mardi 27 janvier 2015

Emmanuel Macron: Tantôt de droite, tantôt de gauche, ça dépend du vent...


Pour réussir en politique et espérer laisser une trace dans l'histoire, petite ou grande, il ne suffit pas d'être brillant, bardé de diplômes, d'avoir une belle gueule, de faire de beaux discours et de récupérer un maroquin ministériel. Il faut, c'est ainsi, passer par le suffrage universel: Etre élu, peu importe à quoi, député, sénateur ou maire d'une grande ville, mais être élu par et pour le peuple. C'est à ce prix que l'on acquiert une certaine légitimité. La preuve ? Qui se souvient de gars comme Francis Mer ou Thierry Breton ? Personne; ils furent pourtant de bons ministres de l'économie, ils venaient tous les deux du secteur privé mais n'eurent jamais l'onction du suffrage universel. Exit !

Et c'est exactement le destin dont ne veut pas la star du moment Emmanuel Macron. Il a tout réussi mais pas une journée ne passe sans qu'on lui rappelle qu'il n'a pas la légitimité que lui donnerait un passage victorieux devant les électeurs. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Aujourd'hui, il est dans un gouvernement social démocrate ou social libéral; au choix. Il a même déclaré, un temps, qu'il était socialiste. Manuel Valls le confirma le 26 août au journal de 20h sur France 2 " Emmanuel Macron est socialiste ".

Après me direz-vous, on peut évoluer et de gauchiste devenir de droite, voire d'extrême droite, comme Florian Philippot, ou bien l'inverse, avoir été de droite et devenir gauchiste, là aussi les exemples ne manquent pas, mais ces évolutions se font généralement sur le moyen ou long terme. Ce qui n'est pas le cas d'Emmanuel Macron. 

On sait qu'il fut banquier d'affaire et qu'il gagna beaucoup d'argent, tant mieux pour lui; mais qui sait...

Qui sait que Macron, comme sa femme, sont issus de la bourgeoisie de droite du Touquet et d'Amiens et qu'ils firent leurs études dans des lycées " qui n'avaient pas la réputation d'être des repaires de marxistes ": La Providence ou Henri IV. 

Qui sait par exemple qu'il ne se rangea pas sous la bannière de Ségolène Royal mais œuvra pour Bayrou en 2007 ? Qui sait qu'il travailla aux postes les plus éminents de Bercy sous la férule de Eric Woerth ? Ce même Woerth qui lui proposa un poste en cabinet ministériel qu'il refusa en 2009 ?

Qui sait que Macron fut aussi le rapporteur de la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à " la libération de la croissance française ", parente pas si éloignée de l'actuelle loi Macron ?

Qui sait que Macron, adhérent du PS à Paris depuis 2006, soutien de Bayrou en 2007, pensa à se présenter aux législatives... dans le Pas-de-Calais ? Qui sait qu'il se fait chiper la place par l'UMP Daniel Fasquelle ? Marri, comprenant que pour être élu du côté du Touquet, il faut être de droite, le Macron intègre en 2008 le groupe de réflexion Perspectives, réflexions de droite... Il y séduit son monde à tel point que toute la droite locale, y compris certains anciens de Démocratie Libérale, pensent à lui pour prendre la mairie du Touquet. Il refusera puisqu'on lui demande pour cela de prendre sa carte à l'UMP; difficile quand on a celle du PS à Paris... D'ailleurs, que ce soit au Touquet ou dans la région, au PS, personne ne se souvient d'Emmanuel Macron ! Par contre, en Picardie, à Amiens, les socialistes locaux pensent à lui pour les municipales de 2014, il refusera.

Un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, semble être le parcours que suit Emmanuel Macron depuis 2006. Pour l'heure, il est ministre mais n'a toujours pas été touché par la grâce du suffrage universel.

Il se dit qu'il aurait pris langue avec le député PS des Hautes Pyrénées Jean Glavany que l'on annonce ne pas se représenter aux prochaines législatives de 2017.

D'ici là, il faudra sans doute, avant de donner des gages de sincérité socialiste, qu'il dure au gouvernement et qu'il finisse par payer sa cotisation au parti Socialiste, cotisation qu'il n'a pas payé depuis 2009.

Toutes ces informations, difficile de les découvrir dans les grands médias nationaux, c'est dans la presse régionale (merci André), celle qui connaît le terrain et les gens, qu'on les trouve.

Emmanuel Macron n'est pas socialiste, sauf pour prendre sa carte au parti en 2006. Il n'est pas centriste, sauf quand il soutient Bayrou en 2007. Il n'est pas de droite, sauf au Touquet en 2008. Emmanuel Macron n'est pas socialiste sauf quand les socialistes pensent à lui pour Amiens en 2014. Emmanuel Macron a réussi sa vie professionnelle, il lui reste à faire ses preuves et réussir la carrière politique qu'il a choisi d'embrasser avec Manuel Valls.

Emmanuel Macron n'est ni de droite, ni de gauche. Il fait péter les clivages. Comme Manuel Valls. Il a une nouvelle carrière à réussir. Il va là où le vent le porte avec sans doute une ambition suprême: donner, un jour, le souffle au vent.

Folie passagère 2633.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 26 janvier 2015

N'oublions jamais !



A grands renforts de reportages et de discours présidentiels, demain, le monde entier est appelé à se souvenir; commémorer les 70 ans de la libération du camp d'Auschwitz.

N'oublions jamais ! 

Comment, d'ailleurs, pourrait-il en être autrement, pas une semaine sans que l'on nous rappelle ces horreurs.

Ceci dit, ces nazis étaient vraiment des salauds. Non seulement, ils ont commis les pires atrocités mais à cause d'eux, il est devenu impossible de dire que le travail rend libre.

Et pourtant...

Il y a des mots et des expressions que l'Histoire (ainsi que ceux qui l'utilisent) a rendu impropres à la prononciation.

Folie passagère 2632.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Victoire de Syriza. Mélenchon heureux. Cambadelis, Dupont Aignan et le FN aussi.

Permalien de l'image intégrée
(photo diffusée par Melenchon sur son compte tweeter)

Les Grecs ont donc voté et installent confortablement le parti d’extrême gauche Syriza au pouvoir. Confortablement, certes, mais sans majorité absolue et avec 36% des suffrages exprimés.  Quid de l'abstention ? Je ne sais pas.

Pour être tout à fait honnête, je me fiche un peu et de cette élection et de ces résultats, on verra d'ici quelques semaines si le Tsipras est à la hauteur de ses ambitions et de l'espoir qu'une partie des Grecs ont mis en lui. J'ai comme qui dirait quelques doutes. On verra.

Non, ce qui m'a intéressé dans cette élection, ce sont les réactions et commentaires en France. Il suffisait de suivre la soirée sur twitter ou via les chaînes d'info pour se marrer. L'élément de langage communément partagé était de dire: Victoire de la gauche radicale, comme pour ne pas effrayer avec l’appellation, plus juste, d'extrême-gauche. Il s'en est fallu d'un cheveu pour que l'on assiste à une sorte de communion nationale inhabituelle: La quasi totalité des forces politiques françaises se félicitant de ce succès: NPA, PC, FDG, PS, Debout la République, FN, tous ceux-ci avaient une bonne raison d'applaudir. Même Henri Guaino, ce matin, sur Itélé, voyait dans cette victoire de Syriza motif à se réjouir: "Quand on fait souffrir un peuple, celui-ci se rebelle. L'Union Européenne doit se ressaisir ".

Le plus drôle étant bien sûr l'inénarrable Jean-Luc Melenchon, quasiment en transe, heureux, au bord de l'orgasme. Pour un peu cette victoire, il se l'attribuait: " C'est un moment historique pour nous. Nous l'avons fait. je connais les gens de Syriza depuis plus de dix ans. C'est un grand soir démocratique, nous y sommes arrivés. Le front de Gauche est ce qui ressemble le plus à Syriza,... "

Mais le plus drôle de ses tweets était celui qu'il balança le matin même de cette " journée historique" et qui en dit long sur la droiture et la rigueur du bonhomme: " Mieux vaut vivre et rayer la dette que mourir avec des comptes en ordre ". Je vais aller voir mon banquier et je vais lui sortir exactement la même chose, je suis sûr qu'il appréciera !

Non, franchement, tous ces gens qui s'élèvent contre la dette grecque me font tout de même marrer: Ils étaient où tous ceux-là quand l'Union Européenne, pour éviter que Grèce et Grecs ne meurent, leur a prêté près de 300 milliards d'euros, la quote-part de la France s'élevant à environ 55 milliards ? Ils étaient où tous ceux qui aujourd'hui réclament d’effacer tout ou partie de cette dette ?

A l'époque, pas si lointaine, personne en Grèce ne cracha sur ces 300 milliards. Pas même Tsipras.

Amusant, j'apprends à l'instant que Tsipras serait entrain de consulter pour monter un gouvernement, il envisagerait de s'allier avec la droite qu'il vient de battre. A confirmer.

Folie passagère 2631.
Grèce : ce qu'il faut savoir sur la victoire de Syriza
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 25 janvier 2015

Chez Marianne, on ne regarde ni à la dépense, ni à la médiocrité...

Leila MinanoJulia Pascual

Je ne me lasse jamais de constater à quel point la profession de journaliste compte de clampins inutiles et d'usurpateurs. Alors quand, par hasard, je tombe sur une nouvelle preuve de la faillite journalistique, je fais partager.

Au journal Marianne, on ne regarde ni à la dépense, ni à la médiocrité; lisez donc, elles s'y sont mises à deux, Leila Minano et Julia Pascual, dans la rubrique Politique, catégorie " réorientation " pour écrire ça: 
" Jean Sarkozy, un job chez papa:  
La cellule de reclassement Nicolas Sarkozy fonctionne à merveille. Surtout quand il s'agit de la famille. Selon nos informations, Jean Sarkozy qui n’a pas réussi à avoir l’examen d’entrée au barreau, a tout de même hérité d'une place de "juriste" au sein du cabinet d'avocats de papa. Du moins, il y passe "de temps en temps"... Jean Sarkozy ne se présentera pas aux départementales dans les Hauts-de-Seine ? Pas grave, il a un autre job. D’après nos informations, Sarko junior a investi depuis fin 2013 les locaux du boulevard Malesherbes, où papa est avocat associé depuis 1987. Et tant pis s’il n’a pas réussi à avoir l’examen d’entrée au barreau, Jean – qui a tout de même un master en droit privé – y officie comme « juriste ».
Pour ne pas reproduire le scandale en favoritisme de l’Epad, en 2009, le nom de Sarkozy fils n’apparaît nulle part dans l’organigramme en ligne du cabinet Claude & Sarkozy.
Mais le jeune homme est bien présent, il dispose d’un bureau et passe « de temps en temps », dixit la standardiste. « Personne ne sait trop ce qu’il fait », poursuit un ancien, l’air blasé. Joint par Marianne, Jean Sarkozy est peu loquace. « Sur des sujets d’ordre personnel, je n’ai pas vocation à faire de commentaires particuliers », balaye-t-il."
Alors, je pose la question: Les deux pisse-copies - que j'éviterais par charité chrétienne d'appeler autrement - ont-elles une carte de presse ? Si oui, c'est à désespérer de la profession, mais avouons-le, ça, c'était déjà le cas. Si non, faut-il que ce torchon soit à la ramasse pour oser publier pareille merde. 

Les deux pouffes ont-elles au moins un master en journalisme, si tant est que ce diplôme existe ? Ont-elles été payées pour ces  quelques lignes où enfilage de perles, railleries inutiles et haine évidente pour le "papa" se succèdent.

Ma curiosité, piquée au vif, me poussa à investiguer. Les deux fakes en journalisme ont écrit un livre en commun sur le harcèlement sexuel dont les filles sont victimes dans l'armée. A part ça ? La première, Leila Minano, se présente sur twitter comme journaliste collaborant à Marianne et Youpress. La deuxième se présente, elle aussi, comme journaliste, toutefois indépendante,  ayant collaboré à divers journaux de renom comme Libé, Causette et Terra Eco, c'est dire  la qualité du CV. Dont acte; Albert Londres, si tu les lis, change vite de canard...

Je suggère aux donzelles un sujet d'enquête ethno-sociologique sur le nombre d'entreprises, petites ou grandes, qui, en France, comptent dans leurs effectifs les membres d'une même famille. P'tre bien qu'elles pourraient en écrire un bouquin... A défaut, on leur conseillera de postuler chez Closer, il parait qu'ils recrutent.

Folie passagère 2630.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr