (plusieurs fois) le voyage pour rien. La Chine, silence médias.

Mézavi que la poire va être coupée en trois: Europe, Russie et USA vont mettre au pot au prorata de leurs disponibilités et on en reviendra peu ou prou à la situation de départ.

En ce qui concerne l'Europe, une certitude, l'argent qui sera prêtée-donnée à l'Ukraine viendra de nos poches à tous, préparez la monnaie ! Se pose donc de nouvelles questions: Nous a-t-on demandé ne serait-ce qu'une fois si nous étions d'accord pour aider l'Ukraine ? L'aide prévue a-t-elle été inscrite dans le budget de l'UE (quelqu'un pour répondre?) ? Sur quel budget rognera-t-on pour financer cette aide ? La France qui peine à trouver 50 milliards d'économies va-t-elle s'engager financièrement et indépendamment de l'Union pour aider l'Ukraine ?

L'Europe a annoncé aujourd'hui que son aide à l'Ukraine sera conditionnée par la bonne tenue des élections qui doivent se tenir au mois de mai prochain. Hasard sur le choix de la date, je ne sais pas mais cela tombe bien, c'est à la même période que se tiendront les élections européennes. La question de l'Ukraine doit aussi être un enjeu de cette campagne et chaque liste candidate devra proposer ses solutions. Pourquoi ?

Parce que la photo ci-dessous me reste au travers de la gorge...

Folie passagère 2154.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Outrage au drapeau


Puisque la Nation se doit d'être reconnaissante avec les Grands Hommes, Président  a décidé de faire entrer au Panthéon 4 nouvelles personnalités, "de grandes figures qui évoquent l'esprit de résistance": Pierre BrossoletteGeneviève de Gaulle-Anthonioz , Germaine Tillion et Jean Zay. On attendait une femme, une féministe, une Olympe de Gouges, parité oblige nous eûmes la surprise d'entendre les noms de 2 hommes et de deux femmes. Président aimerait-il surprendre ?

Mais, je pose la question, peut-on considérer comme juste que la Nation honore un personnage qui considérait le drapeau national, le bleu, le blanc et le rouge, comme "un vil torche-cul", "une saloperie" ? La Nation reconnaissante peut-elle occulter le poème ci-dessous écrit par Jean Zay, grande figure socialiste et franc-maçonne de la III ème ?

"Le drapeau

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là… 
Quinze cent mille dans mon pays ; quinze millions dans tous les pays. 
Quinze cent mille hommes morts, mon Dieu !… 
Quinze cent mille hommes pour cette saloperie tricolore… 
Quinze cent mille hommes morts, dont chacun avait une mère, une maitresse, des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur… 
Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ? 
Quinze cent mille morts, mon Dieu ! quinze cent mille morts pour cette saloperie, quinze cent mille éventrés, déchiquetés, anéantis dans le fumier d’un champ de bataille ; quinze cent mille que nous n’entendrons plus jamais, que leurs amours ne reverront plus jamais. 
Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière, sans planches et sans prières… 
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux de vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ? Ils ne sont plus que de la pourriture… 
Pour cette immonde petite guenille. 
Terrible morceau de drap cloué à ta hampe, je te hais férocement ; oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toute la misère que tu représentes, pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicla sous tes plis, je te hais au nom des squelettes… 
Ils étaient quinze cent mille… 
Je te hais pour tous ceux qui te saluent, je le hais à cause des peigne-culs, des cons et des putains qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre ; je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial, le défi aux hommes que nous ne savons pas être ; je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le bleu que tu volas au ciel, le blanc livide de tes remords… 
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups, les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires, que tu es pour moi de la race vile des torche-culs".

Jean Zay - 6 mars 1924

Curieusement, après l'annonce faite au Mont Valérien par Président, aucun média n'évoqua ce poème, cet accroc de taille dans le parcours d'un homme que la Socialie d'aujourd'hui ne pouvait pas ne pas honorer.

Je doute que l'entrée au Panthéon de Jean Zay eut été acquise aussi facilement si le grand public avait eu connaissance de ce poème...

Folie passagère 2153.
Jean Zay, un juif intégriste au Panthéon | Bibliothèque de combat
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dimanche 23 février 2014

Notre Dame des Landes, le kyste réapparaît signant l'échec de Manuel Valls


J'ai vraiment du mal avec le calcul. Regardez, à Paris, Jour de Colère, 20 0000 manifestants, plus ou moins 500 nauséabonds fauteurs de troubles, 260 interpellations et de mémoire 4 mises en examen; Nantes, 20 000 manifestants, on parle de 900 gauchistes-antifas-blackblocs-casseurs et seulement 14 interpellations, ça est bizarre, tout de même, non ? Problème de calcul ou problème d'une police plus efficace à Paris? Parce que nul ne pourrait imaginer que la répression contre des gauchistes puissent être moins sévère que contre des factieux de droite? Si ?

Toujours est-il qu'il est flagrant que la préfecture de police du coin a été en dessous de tout en se laissant déborder de la sorte. Compte tenu des précédentes manifs anti-NDDL, les débordements n'étaient-ils pas prévisibles ? Fut un temps ou pour pareille carence, le préfet eut été débarqué. Il faut donc croire que de nos jours l'incompétence et l'absence d'anticipation ne sont plus des critères pour justifier du maintien d'un fonctionnaire à son poste. N'avait-il pas pourtant annoncé, vendredi, que le centre ville était interdit aux manifestants ? Si.

Le maire de Nantes, fataliste en déclarant que "la préfecture avait mis les moyens mais que ce qui devait arriver est arrivé", a annoncé qu'il porterait plainte contre X, c'est bien, nous voilà rassuré, justice passera donc et Valls l'a confirmé d'un coup de menton: "les coupables seront punis avec la plus grande sévérité". Le même Manolito a pointé du doigt "la présence de cette ultra-gauche qui voulaient casser du policier et détruire du mobilier urbain"; c'est marrant, je n'ai pas souvenir qu'il se soit offusqué de cette ultra-gauche qui avait mis à sac Rennes la semaine précédente. Il est vrai qu'à Rennes, cette ultra-gauche en avait après un meeting du FN, pas après un projet d'aéroport voulu par celui que Valls aimerait tant remplacer...


En novembre 2012, Valls déclarait: Il est hors de question de laisser un kyste s'organiser, nous mettrons tout en oeuvre pour que la loi soit respectée, pour que les travaux puissent avoir lieu " Oui, et bien 14 mois plus tard, nous voyons que Valls n'est même pas foutu d'enlever un kyste à la République.


Ne vous posez pas la question de savoir qui paiera les dégâts occasionnés lors de cette kermesse nantaise, j'ai la réponse, in fine, ce sera vous et moi.

Et que dire de l'ex-maire de Nantes, actuel premier ministre, qui maintient dans son équipe la représentante d'un parti ayant déclaré qu'elle était de tout cœur avec les manifestants ? Ce zébulon, n'ayant absolument pas peur du ridicule et pensant sans doute moucher la Duflot, exige de ses alliés écologistes "qu'ils sortent de l’ambiguïté". Mais qui est ambiguë ? Des écolos qui disent non à un projet  portant atteinte à l'environnement ou un premier ministre qui maintient au gouvernement une nana (et donc un parti) qui lui chie dans les bottes depuis le début ?

Quant à cet aéroport qu'Ayrault traîne comme un boulet, le feront-ils ou ne le feront-ils pas ? Le projet semble promis à un enterrement de première classe, pas de raisons d'imaginer qu'aujourd'hui ou demain, ses opposants baissent les bras et rendent les armes. Il parait que le dossier est bouclé et que les travaux devraient commencer incessamment sous peu. Le gouvernement va donc devoir prendre position pour de bon (en supposant qu'il soit capable de prendre une décision): soit activer les pelleteuses et chasser les squatters, on imagine la suite; soit renoncer, perdre la face et les dizaines de millions d'euros déjà engagés dans ce projet. Un beau gâchis en perspective que la collectivité, vous et moi, là aussi, devra payer.

Les élections municipales approchent, les Nantais se souviendront-ils dans les urnes de tout cela ? Iront-il voter pour une jeunette de 34 ans pro-NDDL, Johanna Rolland, imposée par le premier ministre ?

Elle promet d'ailleurs cette Johanna Rolland; les fans de twitter apprécieront: "Mais entre nous… si on enlève les journalistes et les politiques, Twitter c’est un peu vide non ? " Autant dire que les quelques 2 millions Français communiquant sur twitter, journalistes et politiques mis à part, ne valent pas grand chose: du vide, du vent...

Allez, sur ce bonne fin de weekend, même en Socialie !

Folie passagère 2152.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

En territoire ennemi


Didier Goux a publié. Les éditions Les Belles Lettres ont bien voulu héberger  en son catalogue la prose de cet éminent blogueur réactionnaire. Plus qu'un livre, c'est le recueil de quelques dizaines de billets qu'il a couché sur son blog ces dernières années. Les articles, relativement courts - ce qui permet de pouvoir lire ce bouquin n'importe où, par morceaux, au lit, dans le métro, sur le quai d'une gare, entre deux verres de vin - sont agréablement écrits dans un style qui n'appartient qu'à Goux. C'est drôle quand il vous parle des films de zombis, c'est fort quand il dépeint la bêtise ou la vacuité de ses contemporains, pimenté parfois, émouvant, mignon, réac et sans concessions. On se régale. Il y a du Muray, du Camus (Renaud), du Zemmour, du Finkie, du Modernoeud dont il se moque avec plaisir et du Grosréacq (dont il se moque aussi parfois) chez ce diable d'écrivain en bâtiment. On trouve de tout dans ce bouquin: de l'homosurdité, du zombi, donc, de la littérature expliquée pour les nuls, de la musique, des animaux, du communiste, des autoroutes, des clones, des souchiens (preuve s'il en est que notre auteur ne manque pas de courage pour aborder de nos jours ce type de sujet) ou bien encore des oiseaux qui se prennent pour des hommes (ou peut-être bien l'inverse, allez savoir) et tout pleins de bonnes choses encore... Lisez-le et il se produira peut-être un miracle comme par exemple celui de vous donner une irrésistible envie de découvrir et lire A la recherche du temps perdu.

Petite mise en bouche:

 L'immigration, p.348.

" Lors de notre dernier recensement officiel, les chardonnerets bénéficiant des aides sociales dans la fraternité autonome du Plessis-Hébert étaient, on s'en souvient, au nombre de cinq. Ils sont désormais huit. L'ACC, (Action Solidarité Chardonnerets) est une association à but non lucratif mais dûment subventionnée, nouvellement créée dans le but de rendre illégal et passible des tribunaux le comptage des chardonnerets, lesquels n'ont pas à être discriminés puisque chacun sait qu'il n'existe ni race ni espèce chez les volatiles, ainsi qu'il est solennellement stipulé dans la Déclaration des Droits du Piaf. Tout au plus, et dans un premier temps aussi court que possible, sera-t-il toléré d'évoquer une ethnie chardonneret, afin que ses représentants puissent demeurer légitimement fiers de leurs racines buissonnières – mais sans en abuser. Il est fortement recommandé de s'habituer dès maintenant à les appeler tout simplement “oiseaux”, en prenant conscience que, loin de toute plumophobie malsaine et nauséabonde, les chardonnerets représentent une véritable CPJ – Chance Pour nos Jardins. 
L'ACC envisage d'autre part d'étendre son action en faveur du becqueter-ensemble afin que d'autres composantes du conglomérat-à-plumes (anciennement appelé “peuple”) puissent en bénéficier. Dans ce souci d'apaisement et de tolérance de toutes les volatitudes qui ont fait la richesse de notre jardin, elle préconise que les verdiers, trop souvent stigmatisés en raison de fumeux fantasmes de violence, soient désormais appelés “oisillons”, cependant que les mésanges bleues deviendront des mésanges de couleur. 
Prenez-en de la graine."

Soyez gourmand, craquez  ICI ou .

(Ce billet est sponsorisé par  plaisir de lire et de partager)

Folie passagère 2151.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr