vendredi 24 octobre 2014

Bring Back Our Plug

François Hollande, Président, le 20 octobre dernier lors de l'inauguration du vaisseau Arnault: " Mc Carthy a été souillé dans son oeuvre ". Il a raison, il fallait donc se mobiliser pour dénoncer cet horrible attentat dont a été victime le plug anal, baptisé aussi du nom de "Tree", de l'artiste. C'est aujourd'hui chose faite:




Vous noterez que l'exploitation l'utilisation d'enfants pour défendre ce genre de cause est tout à fait licite et "normale" dès lors que c'est pour le progrès et le droit aux artistes à déposer leurs merdes sur la voie publique avec la complicité des autorités politico-culturelles de ce pays.

Allez, reprenons tous en chœur: Prendre un enfant pour un plug, pour l'emmener vers demain,  prendre un enfant par le plug, c'est lui montrer le chemin,... lalala...

Monde de fous !

Folie passagère 2509.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

C'est tellement banal que nous n'avons pas à savoir


Banal, banale. Si j'en crois Larousse, la définition de ce mot est: Qui ne s'écarte pas du cours normal des choses ; courant, ordinaire :Un incident banal.


"Banale", c'est ainsi que Président a qualifié la lettre que lui a adressé Bruxelles, lettre dans laquelle la Commission lui demande des précisions quant au budget de la France pour 2015. Si j'en crois le Figaro ou Les Echos, dans cette missive, "La Commission souligne pourtant les lacunes du projet de budget de la France pour 2015, dans des termes qu'on imagine potentiellement embarrassants pour le gouvernement."

L'Italie en a reçu une aussi et Mattéo Renzi l'a fait paraître sur le site du gouvernement. Ce qui permet à Renzi de faire preuve de transparence tout en prenant son opinion publique à témoin: Voyez ce que nous demande Bruxelles, nous ne manquerons pas de réagir et voici comment...

Chez nous, c'est différent: Il est tellement "banal" de recevoir une lettre "banale" de Bruxelles qui, en ayant assez que le pays ne tienne pas ses engagements, demande, comme les traités l'y autorisent, des explications que Président ne juge pas nécessaire de la dévoiler aux Français. Nous n'avons pas à savoir ce que la Commission reproche à la France et lui demande de faire.

Alors de deux choses l'une: ou bien cette lettre "banale" est tellement "banale" et dans ce cas pourquoi ne pas nous montrer à quel point la Commission se contente, sur de tels enjeux, de banales banalités, un moyen comme un autre de minimiser cette même Commission; il ferait ainsi preuve de transparence, il aime tant la transparence... Ou bien elle n'est pas si "banale" que cela, cette lettre, et dans ce cas, au nom de quoi n'aurions nous pas le droit de savoir à quelle sauce la Commission voudrait nous accommoder ?

Bref, comme d'habitude, ça en devient banal, Président joue la dissimulation et l'esquive.

NB: A notre plus grand étonnement, Le Monde n'a pas eu encore accès à cette lettre...

Folie passagère 2508.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 22 octobre 2014

Que reste-t-il de la Bastille ?



Ah quelle était belle (poire) cette gauche le soir du 6 mai 2012. Il y avait de la joie, du bonheur, des rires, des chants, peu de drapeaux bleu-blanc-rouge, de l'espoir et des envies de maroquins, une géante communion, des pots de caviar que l'on ouvrait avec les dents, la bière qui fusait, le champagne qui coulait à flot : François Hollande avait gagné, la gauche avait gagné, la France avait vaincu le mal. Waouh, putain qu'ils avaient l'air tous heureux, les gauchistes ! Oubliées les primaires socialistes, Aubry avait fait la bise à François. Hamon, Assouline, Filippetti et Désir en faisaient dans leurs pantalons. Mélenchon avait appelé à voter sans conditions pour "une fraise des bois". Bayrou aussi demandait à embrasser "la gauche molle". Même La Marine y avait été de son soutien pour celui qui avait laissé, dit-on, "les chiottes du PS bouchées". Il n'y avait plus "de flou, plus de loup", ils étaient victorieux ! Pour un peu, nous les droitards, on les aurait envié si ce n'est cette petite dose de lucidité en plus que nous avons bien implantée, là où il faut.

Ils étaient grisés par la victoire, ivres d'un succès qui n'était pas tout à fait le leur. La petite gauche avait bu du petit lait en écoutant Hollande discourir au Bourget; les autres, les moins cons, avaient fait fi de toutes ces promesses démagos, seuls comptaient les palais nationaux dont les portes ne tarderaient à s'ouvrir en grand pour les accueillir: ministres, secrétaires d'Etat, députés, sénateurs. Ils s'y voyaient déjà; limousines, chauffeurs et petits ou gros privilèges que la République réserve aux vainqueurs. Peu importaient les trahisons, les fondamentaux, les convictions de gauche et les belles promesses: ils seraient enfin dans la place. Pour quoi faire ? On verrait "plus tard". En attendant, ils dansaient à la Bastille, chantaient et s'embrassaient sur l'estrade: Tous ensemble, tous ensemble !

