dimanche 19 avril 2015

Vous reprendrez bien un petit Supplément d'Hollande ?


Avez-vous regardé Président sur Canal ? Non et c'est tant mieux, vous auriez perdu votre temps. Mais, je suis là et moi, j'ai regardé; n'ayant rien à faire de particulier aujourd'hui, ce qui parfois fait beaucoup de bien, j'avais donc du temps à perdre. Qu'en retenir ? Ben rien, absolument rien ou pas grand chose.

Il y a eu un reportage sur Président à l'Elysée avec ses conseillers, ses visiteurs, sa chienne " qui embrasse bien ", son bureau bordélique, son déjeuner au soleil avec l'hystérique de Matignon, ses voyages en Falcon, l'arrivée des ministres pour le conseil du mercredi, les portables que chacun dépose dans un petit tiroir à son nom, des plaisanteries, un couloir, des fleurs, un ministre indien de passage et une flopée de serveurs pour livrer les plats au dîner officiel, une projection privée d'un documentaire réalisé par Cohn-Bendit en présence de l'auteur et puis c'est tout. Président nous a montré les coulisses et que même quand on voit les coulisses " on ne voit pas tout ". C'est joli l'Elysée. Et au passage, une petite remarque qu'aucun journaliste ne relèvera: A un moment, Président reconnait, à voix basse, qu'en Ukraine, en ce moment, les morts, c'était plutôt du côté de Kiev qui fallait aller chercher les responsables...

Après, un reportage sur nos vaillants militaires que Président a envoyé au Mali avec " la conscience " que de les envoyer là-bas, c'était une sacrée responsabilité parce que certains ne reviendraient pas. Une petite larme versée sur cette opération menée en Somalie pour libérer un otage, opération qui se solda par la mort de l'otage. C'est dur d'être Président.

Entre les deux, des journalistes babas ou béats qui lui posent des questions sur la vie privée du président qui doit rester privée. 

A propos de la loi sur le Renseignement, il nous a dit que lui-même-personnellement il questionnerait les sages pour savoir si, une fois adoptée, cette loi est bien constitutionnelle ce qui en cas d'accord devrait doucher sa ministre de la Justice qui a clairement dit et écrit qu'il y avait un grand risque d'atteinte aux droits constitutionnels des citoyens.

Une petite annonce par ci, par là ( en 20 lignes ICI ). Un flou sur la réforme visant à instaurer, comme promis, une dose de proportionnelle pour les législatives, réforme dont on débattrait plus tard, pas avant 2016 et donc, si elle voyait le jour, pas avant les prochaines législatives. Et tant pis si 25% des électeurs ne seront toujours pas représentés à l'Assemblée. Ils ont déjà deux députés qui peuvent poser des questions. C'est assez !

Un autre reportage, dans une ville du nord, sur ces ex-électeurs socialistes devenus électeurs du Front National; reportage qui n'a pas eu l'air de l'enthousiasmer. Et dans le discours qui suivra, nulle impression laissée d'un Président socialiste voulant partir à la reconquête de ces électeurs perdus; des prolos, des chômeurs et des errémistes, pensez-donc...

Suivra une étude comparative fouillée sur les tenues vestimentaires des ex-présidents. Passionnant, vraiment, vraiment. Lui, comprenez l'actuel, il n'a pas des mille et des cents à mettre dans les costards, simplicité, efficacité, le luxe, il n'aime pas. Il incarne la France et les Français qu'il nous a dit et pour cela, des costumes mal taillés, des pantalons tirebouchonnant, une braguette ouverte de temps en temps et des cravates de travers devraient suffire.

Et enfin un docu rapido sur les jeunes et la politique, la laïcité et toussa, jeunes qui sont invités ensuite sur le plateau pour causer au Président; un président qui aura tout de même du mal à faire admettre à certains d'entre eux que l'on ne doit pas blaguer avec le racisme.

C'est à peu près là que je me suis endormi sur le canapé. Et vous savez à peu près tout de ce qu'il y avait à savoir sur ces deux heures de télévision présidentielle. 

Qu'en penser ? Je crois qu'Anne Mansouret a assez bien résumé la chose:

" Ce qui pose problème avec François Hollande, c'est son incapacité à " être lui-même " dans la peau du Président de la République. Il y a un hiatus permanent entre son " moi " et ce qu'il croit être le " moi " d'un président de la République. Et plus il donne dans le genre bobo-cool-pédago-proche, plus il est décalé et plus les Français s'interrogent et se demandent comment ils ont pu se tromper aussi lourdement de casting ".

Sur ce bonne fin de weekend à toutes et tous, même en Socialie !

Folie passagère 2743.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 18 avril 2015

Coucou les gens: Big Brother est là ! Et il est socialiste !


Les Français sont des gens bien curieux. Ils ne supportent pas que l'on se mêle de leurs affaires et de leurs vies privées mais ils s'apprêtent à valider sans sourciller le plus bel outil d'ingérence dans celles-ci. 

Voyez par exemple un sondage qui sort fort opportunément montrant que 67% des Français seraient favorables à cette fameuse loi sur le renseignement. Et tant pis si cette loi permettra aux " services " d'éventuellement tout savoir sur vous, vos fréquentations, vos conversations téléphoniques, vos emails et vos errances sur le net. Absolument tout. Et peu importe que vous ayez des velléités terroristes ou pas, dès lors que pour une raison ou pour une autre vous " dérangerez " l'Etat socialiste vous serez susceptible d'être étudié, analysé, scruté, espionné, écouté, observé, bref, vous serez mis à poil. Le tout, non pas sous le contrôle d'un juge et d'une justice que les promoteurs de cette loi nous présentent en permanence comme indépendante mais bien sous le contrôle d'une commission créée pour l'occasion qui sera sous le contrôle unique du... premier ministre !  Vous couplez cette loi avec les propositions faites par l'hystérique de Matignon pour lutter contre le racisme et toussa ( " la passivité [des autorités] sur le net, c'est fini ! " qu'il a dit ) et vous avez le parfait outil d'inquisition étatique !

Vous avez un ministre de l'Intérieur qui devant la représentation nationale affirme sèchement que " dans cette loi, il y a des articles qui remettent en cause la vie privée ", vous avez une ministre de la Justice qui, sur twitter, affirme en 140 signes ( message aussitôt supprimé) que, je cite: " Il est évident que les techniques de recueillement sont susceptibles de porter atteinte à la vie privée ", la même qui écrit: " Sur l'esprit de ce texte, il est évident que les techniques de recueil de renseignement sont susceptibles de porter atteinte à la vie privée, aux droits des personnes sur la vie privée, à la vie familiale, à l'inviolabilité du domicile ainsi qu'au secret de correspondance. Ce sont des droits qui sont garantis par notre Constitution, bien entendu, inscrits dans notre Code civil essentiellement aux articles 9 et 10. Ce sont des droits aussi auxquels la France est engagée dans ses relations conventionnelles puisque ce sont des droits qui sont prévus à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme." , en clair, vous avez un gouvernement et un Président socialistes qui s'apprêtent, froidement et au grand jour, ils le disent, à fouler aux pieds nos droits fondamentaux, pas des petits droits à la petite semaine, non des droits fondamentaux, et les Français ne disent rien ! Et les gauchistes globalement ne disent rien ! 

Voilà une gauche qui nous a vendu le mariage zinzin comme l'acquisition d'un droit au nom de l'égalité, blablabla, une gauche qui sans arrêts nous promet le droit pour tous, qui nous vend l'avortement comme un droit fondamental et cette même gauche, inquisitrice, stasienne et stalinienne dans l'âme, s'apprête à balayer d'un texte les droits fondamentaux inscrits, eux, dans notre constitution ! Mais c'est quoi ce délire ? Et les Français qui se taisent ! A quel degré d'endormissement en sont-ils réduits pour accepter cela sans broncher ? La gauche vertueuse, garante des droits de tous, pour tous, partout, nous fourgue ouvertement l'inquisition des temps modernes et rien... Coucou réveil, les gens !

Ben merde alors, comme dirait l'autre, merde quand même ! 

Folie passagère 2742.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 17 avril 2015

C'est l'histoire d'un peintre... et celle de Claude Bartolone...

Détente...

Ça, c'est pour le plaisir et le joli coup de pinceau



C'est l'histoire d'un peintre qui a peint un peintre en train de peindre un peintre qui lui, peint le peintre qui est en train de le peindre...

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Et ça, c'est pour se payer la fiole du troisième ou quatrième personnage de l'Etat, je ne sais plus. Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale, a été se recueillir à Oradour-sur Glane. Il a laissé un petit mot sur le Livre d'or:

" Malgré les années la douleur est toujours presente dans nos cœurs et nos esprits. Puisse aucun Auradour se reproduire jamais " (Claude Bartolone, président de l'AN et "parrain" du 9-3 )


Sur ce les p'tits loups, joli samedi à toutes et tous, même en Socialie !

Folie passagère 2741.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

L'inflation de l'antiracisme produisant le racisme ?

( Infographie ci-dessus conçue par votre gouvernement )
" Et une loi sur la répression des propos racistes de plus. Qui peut être contre? Après l'émotion suscitée par les crimes de janvier, dont l'un des objets manifestes est de terroriser ceux qui résistent à l'islamisation de la France, beaucoup peuvent pourtant s'interroger: est-ce la bonne réponse? 

Les Français constatent chaque jour que les flux migratoires sont une réalité d'importance dont il devrait être licite de débattre. Or ils se souviennent qu'on ne leur a jamais demandé leur avis et que le changement d'origine de la population française, l'une des transformations majeures de la France au cours des trente dernières années, a été subi, tenu en lisière du débat démocratique, que ses effets n'ont jamais été évalués, et qu'il n'a jamais fait l'objet d'un vote ou d'une loi; c'est un décret qui a autorisé le regroupement familial! Ils posent de plus en plus ouvertement la question. Voilà pourquoi la loi s'efforce d'entretenir cette mystification qui est au cœur d'un discours bien rôdé depuis la récupération de la «Marche des Beurs» par SOS Racisme et la culpabilisation des Français, poursuivie par le rapport Tuot (Conseil d'État, 2014): tout se passe bien, d'ailleurs il ne se passe rien, il est interdit de dire qu'il y a des problèmes. Tout se passe bien, et si ça se passe mal, c'est de votre faute! 

Le déni du réel dans lequel s'enfonce la France commence par la censure des mots. Sera-t-il possible de dire d'un Noir qu'il est noir, d'un Blanc qu'il est blanc, et qu'une soucoupe est une soucoupe? L'idéologie de l'individu absolu répond que non. L'individu hors sol, que ne détermine rien, ni son origine, ni son âge, ni son sexe, ni sa foi, voilà l'idéal. Substituer l'individu abstrait, fiction juridique, aux hommes d'ici, des leurs et d'une histoire, voilà l'objet. Désintégrer ces liens, ces appartenances, ces communautés qui font de l'individu une personne, qui lui donnent une identité, voilà l'urgence! 

Nous sommes au cœur de la Grande Séparation moderne. La séparation de naguère passait dans l'espace, dans la langue et dans les mœurs, entre des sociétés humaines auxquelles elle assurait la liberté de se conduire, de choisir leur destin et d'approfondir cette diversité splendide des mœurs, des cultures et des croyances qui constitue la civilisation humaine, qui n'est pas si elle n'est pas plurielle; «il n'y a pas de civilisation s'il n'y a pas des civilisations» (Claude Lévi-Strauss). La séparation moderne met fin à cette diversité des sociétés humaines et coupe l'individu de toutes les déterminations par lesquelles l'histoire, la nation, la culture ou la religion faisaient de lui le membre d'une communauté, l'acteur d'une société et un citoyen responsable. Comme l'analyse depuis longtemps Marcel Gauchet, il n'y a que des individus qui ont des droits, et rien d'autre ne peut les singulariser; voilà l'idéologie moderne, voilà ce qui réalise la grande séparation d'avec l'histoire comme avec la nature, voilà comment le droit entreprend d'en finir avec les nations, de dissoudre les peuples, et d'étouffer la démocratie au nom de l'Homme nouveau. 

Le paradoxe est double. D'abord, l'antiracisme, au nom de l'égalité et du droit à la différence, est porteur d'une indifférenciation destructrices des cultures et des identités, à la fin de la diversité des sociétés humaines. Il promeut ce qu'il veut combattre: l'avènement d'un modèle occidentaliste qui entend faire du monde une grande Amérique au nom de l'universel. Est-ce le destin de tout Malien, de tout Malgache, de tout Algérien de devenir un Français comme les autres ? C'est que l'antiracisme confond inégalité et différence. Il affirme que la nature fait des hommes tous les mêmes, sans percevoir que ce naturalisme est la négation du travail patient, millénaire, des cultures pour se distinguer, se singulariser et se transmettre. A cet égard, les formes dévoyées de l'antiracisme constituent un anti-humanisme ou, si l'on veut,  une expression de la haine contre la culture qui trouve actuellement des expressions inédites dans le monde d'Internet, du management et du transhumanisme. Voilà qui conduit à la négation des cultures, qui ne peuvent vivre que dans un certain degré de séparation avec d'autres cultures, dans une certaine unité interne assurée par des frontières, l'éloignement, les identités singulières. (...) 

Dévoyer un grand et juste combat à des fins politiciennes est plus que méprisable, c'est dangereux. la négation de la condition humaine, qui est toujours enracinée dans un milieu, dans un contexte, dans une mémoire, fait l'impasse sur la question du moment: Comment faire société entre nous ? La Nation répondait: quelques soient leur origine, leur foi, et leurs idées, la France unit tous ceux qui la préfèrent. Le couvercle de la nation tenait ensemble ce que tout le reste séparait. La réponse disparaît, avec cette grande séparation qui nous dépouille de ce qui fait de nous des Français, les hommes de cette terre et des nôtres, pour en finir avec toute résistance au nouvel ordre mondial, du droit, du contrat et du marché. 

Et nous en sommes là, à la montée d'une police des idées, des mots et de la pensée, qui pourrait bien réussir ce prodige paradoxal: faire de la race ce qu'était le sexe au XIXème siècle, ce à quoi il est tellement interdit de penser et de dire qu'on y pense toujours et qu'on ne voit plus qu'elle. L'inflation de l'antiracisme produisant le racisme ? Prodige assez banal des politiques médiocres qui pensent changer le réel par décret et se garder des choses en supprimant les mots."

Tribune d'Hervé Juvin parue dans le Figaro daté du 17 avril sous le titre " Répression des propos racistes: Une juste cause dévoyée à des fins politiciennes. "



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