mardi 8 janvier 2013

Il y a 17 ans Mitterrand disparaissait... Aujourd'hui, nous avons hollande


Je n'aimais pas Mitterrand.

Je ne l'aimais pas parce qu'il était socialiste ou tout du moins prétendait l'être. Sa trajectoire politique fut sinueuse; de Vichy à Epinay puis jusque l'Elysée, les retournements de vestes que d'aucuns appelleront évolutions successives furent nombreux. Magouilleur comme tout bon politique, affabulateur prêt à s'inventer quelque attentat contre sa personne pour se faire mousser, calculateur, fourbe et retors, Mitterrand avait tous les défauts du monde, ces mêmes défauts bien souvent nécessaires voire indispensables pour réussir en politique. Il n'épargna personne: amis ou ennemis. Rien ni personne n'aurait pu lui barrer la route. Aucun scrupule.

Deux fois, il fut élu, plutôt confortablement. Il exerça la plus haute fonction pendant 14 ans. Tout au long de sa carrière politique, il fut mouillé dans un nombre de scandales politiques et/ou économiques impressionnants: la francisque, les écoutes, le Rainbow Warrior, les mutuelles, Urba, j'en passe et des meilleurs. Il réussit néanmoins à marquer de son empreinte le XXème siècle soit par des réformes importantes, l'abolition de la peine de mort fut sans doute la plus emblématique, soit par des réalisations architecturales, la Grande Bibliothèque par exemple.

Oui globalement, je n'aimais pas Mitterrand. Mais pour quelques raisons que je ne m'explique pas, j'avais du respect pour lui. Je savais apprécier l'homme cultivé et posé. Difficile de trouver sur ces 50 dernières années, un homme politique de premier plan aussi cultivé, aussi épris d'histoire et de littérature. J'appréciais sa façon de " se tenir ". Mitterrand avait une certaine classe. Il sut, comme sans doute personne depuis, " habiter " la fonction présidentielle ". Il n'était pas " normal " ni " anormal ", il était Président. Point barre. Démagogue, sans aucun doute, mais pas cette démagogie populiste et vulgaire consistant, par exemple, à se faire passer pour Monsieur Toulemonde en prenant le train pour aller en vacances. Ses vacances, elles étaient présidentielles, de Venise à Louxor en passant par Brégançon; en avion ou en hélicoptère.

Mitterrand avait beau avoir autant de défauts que de casseroles au cul, je ne sais pourquoi, il imposait un certain respect. Il avait de la hauteur.

Mitterrand est mort, il y a 17 ans jour pour jour. 

Et aujourd'hui, nous avons un président tout aussi pseudo-socialiste mais un président que je n'arrive pas à respecter, un président fade et sans interêt, un présiflan qui devient chaque jour plus ridicule. Oui, aujourd'hui, nous avons hollande. Nous avons rien.

Pour un peu, il me ferait regretter Tonton.

Folie passagère 1525.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

37 commentaires:

  1. Je n'aimais pas Mitterrand, je ne l'aime pas plus aujourd'hui. Il a été président. La peine de mort? Elle aurait été abolie sans lui. La bibliothèque? Pas vraiment une réussite. Le reste? Beurk! De l'autorité sur ses troupes, des morts suspectes autour de lui, des magouilles et la France au bout de quatorze ans?

    RépondreSupprimer
  2. Je ne l'aimais pas non plus !
    Je vous trouve quand même bien indulgent. Tout ce que l'on paie aujourd'hui a été initié dans "les années mitterrand". Je pense en particulier à la doctrine anti-raciste qu'il a si bien su mettre sur orbite et utilisé. Et ne parlons pas de la "vérité absolue" en matière économique. Mai 68 et Mitterrand ont réussi à faire de la France ce pays foutu...alors le respect, non, sauf peut-être à voir la nullité sidérale de son fils spirituel...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @pangloss et nana: je crois avoir été clair: je n aimais pas Mitterrand, aucun doute. Je respectais néanmoins le bonhomme pour sa culture et sa " présidentialité ". Point barre. Je compare avec l hollande, actuel président " socialiste " et je dis juste qu il n y a pas photo. Le premier avait une certaine classe et présence, l autre non. Re-point barre.

      Supprimer
    2. On est d'accord, faut pas se fâcher !!!

      Supprimer
  3. J'ai reçu un mail d'un ami qui travaille pour l'IFOP. Selon lui l'électorat de Nicolas Sarkozy en 2007 serait réparti dans les catégories suivantes, je cite:

    "- 8% de riches (mafieux, grand-patrons, etc.)
    - 60% de beaufs dont
    - 70% des mémères (femmes de + de 50 ans, téléspectatrices, etc.)
    - 30% d'idiots utiles (classe moyenne masochiste, suiveurs, téléspectateurs,,...)
    - 22% de jeunes actifs en mocassins (écoles de commerce, vendeurs, marketing, métiers mercantiles et vils et/ou parasitaires)
    - 9% réprésentant le lobby juif (environ 80% des israelites de France)
    - 1% de personnes s'étant trompé de bulletin"

    En tout cas je m'y reconnait, et vous?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. les mémères et les idiots utiles sont des sous-catégories.

      et "reconnais", pardon c'est indigne de mon style littéraire exceptionnel.

      Supprimer
    2. alors disons qu en 2007, j aurai été plus à inclure dans les 22%

      Supprimer
    3. je suis donc une mémére-beauf, ravie de l'apprendre!!!!!j'ouvre enfin les yeux, 2013 sera une année de grandes révélations pour moi hihi!!!

      Supprimer
    4. ...graphiste pour une compagnie d'assurance? Fils-de? Webmaster?

      Supprimer
  4. Cher Corto (vous permettez?)
    Mitt'rand a été un politique roué, rusé et globalement malhonnête qui a su nous faire prendre des vessies pour des lanternes avec des lendemains qui chantent. Comment avoir une certaine admiration pour un type qui, à peine arrivé au pouvoir, n'ignorait rien de sa santé, et nous l'a cachée pendant des années, (si le fait était annoncé imaginez les poursuites graves promises), nous a sorti une fifille de son chapeau, élevée au frais de la République, et tant d'autres surprises?
    Ceci dit, il a su comme la socialie actuelle nous enfumer avec des questions non prioritaires comme la peine de mort (qui concernait au plus une dizaine de personnes), ainsi que le fait notre gouvernement avec le mariage zinzin, plutôt que de s'attaquer à des vrais problèmes.
    En résumé, le point commun avec nos dirigeants actuels, c'est que, quand on ne sait pas faire de grandes choses, on chiade la bricole. Ça occupe le populo qui veut du pain et des jeux !!!
    Cordialement
    JDx

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @JDx: Nous sommes donc globalement d accord. Encore une fois voir mon commentaire plus haut, aucune admiration ni aucune complaisance vis a vis de Mitterrand. Disons juste une différence de classe avérée entre lui et l hollande

      Supprimer
    2. 17 ans plus tard, c'est facile, Corto ! Mitterrand était quand même une ordure de premier plan, DJx et Pangloss le rappellent opportunément. D'envergure, certes, et à ce titre là, pas dur de faire mieux que le Prési§†*`-sprtchflan, mais une véritable pourriture. A ce titre, force est de constater que l'actuel ne lui arrive même pas à la cheville.

      Supprimer
    3. @al west: ola mon ami, ne sais tu point lire, je dis meme que le Tonton avait autant de défauts que de casseroles au cul. Il n empêche que question claase, présidentialité, aura et culture c'était tout de meme autre chose que le flan.

      Supprimer
    4. Comme tous les véritables hommes d'Etat, c'était une ordure finie. Néanmoins, au delà de ma détestation pour le personnage, je lui reconnais comme Corto une véritable stature, une culture réelle, littéraire notamment. Je ne peux m'empêcher de penser qu'un type qui est capable de citer de tête, au débotté, des passages entiers de Drieu La Rochelle ou de Brasillach ne saurait être complètement mauvais.

      Supprimer
  5. Classe ? Culture ? Sont-ce là des qualités si importantes pour un président ? En admettant que Mitterrand les ait eues ? Je préfère de loin Sarkozy qui, s'il n'avait pas trahi ses engagements droitiers (sans en tirer le moindre profit), serait à mes yeux le meilleur président que nous ayons eu.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @jacques etienne: ah mais je ne parle pas de Sarkozy qui n a rien de comparable avec Mitterrand ou hollande. Mais tout de même, Mitterrand, hollande , y a pas photo, non ?

      Supprimer
  6. marianne ARNAUD8 janv. 2013 15:46:00

    Une chose vous mettra peut-être tous d'accord : Mitterrand n'aimait pas Hollande.
    En effet, c'est à Ségolène qu'il a demandé de venir faire la conseillère à l'Elysée et pas à son mec.
    Je me suis toujours demandé ce qu'une Ségolène de 25 balais pouvait bien conseiller à ce vieux routard de la politique ?
    Mais ça, c'est une autre question qui risquerait de nous entrainer trop loin !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: il y a des secrets d alcôves qu'il vaut mieux ne pas dévoiler...

      Supprimer
  7. Je précise que je n'ai rien de commun avec ce "Pangloss" qui a un copain à l'IFOP.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @pangloss, le vrai: cela me paraissait évident.

      Supprimer
    2. Je n'ai rien de de commun avec les mortels, en général.

      Supprimer
  8. La mite.

    Le mec qui nous a laissé une pyramide en plein milieu de la cour du Louvre.


    Paraît que c'est de l'art.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Pierre, je ne sais pas si c'est de l'art mais perso, je trouve cela pas mal vu de dehors ou de desous

      Supprimer
    2. Normal tu n'as aucun gout :D

      désolé d'être franc...

      Supprimer
    3. @ Pierre : c'est de l'Art-chie.

      @ Corto : imagines-tu, comme le chante Katerine -de 1'55" à 2'05"-, te voir du matin au soir et du soir au matin dans un miroir ? (L'histoire finit quand même par des bisous).

      Supprimer
    4. Corto, le mec qui t'a répondu "normal tu n'as aucun goût" se prénomme peut-être Pierre, mais ce message n'était pas de moi.
      On a le droit d'aimer, ça me pose aucun problème. C'est plutôt la symbolique qui me dérange.

      Supprimer
  9. Mitterand (que j’ai toujours détesté) se prenait pour un monarque. Sous la mite, Duflan et sa mégère d’alors n’étaient que deux petits courtisans.
    Nommé locataire du château par défaut (absence de DSK et raz le bol de Sarko) le présiflan ne se sent plus. Depuis son érection, il essaye à tout prix d’égaler son maître.
    Mais après 7 mois de pouvoir, complètement dépassé par les évènements, on sent qu’il ne maîtrise plus rien de son goumerdement.
    Cela va très mal finir !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @mauricette: je crains effectivement que tout cela finisse très mal. peut-etre bien qu alors ils oseront encore dire: c'est la faute a Sarko !

      Supprimer
  10. Je préfère une ordure finie, ou un vieux roublard comme Mitterrand qui savait en imposer, à un Hollande, ectoplasme fromager pratiquant la stratégie de l'évitement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @vlad: :mais tout est là justement Mitterrand etait cultivé ( voir le com de Koltchack ) mais en plus il en imposait, il était respecté et la communauté nationale ou internationale l'écoutait tandis que l autre présiflan par accident, le monde entier se marre et pas un jour sans que ses équipes ne fassent une connerie. désolation !

      Supprimer
    2. Tiens, je viens de t'envoyer une invitation sur twitter qui va dans le sens de ton commentaire. Sinon, je suis à 100% d'accord avec toi, il n'a pas les épaules assez larges pour le poste.

      Supprimer
  11. Mitterrand vivait a une époque ou il y avait encore certaines valeurs et ou la culture n'était pas considérée comme un truc bobo chic mais comme une vraie Connaissance....
    Mais Mitterrand n'en était que plus dangereux parce que plus perfide et plus malin.... Hollande n'est qu'un pantin qui essaie de jouer au président mais le costume est bien trop grand et trop imposant pour lui... C'est le vrai BEAUF par excellence...

    Alors je n'irai pas jusqu'à dire que je regretterai Mitterrand mais plutôt qu'il a eu la chance de vivre à une époque ou les médias et le peuple respectaient la fonction présidentielle ce qui lui a permis d'agir en toute impunité et prendre les français pour des cons sans jamais être inquiété...

    Titi

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut dire que mise à part la ridicule cérémonie du Panthéon, et quelques autres bouffonneries du genre, il a eu l'intelligence de rendre au pouvoir la pompe et la grandeur qui lui sied. Alors que Giscard avec ses dîners chez le peuple, ses petits déjeuners avec les éboueurs en bleu de travail et ses voeux télévisés au coin de l'âtre avait abaissé le pouvoir. Sarko, dans une large mesure n'avait d'ailleurs pas fait autrement, d'une manière certes différente.

      Supprimer
    2. @koltchack: tout a fait d accord !

      Supprimer
    3. Koltchak, vous mériteriez quelque essorage modernœud pour votre "Sarko, dans une large mesure n'avait d'ailleurs pas fait autrement, d'une manière certes différente." (Pierre en a également commise une, sur le billet du jour, je crois...)

      -)

      Supprimer
  12. Mitterrand, ce fut un Marchais de dupes et nous en payons encore les conséquences, si le fait d' être d'une grande culture fait d'un homme politique, un grand président de la République, ouaich!

    Il est certain que l'autre misérable qui occupe le tête de l'état, n'a pas la même envergure mais quand même ils sont tous les deux des fossoyeurs de ce pays, le dernier ne fait que terminer le travail commencer par le premier.

    RépondreSupprimer

Les TROLLS seront systématiquement catapultés. Dépollution oblige ! Les commentaires d'anonymes systématiquement rejetés

Fillon in love pour Sarkozy