Deux ans et demi plus tard que reste-t-il de cette fête ? Des serpentins jaunis dans les caniveaux, des confettis pisseux qui traînent encore ? Sans doute pas puisqu'il ne reste plus rien de ce Tous ensemble.

Il y eu Cahuzac, il y eu Morelle, il y a encore Thévenoud, Andrieux et Guérini. La "gauche morale " a explosé en vol. Président n'est plus une fraise des bois, c'est bien pire aujourd'hui: avec son Premier, et la politique conduite, "Ils menacent la République. Ils réduisent les capacités de la puissance publique et mènent le pays vers un immense désastre démocratique" (Benoit Hamon). Les rangs des Frondeurs s'épaississent à chaque nouveau vote à l'Assemblée. Filippetti "n'a de leçons à recevoir de personne" et certainement pas du premier secrétaire du parti socialiste auquel elle appartient encore. La bourgeoise de Lille, Aubry, en appelle à des changements de politique puisque depuis deux ans "on a tout faux". Montebourg est rentré à Frangy, marre qu'il en avait de "jouer la comédie" et de se faire entuber. Mélenchon et ses troupes vomissent le virage social-libéral de Président et offrent "l'asile politique" aux socialistes qui parlent trop. Cambadélis est inquiet et le dit avec toute la morgue dont il est capable: "Si le PS ne se reprend pas (...) nous serons rayés de l'histoire", il n'ose même plus mettre une majuscule à cette "histoire commune". Il en appelle à des états généraux du parti socialiste quand Manuel Valls, tout juste fait Commandeur de l'Ordre National du Mérite, annonce vouloir en finir avec l'appellation "PS", refuse de prononcer le mot "socialiste", en appelle à créer la "maison commune des progressistes" et vitupère "la gauche passéiste". La looseuse du Poitou n'en fait qu'à sa tête quand Filoche perd la sienne. Au PS, Les inimitiés resurgissent au grand jour à tel point que les heures les plus sombres du congrès de 2008 apparaissent avec le recul comme une péripétie comparées aux affres qui se dessinent pour celui de l'année prochaine. Le Président des sans-dents et des Français n'est plus que l'ombre de lui-même: Ils étaient 51% à l'avoir conduit au Château, ils sont 86% à ne plus vouloir qu'il se représente. Sur le radeau, ils ne sont plus que quelques affidés à tutoyer les méduses sans oser toutefois descendre dans le marigot d'une gauche en décomposition. Les leaders socialistes ont trahi la base et le pays, la base et le pays se pincent le nez et font la grimace. Cocus mais pas contents. La colère gronde de toutes parts. Les prochains scrutins s'annoncent comme de véritables branlées pour les socialistes. Ainsi ils récolteront ce pourquoi ils avaient labouré à l'automne 2011 et semé au printemps 2012: une incroyable escroquerie, une phénoménale entourloupe.

Et pas un pour rattraper l'autre: la base se sera fait berner, tant pis pour elle, elle n'avait qu'à pas être aussi crédule. Les caciques et autres z'élites socialistes auront entubé la base et les ralliés de la dernière heure, tant pis pour eux, on ne ment pas impunément. Oubliés les flonflons du 6 mai, fini le pain blanc, les socialistes sont au bord de l'implosion. Et c'est très bien ainsi, ras le bol des escrocs et des progressistes.

La vraie gauche s'en trouvera renforcée, l'UMP est en passe de faire peau neuve, le FN est en pleine érection et les socialistes, si tant est que cette appellation ait encore le moindre sens, en plein naufrage. Normal ! Président aura foiré sur toute la ligne.

Que reste-t-il du 6 mai 2012 ? A peu près rien.

Folie passagère 2507.
Image du Blog pauvrefrance.centerblog.net
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
( gif animé réalisé par Pauvre France)

mardi 21 octobre 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (12)


- M. de Margerie est mort. Paix à son âme. Gérard Filoche, membre du bureau national du parti socialiste et inspecteur du travail, a pensé que l'occasion était bonne pour traiter le feu patron de Total de "voleur" et de "suceur de sang". Manuel Valls, d'un coup de menton, a estimé cet après-midi dans l'hémicycle que Filoche, avec de tels propos, n'avait pas à rester au parti socialiste. Sera-t-il écouté ? Son autorité aura-t-elle du poids au PS ? On peut en douter. Lui et Président avaient dit clairement que Thomas Thévenoud ne pouvait pas rester député. Il est toujours député et continue d'encaisser ses indemnités. Que penser de l'autorité des deux plus importants personnages de l'Etat ? Ben pas grand chose puisqu'un simple député et un simple inspecteur du travail s'en foutent.

- Macron et Sapin sont partis à Berlin. Officiellement pour parler de croissance, officieusement pour négocier la clémence de l'Allemagne sur le budget français. Macron proposait même un deal: "Nous, on fait 50 milliards d'économies et vous, vous faites un geste (dixit), vous injectez 50 milliards dans l'économie". Les Allemands ont rigolé. Macron et Sapin partaient à Berlin les poches vides, ils sont revenus... les poches toutes aussi vides. Le Frankfurt Allgemeine Zeitung a saisi l'occasion pour écrire en première page: "Le gouvernement français est tellement affaibli que quasiment plus personne ne croit en ses promesses. Et on peut se demander si François Hollande est celui qui peut redresser la barre." Quant à Sapin, il se félicite " du climat de confiance qui règne entre les deux pays" et Macron de rajouter sur twitter: " En Allemagne, nous avons obtenu un vrai résultat"...

- Valeurs Actuelles écrit que les deux journalistes du Monde, Davet et Lhomme, recevraient directement de l'Elysée et de la Chancellerie des informations pouvant nuire à Sarkozy. Les deux journalistes, toujours en pointe dans la lutte anti-Sarkozy, s'en défendent. Ils investiguent "seuls". Marrant aujourd'hui, Le Monde sort un article visant Balkany (une sacrée vérole au demeurant) - et comme chacun sait, taper sur Balkany, c'est taper sur Sarkozy - article dans lequel on peut lire:"Le Monde a ainsi eu accès à trois notes, datées des 2 mai, 9 juillet et 27 septembre, émanant de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment de Bercy." Faudra qu'on m'explique comment ces deux lascars ont pu avoir "accès à 3 notes" provenant d'un des lieux de justice les mieux protégés de France...

- C'est nouveau, c'est petit, stupide, très cour d'école: un blogueur de gauche dit d'un blogueur de droite, Pierre Parillo, qu'il est " fini à l'urine".

- Apple annonce des bénéfices records: 39 milliards de dollars. Et tout ça grâce à ses produits Iphone, pour l'essentiel fabriqués en Asie. J'aimerai savoir combien de contempteurs de la mondialisation et de la finance, des gars et filles façon Montebourg ou Besancenot, possèdent un Iphone...

- Une journaliste disait, les yeux brillants devant tant de puissance déployée, que l'aviation française avait procédé à trois frappes en Irak, frappes qui avaient détruit... 2 pick-ups djihadistes. Ça fait cher la destruction d'un simple 4x4... Le général de Villiers, chef d'état major des armées, lui répond indirectement aujourd'hui. Parlant de l'état de nos armées, il déclare: "On en a fini avec le gras, on s'attaque maintenant aux muscles...".

- Ce sont les vacances de la Toussaint. Si vous ne savez pas comment occuper vos enfants ou petits-enfants, la Socialie a pensé pour vous; vous pouvez toujours les amener se culturer à l'exposition sur le marquis de Sade, à celle sur le Zizi sexuel ou bien encore pour ceux qui auraient loupé "le plug" à celle de Mc Carthy à l'Hotel de la Monnaie.

- Je suis effaré du nombre de gens qui considèrent Mc Carthy comme un artiste. Qu'il soit considéré comme le roi de la scatologie, le prince du pipi-caca, l'artisan du glauque et du scabreux, je veux bien, mais comme artiste, non.

- Martine Aubry a parlé. Elle a dit, pour qui sait traduire ses propos, que Président avait depuis son élection tout faux. Au moins a-t-elle, pour une socialiste, de la constance puisqu'elle n'a jamais cessé de répéter que Hollande était nul.

- Aussi efficace que la police de Sarkozy, la police de Président continue de raser des camps de Roms. Dernier en date, celui de Bobigny aujourd'hui: entre 200 et 400 occupants expulsés. Quand on se souvient comment les socialistes critiquaient ces expulsions du temps de Sarkozy, ils osèrent même les grands classiques: rafles , fascisme... président lui-même décalrait à propos de la fameuse circulaire Guéant: "Cette circulaire, elle est à la fois immorale et illégale. Elle est immorale, parce qu’une communauté est stigmatisée en tant que telle et elle est illégale, parce que c’est une discrimination en infraction avec la Convention européenne des droits de l’homme."

- Président a inauguré en grandes pompes le vaisseau Arnault. La finance n'est plus une adversaire lorsqu'elle se permet de dépenser 100 millions pour construire un nouveau musée.

- Président qui n'est jamais à une bourde près a dit avoir des informations sur la libération "prochaine et effective" des jeunes filles enlevées par Boko Haram. Il s'est rectifié un pêu plus tard en expliquant que "pour l'instant, nous n'avons pas encore confirmation qu'elles ont été libérées, mais l'engagement a été pris." L'engagement a été pris... On attend toujours. Et puis un "engagement pris " par Boko Haram, hein...

- 86% des Français ne veulent pas que Président se représente en 2017. Ce qui laisse supposer qu'il y a tout de même 14% d'abrutis et le pire, c'est que j'en connais quelques uns... Seuls 21% des Français souhaitent que Valls se présente si Président n'y va pas. Le moins que l'on puisse dire c'est que nos pieds nickelés n'ont pas la cote. Bourdes à répétition et promesses non tenues pour l'un, coups de menton dans l'eau pour l'autre, les Français moins veaux qu'on le dit ?

Allez, sur ce bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 2506.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr